Que s'est-il passé ? L'Islam, l'Occident et la modernité
Lewis Bernard
GALLIMARD
20,20 €
Epuisé
EAN :9782070766178
Bernard Lewis est connu internationalement pour sa connaissance approfondie du monde musulman, spécialement celui du Moyen-Orient. Il s'agit ici d'un essai, pour répondre à la question que chacun se pose aujourd'hui de la domination de l'Occident, au terme de l'extraordinaire expansion de l'Islam puis de son lent retrait. Le problème a été beaucoup travaillé pour la période du XIVe au XVIIIe siècle. Bernard Lewis se place ici après, et insiste sur les bouleversements intervenus au XIXe siècle et dans la période contemporaine. L'intérêt de son livre est de se situer au c'ur des sociétés musulmanes du Moyen-Orient. Il essaie de comprendre comment elles ont tenté de s'opposer aux victoires de l'Occident, militaires d'abord, économiques et culturelles ensuite, et de reprendre le dessus. Ce qu'elles ont décidé d'emprunter et de refuser de la modernité occidentale en matière d'armement et de techniques industrielles, les difficultés qu'elles ont éprouvées et les explications qu'elles se sont données à elles-mêmes en se créant de l'Occident une image diabolique que la période contemporaine n'a fait qu'intensifier. Ce n'est pas un ouvrage savant, mais l'exposé d'un grand savant suscité par l'actualité.
Nombre de pages
230
Date de parution
11/09/2002
Poids
295g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070766178
Titre
Que s'est-il passé ? L'Islam, l'Occident et la modernité
Auteur
Lewis Bernard
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
295
Date de parution
20020911
Nombre de pages
230,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le renouveau religieux, les révolutions nationalistes, le conflit israélo-palestinien et le retour en force de l'Islam sur la scène internationale sont ici replacés dans la profondeur de leurs enracinements historiques comme dans le choc en retour de l'influence de l'Occident.On a volontairement mêlé des études devenues classiques sur la signification de l'hérésie dans l'histoire de l'Islam, les concepts islamiques de révolution ou les termes politiques de l'arabe moderne à des essais de l'actualité la plus immédiate sur l'O.L.P., les conditions d'un règlement au Proche-Orient, les Frères musulmans ou les polémiques d'interprétation que suscite aujourd'hui l'histoire de l'orientalisme.Spécialiste mondialement reconnu du Moyen-Orient classique et contemporain, Bernard Lewis occupe dans le monde orientaliste une place particulière et originale. Ce dont témoigne ce livre savant et engagé, qui tranche par sa liberté de ton et n'hésite pas à prendre à bras-le-corps les grandes questions.
Dans le prolongement de ses travaux classiques sur la tradition islamique (Le langage politique de l'Islam), sur la façon dont l'Islam a découvert l'Europe, sur le choc de la modernité (Islam et laïcité : la naissance de la Turquie moderne), Bernard Lewis reprend ici sous forme synthétique la question des relations entre l'Europe et l'Islam sur la longue durée. Quelles leçons tirer de l'entrechoquement de ces deux mondes voisins et rivaux, issus de la même source et qui n'ont cessé d'interagir l'un avec l'autre ? De l'affrontement religieux entre l'Islam conquérant et la Chrétienté des croisades jusqu'à la colonisation d'hier et l'immigration d'aujourd'hui, en passant par la menace ottomane, ce sont quinze siècles d'une histoire trop ignorée que Bernard Lewis remet en perspective. Cette restitution à chacun, à l'Europe comme à l'Islam, du partenaire avec lequel il n'a cessé de compter est aussi l'occasion d'une réflexion sur le sens de la connaissance des autres.
Ce livre est consacré aux relations entre l'Islam et les Juifs du VIIe au XXe siècle. L'auteur y étudie les différents aspects des relations entre Juifs et musulmans : perception d'autrui, attitudes collectives, doctrines religieuses. Il y a eu une culture judéo-arabe, comme l'attestent certains dialectes : la littérature, l'art et la musique. Historien et islamiste, Bernard Lewis a su restituer ce que furent, au fil des siècles, la vie et le destin des communautés juives en pays d'Islam ; Afrique du Nord, Moyen-Orient, Perse, Espagne arabe. Utilisant les récits de voyageurs, la correspondance des diplomates, les documents officiels, ce livre fait revivre dans sa variété et sa richesse un chapitre de l'histoire des relations entre Juifs et musulmans.
Bernard Lewis examine ici la place des Arabes dans l'histoire de l'humanité, leur identité, leurs réalisations et les traits saillants de leur expansion. Cet ouvrage est donc largement consacré à l'Arabie pré-islamique, au rôle de Mahomet et à l'ascension d'une religion qui donne naissance elle-même à un royaume puis à un empire. La civilisation islamique n'est pas venue tout entière du désert. Fruit de la collaboration de plusieurs peuples, elle n'est pas entièrement musulmane mais son principal mode d'expression a été la langue arabe, et elle a été dominée par l'islam et son mode de vie. La religion et la langue ont modelé cette civilisation originale, au pouvoir d'assimilation étonnant, qui a réussi à unifier deux cultures antagonistes, la tradition méditerranéenne et la civilisation persane. L'auteur évoque ensuite le déclin, les crises, la longue soumission à l'Empire ottoman, l'intervention des occidentaux, puis les luttes pour l'indépendance; l'ouvrage s'achève au lendemain de la guerre du Golfe.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.