En consacrant ce numéro à Calais, Frédérique Péron et Christian Leroy ont voulu privilégier une ville dont le patrimoine - entre autre littéraire - est peut-être moins connu que celui de Douai, illustré par M. Desbordes-Valmore, ou celui de Cambrai rendu célèbre par Fénelon. Or, Calais est la patrie de Pigault-Lebrun (1753-1835), immense écrivain un peu oublié qui mérite d'être redécouvert. Shelly Charles (Paris IV-CNRS) fera ainsi connaître "La fortune de Pigault-Lebrun" . Plus largement, F. Péron présentera son oeuvre et sa vie et C. Leroy proposera l'étude d'une de ses pièces, sur l'esclavage, Le Blanc et le noir. Mais Calais est aussi un "objet" littéraire qui prend vie : des poèmes célébrant sa reconquête par la France en 1558 à Comptine en plomb de Ph. Bouin, en passant par les aventures du Jean de Calais des contes bleus. On retrouvera tout et dans des articles et dans une anthologie de textes littéraires sur la ville. Enfin, la situation géographique de Calais en fait un lieu de passage et de séjour, d'arrivées et de départs, de confrontation et de rivalité : une étude sur la poésie anglaise prenant Calais comme sujet (Gilles Bertheau, Université de Tours) et une présentation de l'album musical Rue des Quatre coins de Louis Arti (Philippe Lançon) en constitueront l'illustration "pluri-générique" . D'autre part, Magali Domain, historienne spécialiste de Calais s'intéressera en ouverture à l'église N-D. du Courgain, lien entre le passé de la ville et son avenir.
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Nombre de pages
275
Date de parution
12/07/2012
Poids
462g
Largeur
160mm
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EAN
9782913858282
Titre
Nord' N° 59, Juin 2012 : Calais
Auteur
Leroy Christian ; Péron Frédérique
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
160
Poids
462
Date de parution
20120712
Nombre de pages
275,00 €
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La Reine des Classiques, où les pavés font les rois et les reines ! Les surnoms ne manquent pas pour cette course cycliste connue dans le monde entier. Paris-Roubaix, c'est un réel mythe auquel se frottent nombreux coureurs, forçats de la route, depuis 1896. Entre ses fameux secteurs pavés (causes d'innombrables chutes et crevaisons) et ses grands vainqueurs inoubliables (tels que Merckx, Museeuw, Hinault ou encore Duclos-Lassale, entre autres), sa renommée n'est plus à faire. Paris-Roubaix est une course authentique, sans artifice, que les amoureux du vélo continuent de suivre avec ferveur. Les récents succès de l'ogre Van der Poel, en attendant Tadeji Pocajar confirme également qu'elle reste un passage obligé pour inscrire son nom au panthéon du cyclisme. L'histoire trépidante de cette légende de l'Enfer du Nord et de ses coureurs de prestige est détaillé dans cet ouvrage qui change de format pour devenir plus majestueux.
Malgré quelques ouvrages récents sur le " poème en prose ", la poésie en prose reste un genre encore très mal connu car on l'identifie et la réduit à cette seule forme, née dans le dernier tiers du XIXe siècle, qu'on appelle " poème en prose ". Or, là notion de " poésie en prose " apparaît dès les débuts de l'âge classique, où elle concerne aussi bien les domaines tragique et épique que celui du grand lyrisme officiel. Cette tradition inaugurée au XVIIe siècle se continuera aux XVIIIe et XIXe siècles. Avant les Petits Poèmes en prose de Baudelaire, elle aura même donné lieu à de multiples pratiques lyriques originales et plus intimistes (songes, méditations, descriptions, récits). L'importance de ce véritable " continent " littéraire encore grandement ignoré a justifié l'idée de sa " cartographie " par le présent ouvrage : se présentant comme une histoire du genre, il essaie aussi de réfléchir à ce qu'implique l'idée de recourir en poésie à un autre matériau que le vers. A l'issue de cette enquête, il apparaîtra que le genre tout entier peut s'interpréter comme " la mimésis de l'acte littéraire même " (M. Riffaterre).
