Il ne s'agit pas d'un ouvrage de plus pour vulgariser les sciences et les techniques de l'espace mais d'un ensemble de questionnements et réflexions critiques portant sur " l'aventure ou la conquête spatiale " des hommes. L'auteur, choisissant délibérément de se situer sur le plan politique et culturel, se pose deux types de questions. Tout d'abord, pourquoi les hommes engagent-ils des moyens considérables pour aller dans l'espace extra-atmosphérique, soit en s'y risquant eux-mêmes, soit en y expédiant des engins automatiques ? Quête ou conquête, rêve ou utilitarisme, quels en sont les ressorts profonds ? Et pour quels profits ? Peut-on imaginer aujourd'hui d'autres perspectives que celles qui sont prises pour le développement des politiques spatiales dans le prochain millénaire ? Puis, deuxième type de questions : comment les choix de ces politiques spatiales s'inscrivent-ils dans les institutions et les processus démocratiques ? Comment ont été prises les décisions concernant Ariane, Hermès, la station orbitale internationale ? Quelle place y tiennent l'opinion publique, les groupes de pression, les citoyens et leurs représentants ? Les grands programmes scientifiques et techniques posent-ils un problème particulier au fonctionnment démocratique ?
Nombre de pages
124
Date de parution
24/03/1998
Poids
154g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782724607437
Titre
Conquête spatiale et démocratie
Auteur
Lesgards Roger
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
115
Poids
154
Date de parution
19980324
Nombre de pages
124,00 €
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Résumé : Les robots n'ont jamais été enfants. Ils naissent adultes, définitivement conformés, conformistes, fonctionnels, efficaces. Dans nos sociétés "technicistes", beaucoup d'hommes se sont robotisés. Ce qui, dans la perte volontaire d'un temps d'innocence et de questionnement où les mots trébuchent sur les choses, leur confère un air conquérant, les rends sûrs d'eux-mêmes, "incontournables". Imagination formatée, conscience atrophiée, ils traitent la planète et les sociétés comme simples ressources. A exploiter. Car c'est bien dans l'enfance que sourd l'imaginaire, qu'apparaît la première conscience, que prend corps le langage. Là se tient la fabrique de l'âme. Pour moi, ne peut prétendre aborder aux rives limoneuses de la poésie que celui qui n'offusque pas cette partie constitutive de lui-même, qui plutôt que de la renier, la maintient vive pour abreuver sa vision du monde. Il s'agit de ménager en soi des clairières de naïveté où sens et sons rabibochés viendront à la lune danser la gigue nouvelle aux rythmes des flûtes nasales, des mirlitons et des tambourins. Le reste, à la condition d'accorder aux mots le bénéfice du doute et de les forcer à dire le "vrai du vrai" tout en mentant avec effronterie, suivra.
Haut fonctionnaire qui s'est longtemps frotté aux sciences et aux techniques (il a été président de la Cité des sciences de La Villette), Roger Lesgards est aussi un poète de passion et de questionnement, le regard à la fois tourné vers l'espace et vers nos humains parapets.
Il y a un demi-siècle, venant de Chine, Zao Wou-Ki, alors âgé de 27 ans, arrivait en France. Destination : Montparnasse. Depuis cette date, il y peint. " Ma manière d'écrire mon journal ", précise-t-il. L'homme est réservé, discret, courtois. Il ne se livre pas aisément. Zao Wou-Ki préfère les couleurs. Il a cependant accepté de faire une série d'entretiens avec un certain nombre de personnes qu'il apprécie. Cela donne un ensemble d'échanges originaux et vivants où il est question de Chine aussi bien que de poésie, de son amitié avec Henri Michaux, de création, de peinture et d'art de la gravure. Agnès Varda et Bernard Noël en particulier figurent au nombre des sept interlocuteurs choisis par Zao Wou-Ki. Construit sur le même mode que les livres consacrés à Olivier Debré et Jean Bazaine, ce troisième ouvrage de la collection " Couleurs et Mots " est illustré de nombreuses photographies inédites et de reproductions d'œuvres récentes et anciennes du peintre.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.