Présentation de l'éditeur On connaît mal Georg Christoph Lichtenberg (1746-1799) dans les pays de langue française : un littérateur marginal, croit-on savoir, auteur d'aphorismes, de paradoxes et d'observations amusantes. On ignore qu'il fut l'un des représentants les plus remarquables des Lumières en Allemagne et à sa façon l'un des plus profonds, dont l'nfluence a été secrète mais continue depuis deux cents ans. Ses Cahiers, tenus de 1764 à 1799, dans lesquels il notait au jour le jour tout ce qui lui passait par la tête, sont devenus un classique d'environ 1600 pages. On y voit un esprit d'une qualité rare s'interroger et se parler à lui-même sur tous les sujets qui l'intéressent. Les deux anthologies de ses Cahiers publiées à ce jour en France, celle de Marthe Robert (1947) et celle de Charles Le Blanc (1997), laissent trop à désirer. Elles ne donnent aucune idée du charme de sa prose, de son agilité intellectuelle et de la profondeur de sa pensée. Jean François Billeter, qui pratique Lichtenberg depuis longtemps et qui est lui-même de langue française et allemande, s'est proposé de combler cette lacune en prenant le parti de réunir et de traduire les passages des Cahiers qui ont le plus retenu son attention au fil des années, et de présenter au lecteur français son Lichtenberg. Il a ajouté un aperçu de la vie de cet auteur, un aperçu de son uvre et un bref essai où il explique les raisons qu'il a eues, lui le sinologue, de s'intéresser à cet esprit exceptionnel.
Date de parution
04/09/2014
Poids
154g
Largeur
101mm
Plus d'informations
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EAN
9782844859013
Titre
Lichtenberg
Auteur
Lichtenberg
Editeur
ALLIA
Largeur
101
Poids
154
Date de parution
20140904
Nombre de pages
0,00 €
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Depuis Hérodote, les voyageurs anciens avaient été frappés par ce pays étrange qui ne faisait rien comme les autres et conservait à ses morts l'apparence de la vie. Grâce à leurs témoignages et à celui des Arabes, l'Occident a toujours su que l'Egypte ancienne était le pays des momies. Aujourd'hui, on connaît l'essentiel du processus de la momification, une dessication des corps obtenue en partie grâce au climat sec de l'Egypte, mais aussi par l'enlèvement des viscères, l'utilisation du natron et le bandelettage. De même, on sait quels rituels accompagnaient la préparation du cadavre, quel personnel en était chargé. Dans la religion égyptienne, la momification constitue la garantie de l'immortalité, la possibilité d'une nouvelle vie. Françoise Dunand et Roger Lichtenberg, qui travaillent depuis trente ans sur les pratiques funéraires égyptiennes, font le point sur la connaissance historique des momies, et y ajoutent une dimension scientifique, s'appuyant sur les récentes analyses radiographiques ou génétiques des corps.
Dans Le Mariage du Ciel et de l'Enfer, recueil de poésies en prose publié en 1790, William Blake exprime sa méfiance vis-à-vis de la conception religieuse manichéenne de la vie. En Enfer, la sagesse des démons triomphe sur celle des anges. L'Ame et le Corps ne sont pas deux entités distinctes. Le poète proclame au contraire l'unité humaine, et un nouvel ordre moral dans lequel le vice et la vertu ne feraient qu'un. Mêlant prose et poésie, humour et cynisme, il en vient à écrire une véritable apologie du Mal, à l'encontre des opinions de son époque qui encensait la Raison. Moderne tant par ses idées que par son style hybride, William Blake se détache ici des conceptions religieuses pour proclamer une vision novatrice de la vie, pleine de lucidité.
Des plaines, des villes, des nuits, des îles... Demande à la brûlure est une errance peuplée de visions, de routes et de fantômes. Comme un carnet de voyage dans un monde flottant, les poèmes deviennent parfois des aphorismes, des fragments. "Le corps, amené à mourir / Un piège pour le désir" : comment lui échapper ? Comment se protéger de cette absence dont le souffle irradie la mémoire ? En se détachant du présent, au risque de se perdre en soi-même. En contemplant à travers de fragiles souvenirs le mouvement incessant du monde, les paysages dessinés par la mer et la fumée, un "soleil s'écroulant dans ma bouche". Et en rêvant le jour pour traverser les nuits, quand la puissance des images invoque et conjure des ombres voluptueuses. "L'obscurité s'accouple au vent / Pour me tenir ici".
Je me demande si je l'aime et je suis forcé de répondre : Non, je lui reproche de m'avoir châtré, c'est vraiment peu de chose, mais enfin... Et puis elle m'a mis au monde et je fais profession de haïr le monde. " Dans une langue à la beauté froide, Albert Caraco évoque la mort de sa mère. Vivant à l'écart de ses contemporains, celui dont la "vie entière est une école de la mort" préfère aux illusions de l'amour et de la procréation une "sainte indifférence". Quelques éclairs percent pourtant à travers ce texte aussi cruel que lucide. Les souvenirs heureux qui subsistent, le portrait pudique de la mère, le récit déchirant de son agonie. Dans cette méditation sur l'anéantissement, Caraco livre sa vision obsédante des mères et des fils, des femmes et des hommes, et de leur impossible rencontre.