L'ouvrage de Raya Lindberg, à la fois essai esthétique et archives, est composé de trois parties : les propositions de la plateforme de recherche et d'expérimentation artistique espace potentiel fondée en 2018 ; des essais de l'autrice avec un abstract en anglais et quatre entretiens avec les artistes invités. Le livre envisage ainsi la création artistique contemporaine dans son articulation au document et selon la notion élargie de dramaturgie. Il regroupe une vingtaine d'artistes belges, français et internationaux invités à exposer et à dialoguer à partir de ces approches. La forme et les enjeux de l'exposition y sont abordés selon une expérience critique permettant une compréhension renouvelée du monde actuel.Raya Lindberg critique d'art (AICA), autrice, curatrice, chercheuse en esthétique (art, philosophie, littérature). Elle enseigne en école d'art en Belgique (ERG, École de recherche graphique à Bruxelles), en France (Université catholique de Lille, Université Polytechnique des Hauts-de-France). Elle est cofondatrice avec la curatrice Nadège Derderian de la structure transdisciplinaire d'exposition et de recherche Espace potentiel, active de 2018 à 2020 en Belgique, en France et en Corée du Sud.Artistes convoqués : Agnès Adam, Louisa Babari, Tatiana Bohm, Eve Bonneau, Delphine Bretesché, Philippe Calandre, Claude Cattelain, Effi & Amir, Gary Farrelly, Michel François, Gary Hill, Gilles Hellemans, Mikhail Karikis, Daphné Le Sergent, Thy Nguyên Truong Minh, Kika Nicolela, Ben Rivers, Robert Suermondt, Simon Whetham.
Lindberg Veronika ; Heino Jukka ; Lindberg Rebecca
Dans ce nouvel ouvrage, la créatrice de tricot internationalement reconnue et star des réseaux sociaux Veronika Lindberg, alias Kutova Kika, vous propose 17 modèles modernes qui allient style et fonctionnalité. Inspirée par l'élégance sobre du design scandinave et le souhait de créer une mode durable et intemporelle, elle offre une sélection de projets accessibles à tous les passionnés de tricot ? des basiques décontractés aux modèles plus élaborés.
Quand un étudiant en littérature ultra-rigoureux voit débarquer dans sa vie un colocataire imprévisible, provocant et solaire, tout vacille.Spaces Between Us est une romance universitaire boys love intense et lumineuse, entre attirance irrépressible, choc des mondes et affirmation de soi.Un roman sensuel, tendre et profondément humain, qui parle de liberté, de choix de vie et du courage d’aimer au-delà des attentes familiales.
Cet ouvrage est une étude du désaccord philosophique entre Hegel et Heidegger mais aussi un essai sur le conflit comme méthode philosophique. Ceux-ci sont irréconciliables : ils se rejettent d'autant plus qu'une affinité souterraine les rapproche. L'auteur examine les différents types de dialogue que Heidegger mène avec Hegel, tout en indiquant sa dette envers l'histoire hégélienne de la philosophie. Condition même du dialogue des philosophes, l'historialité est restée l'enjeu implicite de l'explication la plus risquée de Heidegger avec Hegel.
Selon un propos célèbre de Heidegger, lui-même et Hegel pensent la même chose, l'être, qui n'est pourtant pas une chose identique. Interdisant définitivement toute articulation positive, l'être partagé par Hegel et Heidegger ne se laisse aborder que dans le conflit. A partir d'Héraclite, Heidegger oppose à la pensée ontothéologique de Hegel une pensée de l'éclosion de la phusis. Tout en montrant la partialité de l'interprétation ontothéologique de Hegel, on reconnaît dans ce livre l'intérêt de la question de l'être ouverte par Heidegger. En l'adressant plus sérieusement à Hegel, on découvre la possibilité d'une pensée de la vie naturelle, et non plus théologique, qui inquiète la pensée de l'éclosion de l'être.
Bonn Sally ; Lerichomme Lise ; Ramirez-Blanco Juli
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie « privée » et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton,Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz,Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines.Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'ÉHÉSS, il est également diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d?"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.