Tous les placards ne sont pas dorés, loin de là. Qu'on ait été " placardisé " soi-même, c'est-à-dire empêché de travailler sans être licencié, ou que des proches l'aient été, chacun sait qu'on ne sort pas indemne d'une telle épreuve. Il s'agit d'une situation paradoxale: elle éloigne du travail tout en maintenant dans l'emploi un nombre important de personnes. Et les entreprises privées ne sont pas seules concernées : la fonction publique et les collectivités territoriales ne sont pas en reste ! Qui sont ces exclus au lieu même du travail, que vivent-ils, comment survivent-ils ? A partir d'une longue enquête dans des milieux professionnels très divers, et nombreux exemples à l'appui, Dominique Lhuilier éclaire les fonctionnements générateurs d'exclusion. Car loin d'être seulement l'expression d'un problème de relations personnelles - le harcèlement d'une victime par un pervers -, le " placard " est le résultat d'une fabrication sociale. Sur fond d'érosion des solidarités et des régulations collectives, cette maltraitance d'un type particulier, mais plus répandue qu'on ne croit, peut broyer des individus. Lorsqu'ils sont ainsi poussés à partir, insidieusement ou brutalement, en étant privés de toute fonction, responsabilité, relation avec autrui, le " placard " peut se transformer en " mitard ". Tous mesurent alors la place fondamentale du travail dans leur vie. Pourtant, comme le montre l'auteur, certains s'en sortent. Leur expérience peut éclairer sur les recours, les démarches et les stratégies pour retrouver, avec sa dignité, une place dans le monde du travail et dans la cité.
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Nombre de pages
233
Date de parution
27/09/2002
Poids
300g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782020443043
Titre
Placardisés. Des exclus dans l'entreprise
ISBN
202044304X
Auteur
Lhuilier Dominique
Editeur
SEUIL
Largeur
141
Poids
300
Date de parution
20020927
Nombre de pages
233,00 €
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Stress, souffrance, harcèlement moral, relégation, placardisation, pathologies de la suractivité ou du sous-emploi, fatigue et usure professionnelles, expériences traumatiques... de la scène du travail nous parviennent de sombres échos. La clinique du travail s'attache à comprendre, à analyser et à apporter des transformations à ces situations génératrices de malaise individuel et/ou collectif. Pour cela, elle mobilise différents cadres théoriques et méthodologiques susceptibles de l'éclairer. Dominique Lhuilier en présente ici les principales orientations. Les fonctions psychologiques et sociales du travail sont analysées à partir de nombreux exemples de situations professionnelles et de contextes organisationnels : hôpital, centrale nucléaire, prison, police, industrie... Si le travail constitue bien une mise à l'épreuve, l'investigation porte à la fois sur la souffrance, ses manifestations et sur les processus de résistance et de dégagement.
Lhuilier Dominique ; Andrade de Barros Vanessa ; N
Extrait de l'introduction de Dominique Lhuilier, Vanessa Andrade de Barros et José Newton Garcia de AraujoCe numéro de la Nouvelle revue de psychosociologie est issu du premier colloque international de psychosociologie du travail organisé à l'université fédérale de Minas Gérais au Brésil les 12, 13 et 14 avril 2012.Ce projet de colloque est né de la collaboration engagée durant l'année précédente entre l'équipe du Laboratoire d'enseignement, recherche et intervention en psychologie du travail de l'université fédérale de Minas Gérais au Brésil et le groupe de recherche en psychosociologie du travail du Centre de recherche sur le travail et le développement au Conservatoire national des arts et métiers en France. La convergence de nos travaux respectifs comme notre intérêt partagé pour l'approfondissement des fondements théoriques et méthodologiques de la psychosociologie du travail nous ont conduit à bâtir ensemble le programme de ce colloque visant à mieux connaître et mettre en débat les élaborations actuelles en recherche et intervention contribuant à développer cette orientation.Organisé par Vanessa Andrade de Barros et José Newton Garcia de Araujo à qui nous devons le succès de cet événement, ce colloque s'inscrit aussi dans une histoire, celle des nombreux colloques internationaux de psychosociologie et sociologie clinique portés par eux et leurs collègues dans cette même université fédérale de Minas Gérais et qui ont réuni, chaque fois, un nombre considérable d'étudiants, d'enseignants, de chercheurs et de praticiens. On y retrouve le souci de la dimension internationale qui permet de prendre en compte la diversité des situations sociohistoriques et de renouveler nos analyses au prisme de ces comparaisons et débats, et l'ouverture à la