Théologie de l'agonie du Christ. La liberté humaine du Fils de Dieu et son importance sotériologique
Léthel François-Marie ; Le Guillou Marie-Joseph
BEAUCHESNE
31,01 €
Epuisé
EAN :9782701000855
Un événement majeur de la vie du Christ : son agonie. Le principal débat christologique du VIIè siècle a fondamentalement pour objet l'enjeu de cette agonie : la pleine réalité de la liberté humaine du Christ, manifestée par son histoire. La doctrine impériale était soucieuse, face au raz-de-marée islamique, de trouver une formule de compromis, capable de rassembler les énergies théologiennes de la chrétienté byzantine. Le dogme de l'unique Volonté du Christ, le monothélisme, devait réaliser cette concorde précaire. Mais, fidèle à Chalcédoine, véritable synthèse vivante de toutes les traditions de foi réfléchies depuis des siècles sur le paradoxe toujours approfondi à nouveau de l'Incarnation divine, Maxime, en penseur génial et héroïque confesseur de ses certitudes, découvrit que le "fiat" de Jésus à Gethsémani représentait le salut des hommes voulu humainement par une Personne divine. Dans l'ordre de la liberté, où s'exprimait l'obéissance du Fils incarné à l'égard de son Père, Maxime, abandonné de tous, a reconnu et maintenu, jusque dans sa propre agonie, la vérité du comportement pleinement humain d'une Personne divine. On ne peut s'empêcher d'être saisi par la grandeur à la fois tragique et glorieuse d'une telle affirmation, portée par un théologien que tout invitait à jouer le jeu du pouvoir, celui de l'empereur et du patriarche de Constantinople. Dans la confession et le martyre, Maxime préféra défendre la vérité du pur évangile, celle des deux volontés du Christ, divine et humaine. En 681, le VIè Concile oecuménique, celui de Constantinople III, devait ratifier la vraie logique du dogme dans l'Eglise, comme Maxime, entraînant dans son sillage le Pape Martin Ier, avait été le seul à percevoir au moment crucial de sa carrière mystique. Sur cet épisode tourmenté de l'histoire doctrinale du christianisme, l'étude de François-Marie Léthel jette une clarté jamais acquise jusqu'à ce jour. La sobriété rigoureuse de son analyse s'accompagne d'une perspicacité rare. Ni Hans Urs von Balthasar, ni - dans cette même collection - Alain Riou et J. Miguel Garrigues n'avaient encore dégagé avec une telle pénétration le caractère essentiellement humain, selon Maxime, de l'acte libre posé par le Christ à Gethsémani. La collection Théologie Historique s'honore de faire connaître à ses lecteurs ce travail d'un jeune Père Carme, historien du dogme chrétien.
Nombre de pages
130
Date de parution
01/04/1988
Poids
701g
Plus d'informations
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EAN
9782701000855
Titre
Théologie de l'agonie du Christ. La liberté humaine du Fils de Dieu et son importance sotériologique
Auteur
Léthel François-Marie ; Le Guillou Marie-Joseph
Editeur
BEAUCHESNE
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Poids
701
Date de parution
19880401
Nombre de pages
130,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Jésus et Jésus-Christ n° 72. La christologie de sainte Thérèse de Lisieux. François-Marie Lethel, grand connaisseur de la vie et de la spiritualité de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, spécialisé en anthropologie théologique, commente et analyse ici la christologie thérésienne, c'est-à-dire la manière dont Thérèse s'exprime sur Jésus.
Tous appelés à la sainteté. C'est cette vocation baptismale que, dans le sillage du concile Vatican II, le père Léthel rappelle avec expérience et passion dans ce livre inspiré. Répondant aux questions d'Elisabeth de Baudoüin, l'auteur raconte son itinéraire et sa mission à la Congrégation romaine pour les causes des saints. Une vie constellée de figures de sainteté qu'il a étudiées et qu'il aime : Thomas d'Aquin, Jeanne d'Arc, Thérèse de Lisieux, Louis-Marie Grignion de Montfort ou encore Jean-Paul II ... Comme l'avait souligné le pape émérite Benoît XVI, après une retraite que le père Léthel avait prêchée au Vatican, ce dernier excelle à présenter "les saints comme des "étoiles" dans le firmament de l'histoire", et à nous introduire dans leur ronde.
Ce livre est le fruit d'étude et d'expérience sur la théologie de sainte Thérèse qui est une théologie vécue et mystique, marquée par une profonde christologie fondée sur la connaissance vivante de l'Amour Rédempteur de Jésus. C'est une christologie théocentrique et trinitaire qui nous présente, avec une anthropologie remarquable, le mystère de la Rédemption comme expression de l'amour miséricordieux de Dieu en Jésus-Christ, qui, par le Saint Esprit, s'est incarné et s'est fait Homme, a connu l'humilité, l'amour et la souffrance de la crèche à la croix. Dans sa vie, Thérèse découvre la puissance formatrice de la souffrance et le secret de l'amour rédempteur. Elle décide d'aimer Jésus et de le faire aimer, de l'imiter et de lui ressembler en collaborant à sa mission salvifique à travers la vocation d'Amour "dans le coeur de l'Eglise", la "petite voie" et la charité fraternelle. Tout en restant contemplative, elle exprime une ecclésiologie missionnaire remarquable. Ce livre souligne aussi l'aspect formateur de la souffrance et ouvre des pistes de guérison intérieure. Il enseigne à utiliser le quotidien réaliste de la vie, avec ses hauts et ses bas, à travers la "science d'Amour", l'art de souffrir en aimant, et la promotion de la charité fraternelle, de la paix et de la réconciliation. Conjointement à la recherche théologique, une aide sérieuse peut nous venir du grand patrimoine qu'est la "théologie vécue" des Saints... Thérèse de Lisieux vit son agonie en communion avec celle de Jésus, éprouvant précisément en elle le paradoxe de Jésus bienheureux et angoissé... C'est un témoignage lumineux !" Jean Paul II, Novo Millennio Ineunte, n° 27
Résumé : Dans l'Introduction à la vie dévote et dans son Traité de l'amour de Dieu, saint François de Sales cite de nombreux auteurs spirituels afin d'exhorter ses lecteurs, Philothée et Théotime, à avancer sur le chemin de la perfection. Il enracine ainsi son propre enseignement dans l'histoire de la spiritualité, de saint Paul à celle qui n'est alors que la bienheureuse Thérèse d'Avila, en passant par saint Grégoire de Nazianze, saint Jean Chrysostome, saint Augustin, saint Denis, saint Bernard, saint François d'Assise, sainte Catherine de Sienne et sainte Catherine de Gênes, Ignace de Loyola - alors bienheureux, lui aussi - et beaucoup d'autres. Thomas Gueydier entreprend de reconstituer dans ce livre l'histoire de la spiritualité ainsi mise en lumière par le docteur de l'Amour divin à travers les deux grands axes qui structurent la spiritualité de ce dernier, en particulier, et la spiritualité chrétienne en général.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.