Plus de trente ans après sa disparition, Liang Shuming (1893-1988) demeure l'un des penseurs les plus stimulants pour qui veut comprendre la Chine et les différences fondamentales qui la séparent de l'Occident. Né à la fin du XIXe siècle il connaît dans sa jeunesse les derniers soubresauts de la dynastie des Qing et voit la Chine sombrer. Fin connaisseur du monde occidental, de sa pensée et de sa philosophie, il est très tôt conscient de la nécessité de participer à la modernisation et à la revivification de son pays afin de lui permettre de reprendre sur l'échiquier mondial la place qui lui revient ; mais il se refuse à une complète occidentalisation de celui-ci considérant l'utilitarisme et le matérialisme européens comme voués à l'échec, leur opposant la culture traditionnelle chinoise, ses rites confucéens et sa spiritualité auxquels il est profondément attaché. Lire Liang Shuming, c'est cheminer en compagnie d'un de ces rares et si précieux passeurs entre l'Occident et l'Asie ; découvrir un penseur au vaste savoir qui fut aussi un homme d'action, d'une rectitude et d'une fermeté admirables dans ses convictions, n'hésitant pas à payer de sa personne pour défendre les idées qui lui semblaient justes. Parfois qualifié de Gandhi ou de Tagore chinois, considéré comme le dernier confucéen, Liang Shuming est bien plus que cela : un humaniste dont la pensée apparaît d'une singulière modernité pour qui prend le temps de réfléchir au monde occidental et au monde chinois, à leurs cultures et à leurs futurs.
Nombre de pages
228
Date de parution
07/02/2020
Poids
350g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782363671165
Titre
Aspects de la culture chinoise
Auteur
Liang Shuming ; Henry Kevin
Editeur
NUVIS
Largeur
155
Poids
350
Date de parution
20200207
Nombre de pages
228,00 €
Disponibilité
Epuisé
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« Sans la rencontre avec l'Occident, dans trois cents ans ou dans mille ans, la Chine serait encore sans électricité ni chemins de fer. » Pourquoi la modernisation de la Chine devait-elle être beaucoup plus dramatique que ne le pensait Mao Zedong ? En 1949, après trente ans d'engagement politique, Liang Shuming (1893-1988) dresse son propre bilan : une société sans classes sociales, sans véritable État, sans développement politique. L'éthique confucéenne d'obligations réciproques avait fini par tout bloquer de haut en bas de la société. « Les Idées maîtresses de la culture chinoise » est tout le contraire d'une apologie nostalgique du passé de la Chine. C'est une étude critique des institutions et des valeurs confucéennes qui rejoint souvent celle de Max Weber dans « Confucianisme et taoïsme ». Familier de Montesquieu, de Henri Pirenne ainsi que des historiens japonais et anglo-saxons, Liang a aussi lu les travaux récents de ses collègues chinois. Ce livre constitue ainsi un remarquable document sur la vie intellectuelle en Chine juste avant 1949. Il est l'occasion unique d'écouter un grand penseur chinois relire son passé et poser, au sujet de la modernité, des questions qui sont devenues celles de la Chine du XXIe siècle.
Ce livre nous ouvre les portes d'un village comme des centaines de milliers d'autres en Chine. C'est une enquête passionnante, et profondément émouvante. Car l'auteur a pris pour objet d'étude le village reculé de la Plaine centrale qui l'a vue naître. Pendant cinq mois elle a écouté avec attention ses compagnons d'autrefois, ses parents, et aussi les notables et représentants de l'Etat dans le village. Elle analyse de l'intérieur les mécanismes du dépérissement accéléré de la campagne chinoise. Les jeunes migrent massivement vers la ville, les liens familiaux se délitent, les rivières sont polluées, les écoles deviennent des porcheries... D'une communauté villageoise ordinaire, ce livre a fait l'exemple saisissant des défis que pose la modernité à la Chine tout entière.
Ce livre nous ouvre les portes d'un village comme des centaines de milliers d'autres en Chine. Il nous donne les clés d'une réalité habituellement dissimulée. C'est une enquête passionnante, et un retour aux sources pour l'auteur, qui a pris pour objet d'étude le village reculé de la Plaine centrale qui l'a vue naître. Pendant cinq mois elle a écouté avec attention, l'un après l'autre, ses compagnons d'autrefois, ses parents, et aussi les notables et représentants de l'Etat dans le village. De ces entretiens émerge une image dense et complexe de la culture et du mode de vie rural en Chine : les différents lignages, les relations entre les clans, les joies, les peines et les aspirations des villageois. Liang Hong possède le double regard de l'universitaire qu'elle est devenue et de la fille de paysans qui ont vécu sur cette terre depuis toujours. C'est pourquoi son enquête est à la fois si instructive, éclairante, et profondément émouvante. Elle analyse de l'intérieur les mécanismes du dépérissement accéléré de la campagne chinoise. Les jeunes migrent massivement vers la ville, les liens familiaux se délitent, les rivières sont polluées, les écoles deviennent des porcheries... D'une communauté villageoise ordinaire, ce livre a fait l'exemple saisissant des défis que pose la modernité à la Chine tout entière.