pluridisciplinarité dans le champ des sciences humaines et sociales.Ce premier colloque de psychosociologie du travail a lui aussi privilégié cette double ouverture en mettant au coeur des échanges la question du travail sous ses différentes formes dans des contextes socio-économiques et historiques contrastés et en poursuivant les dialogues entre les différents courants de la clinique du travail, ici plus particulièrement la psychodynamique du travail, la clinique de l'activité et l'ergologie.Ces différents courants, issus de traditions épistémologiques, disciplinaires différentes, ont des fondements partagés, mais aussi des divergences qui doivent être objets de débats, ce qui suppose d'en créer les conditions. La Nouvelle revue de psychosociologie a déjà oeuvré en ce sens, à travers son numéro sur les «Cliniques du travail» en 2006; de même que l'ouvrage collectif Clinicas do Trabalho, réalisé sous la direction de Bendassolli et Soboll, et publié par les éditions Atlas à SLa psychosociologie est souvent peu connue des autres cliniques du travail et, à l'évidence, des flous, voire des malentendus mériteraient d'être levés. Mais ici, nous avons privilégié un autre objectif: l'étude des recherches et interventions en psychosociologie quand elles mettent au centre de leurs élaborations et actions la question du travail. Cela suppose de clarifier nos conceptions du travail et ses modes d'approche.Un travail conceptuel est en effet indispensable, non pas pour alimenter l'illusion d'une capture du réel par le concept ou pour instituer un concept décrété seul valide et légitime, autorisant seulement ses applications (sur le modèle du «one best way» taylorien). Le concept est un instrument de pensée et d'action qui meurt quand il n'est pas développé par et dans ses usages. Le terme de travail est en effet polysémique, y compris chez les psychosociologues, et il convient de le reconnaître pour éviter son incarcération dans des doctrines.Nous avons donc exploré, dans nos débats, les fondements de la psychosociologie du travail et les ressources qu'elle mobilise dans l'élaboration théorique et clinique. Et on peut dire que ce colloque a établi les bases pour la construction d'un champ de recherche spécifique dans la psychosociologie, celui du travail.
Alors qu'elle tente d'élucider le destin d'un ancêtre banni par sa famille, une femme reprend l'histoire de sa propre vie. Des années auparavant, son mari, son premier et grand amour, lui a révélé être homosexuel. Du bouleversement que ce fut dans leur existence comme des péripéties de leur émancipation respective,, rien n'est tu. Ce roman lumineux nous offre une leçon de courage, de tolérance, de curiosité aussi. Car jamais cette femme libre n'aura cessé de se réinventer, d'affirmer la puissance de ses rêves contre les conventions sociales avec une fantaisie et une délicatesse infinies.
Avant, il y avait l'enfance. Je le sais". Mais, Judith Godrèche, quelle enfant fut-elle ? Qui pour le dire ? Que lui a-t-on fait ? Et surtout qu'en a-t-elle fait ?
L'an dernier nous avons rencontré une de mes amies, Berthe. Ma fille, Mathilde, qui avait alors treize ans, connaissait Berthe, n'ignorait pas qu'elle avait été à Auschwitz. Pourtant, cet été-là, elle eut un choc en voyant son numéro sur son avant-bras gauche, tatoué d'une encre bleue un peu délavée. Ce qui m'a frappée, quand j'ai tenté de répondre à Mathilde pour lui expliquer ce qu'était Auschwitz, c'est que ses questions étaient les mêmes que celles que je me posais moi-même indéfiniment, ou qui traversent depuis plus d'un demi-siècle la réflexion des historiens et des philosophes et auxquelles il est si difficile de répondre. Car s'il m'est facile comme historienne d'expliquer comment s'est déroulé le génocide des Juifs, il reste un noyau proprement incompréhensible : pourquoi les nazis ont-ils voulu supprimer les Juifs de la planète ?
L'histoire de la réalisation d'un film de super-héros au budget colossal, et du comics inconnu qui l'a inspiré. 1947, en Californie, un talentueux petit garçon de cinq ans recopie les comic strips du journal local ; 2020, une émouvante projection a lieu Times Square. Entre les deux, 70 ans d'une Amérique en pleine mutation, un tournage rocambolesque et une galerie de personnages hauts en couleur : un soldat traumatisé par la guerre, un réalisateur inspiré et excentrique, une star prétentieuse, une assistante de production infatigable et les innombrables membres de l'équipe de tournage qui, ensemble, créent la magie hollywoodienne. Vif, touchant, inventif, parfois loufoque, porté par un humour teinté d'ironie et un rythme effréné, le premier roman de Tom Hanks pose un regard d'initié sur les efforts considérables nécessaires à la production d'un film - et la formidable aventure humaine qu'elle constitue.