A l'occasion du 140e anniversaire de la mort de Sainte-Beuve, nord' a voulu consacrer son premier numéro de l'année 2009 à ce poète, romancier et critique français né à Boulogne-sur-mer en 1804. Le sommaire couvre l'ensemble de l'activité littéraire et critique de l'auteur. Les articles réunis ont ainsi pour vocation de participer à la "réhabilitation" d'un grand écrivain et penseur de la littérature que le Contre Sainte-Beuve de Proust avait en partie déconsidéré mais que la critique la plus contemporaine remet à l'honneur.
Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.
Habbard Anne-Christine ; Message Jacques ; Colette
Cet ouvrage, qui réunit chercheurs français et étrangers, présente un éclairage renouvelé sur la question de l'éthique chez Kierkegaard. Souvent présentée comme une étape intermédiaire entre l'esthétique et le religieux, l'éthique se révèle chez Kierkegaard à la fois la matière et le fruit d'une intense problématisation de ce que signifie être humain: est enjeu la possibilité d'une compréhension éthique de l'exigence d'un "rapport absolu à l'absolu". L'oeuvre étudiée, fondée sur des expériences déterminées autant que sur une culture immense, multiplie sources d'interrogation et terrains d'analyse. Sa forme même implique en matière éthique une réflexion irréductible à une doctrine, tout lecteur se trouvant engagé dans une relation originale avec les questions exigeantes qu'elle pose; cependant, aussitôt suscitée, cette relation échappe à la rassurante ordonnance de la communication entre deux entités finies, non qu'y jouent quelque subjectivisme (supposé par tous ceux qui n'ont pas compris le rationalisme de Kierkegaard) ou certaine haine du moi acclimatée en climat luthérien (alors que Kierkegaard analysa comme désespoir la haine du fini pour le fini), mais parce que les conditions uniques de sa mise en scène appellent un acte patient de lecture, et ouvrent le lecteur à son histoire propre. Que ce soit dans la vulnérabilité d'une relation à autrui, l'écoute musicale, la tension de l'amour, l'expérience du vertige, le travail d'écriture, l'épreuve du religieux ou même dans les échecs de la vie morale, les auteurs s'attachent à comprendre l'intensité paradoxale de cette expérience de soi fondamentale qu'est l'éthique, et que Kierkegaard a su, de façon lumineuse et inédite, magistralement penser.
Face à de nombreuses crises internationales et à des évolutions dangereuses - citons ici seulement la guerre en Ukraine et les conflits au Proche-Orient ainsi que la montée générale du populisme de droite, du nationalisme et des régimes autoritaires en Europe et dans le monde - la diplomatie culturelle française et allemande, portée par des instruments et institutions différents comme l'Institut français et le Goethe-Institut, se voit confrontée à de nouveaux enjeux et défis. Quels sont les nouveaux instruments, quels les échecs et les succès ?
Benoist Stéphane ; Gautier Alban ; Hoët-van Cauwen
Voici vingt-cinq façons de rendre compte des mémoires des empereurs romains Trajan et Hadrien (98-117 et 117-138 de notre ère). Elles nous offrent de multiples variations et angles d'approche pluridisciplinaires, et se placent sous le patronage illustre de l'oeuvre de Marguerite Yourcenar, Mémoires d'Hadrien (1951). Elles participent de surcroît à la commémoration des mille neuf-cents ans de la mort du vainqueur des Daces et des Parthes et de l'arrivée au pouvoir de son fils "adoptif", prince philhellène que la romancière avait élu, afin d'aborder les rapports entre mémoires humaines et Histoire. La littérature des périodes ancienne, médiévale, moderne et contemporaine est convoquée par les études ici rassemblées, tout autant que les arts et les nombreuses formes de représentations et illustrations des aventures humaines de ces deux princes placés naguère en tête de cet âge d'or de l'histoire romaine, le fameux siècle des Antonins, revisité depuis à toutes les époques qui se sont succédé.