Certains êtres ont une destinée extraordinaire ; on s'aperçoit après leur mort que cette destinée aura été totalement improbable, que leur vie n'aurait jamais dû être ce qu'elle a été. Mozart est de ceux-là : de tous les grands compositeurs, il est sans doute celui qui aura eu la destinée la plus invraisemblable, et sa vie a fait de lui ce qu'il est devenu : un génie unique en son genre. D'autres êtres ont une vie tragique. Ils ont accumulé incompréhensions et désillusions ; ils ont traversé crise sur crise et cela les a marqués de plus en plus profondément. Mozart est aussi de ceux-là : il est mort ruiné, discrédité et vilipendé par la haute société viennoise. Pourtant, il a écrit pendant ses deux dernières années, pathétiques à plus d'un titre, quelques uns de ses plus beaux chefs d'oeuvre. Certains êtres enfin ont une mort rédemptrice. Ils ont quitté le monde pauvres, déchus, calomniés. Mais ils sont devenus immenses après leur mort. Mozart est encore de ceux-là : il est assurément l'un des compositeurs les plus universellement célébrés. Ce livre relate la vie de Mozart telle qu'elle fut, débarrassée des légendes, des parti-pris et des clichés qui encombrent souvent ses biographies. Il la resitue dans son contexte, ce non-dit du texte dans lequel se trouve, selon l'auteur, la clé de ce que certains commentateurs appellent encore "l'énigme" Mozart. Car sa destinée extraordinaire, sa vie dramatique, son apothéose ne peuvent être pleinement comprises et appréciées qu'en se situant historiquement au moment où il a vécu, et géographiquement là où il a vécu. On saisit alors pleinement combien sa musique, éminemment humaine, est tragi-comique comme il en a été de son existence. Mozart pleure et rit tout à la fois ; il se désespère et garde espoir en même temps. Cette humanité-là est omni-présente dans les oeuvres considérables qu'il nous a laissées et c'est la raison pour laquelle on ne peut pas ne pas les aimer : comme l'a écrit Stendhal, le nom de Mozart ne périra pas tant qu'il se trouvera des âmes sensibles. La recherche concernant Mozart et ses oeuvres continue d'être très active. Des documents de première importance ont été découverts au cours de ces dernières années, dont l'auteur a tenu le plus grand compte dans son travail. Ils rendent plus actuelle et plus nécessaire que jamais cette biographie novatrice et remarquablement documentée, qui montre à quel point Mozart, en dépit de toutes ses vicissitudes, était en avance sur son temps. Ce livre devrait être lu et médité par celles et ceux qui ne peuvent se passer de sa musique, soit parce qu'ils l'écoutent, soit parce qu'ils la jouent. Et il devrait leur permettre de mieux l'écouter, de mieux l'apprécier - et, sans doute aussi, de mieux l'interpréter.
Un fil conducteur relie Mozart à Beethoven et Beethoven à Chopin. Il ouvre le passage de la perfection classique à l'introspection romantique. Mozart incarne l'équilibre : sa musique, limpide et fluide, cache une grande complexité sous une élégance souveraine - car elle suggère plutôt qu'elle affirme. Chez lui, l'émotion reste toujours contenue par la raison, la clarté, la mesure, même dans ses moments les plus dissipés. Comme une lumière sereine qui voudrait structurer le monde à jamais, Mozart marque l'apogée du classicisme musical. Beethoven brise cet équilibre en reprenant l'héritage formel des musiciens classiques pour le reconstruire à sa guise, non sans violence ni coups d'éclat. Sa musique n'est plus un miroir de l'élégance mais le cri de l'homme face à son destin. Sa dialectique musicale répond aux bouleversements politiques traversés par l'Europe. Elle substitue à la grâce mozartienne une puissance rythmique et architecturale grandiose qui frise parfois la grandiloquence. Chopin, enfin, développe la pureté mélodique de Mozart en l'imprégnant de la subjectivité beethovénienne. Concentrant tout son génie sur le piano, il écrit une musique qui évoque davantage les confidences qu'on distille à ses intimes que l'héroïsme déployé sur les champs de bataille. Cette musique exprime ses passions et ses états d'âme, scandés par le rythme de ses sentiments. Elle n'est que poésie. En ce sens, après Chateaubriand, Byron et Lamartine, Chopin marque l'apogée du romantisme musical. En seulement quelques décennies, la scène musicale est ainsi métamorphosée, qui passe de la clarté universelle de Mozart à l'énergie monumentale de Beethoven puis à la poésie délicate et inspirante de Chopin.