Mon travail est comme une fresque de Tiepolo ", clamait Luigi Pirandello en réaction aux mises en scène trop pédantes de ses pièces, " perpétuellement balayé par un vent fantasque ".Prix Nobel de littérature en 1934, Luigi Pirandello (1867-1936) n'en reste pas moins un classique méconnu. Par ses quarante-trois pièces, sept romans et deux-cent quarante et une nouvelles ? auxquels s'ajoutent sept recueils de poèmes et des essais copieux ?, il a déployé une ?uvre monumentale et intimidante, qui sema la panique sur les scènes de l'époque avec une déconstruction audacieuse de la comédie bourgeoise.Six personnages en quête d'auteur, Ce soir on improvise ou Les Géants de la montagne ? des pièces montées par des monstres sacrés comme Ingmar Bergman, le Living Theater ou Giorgio Strehler ? ne sont que les arbres qui cachent une forêt obscure, dressée comme une forteresse par un Sicilien athée épris de philosophie. Sa force n'est pas dans l'intelligence mais dans le désespoir, dans une radicalité qui déchiffre sans pitié les contradictions de l'existence.Pirandello se disait lui-même balloté " dans un tumulte des pensées et des sentiments, dans lequel quiconque se sentirait chavirer comme dans les spirales tournoyantes d'une tempête ; un vertige à en mourir ou à devenir fou ".Son génie indéniable est à la mesure de cette onde de choc, des vagues inconsidérées qu'il provoque à son corps défendant, en essayant de contenir une énergie brute et éprouvante dans une " croûte conceptuelle ", dans une " coagulation douloureuse " : " mon travail est comme une fresque de Tiepolo ", clamait-il en réaction aux mises en scène trop pédantes de ses pièces, " perpétuellement balayé par un vent fantasque ".
Nombre de pages
128
Date de parution
08/10/2020
Poids
134g
Largeur
121mm
Plus d'informations
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EAN
9782825803011
Titre
Luigi Pirandello
Auteur
Lepori Pierre
Editeur
IDES CALENDES
Largeur
121
Poids
134
Date de parution
20201008
Nombre de pages
128,00 €
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Rien ne semblait destiner Philippe Rahmy (1965-2017) à devenir un écrivain voyageur, sur la lignée de ses consoeurs et de ses confrères helvétiques (Schwarzenbach, Maillard, Bouvier). La maladie génétique dont il est atteint (ostéogenèse imparfaite) l'oblige dès l'enfance à une extrême attention : ses premiers livres poétiques attestent d'un parcours dans la douleur et dans le corps qui ne prend jamais la forme de la plainte. En 2011, il est invité par l'Association des écrivains de Shanghai à une résidence de deux mois. La confrontation avec cette mégapole foisonnante donne naissance à Béton armé (2013), élu meilleur récit de voyage par le magazine « Lire ». Le voyage devient alors une nouvelle forme d'exploration romanesque, entre histoires et époques, entre autofiction et confrontation politique. La révolte politique se mêle à l?élan vital, dans une poignée de textes traversés par un puissant humanisme.
Il est inutile de le tirer par la queue : On le sait par expérience, le tatou ne cède pas si facilement. " Le tatou est à la fois courtois et tenace, il lit Cervantes, chantonne en marchant, lentement, à contre-courant. Si le tatou incarne la figure du rebelle, Fabio Pusterla maintient pourtant une subtile tension entre poétique et politique. Fabio Pusterla est né à Mendrisio en 1957. Essayiste, il est aussi traducteur et auteur de cinq recueils poétiques. Grand passeur de littérature française en italien, il a traduit sept ouvrages de Philippe Jaccottet. Il a reçu en 2007 le Prix Gottfried Keller pour l'ensemble de son oeuvre.
Lepori Mauro-Giuseppe ; Scola Angelo ; Ferracci Ma
Le prince des apôtres raconté par l'abbé général des cisterciens : un portrait intime, psychologique, humain de celui qui avait rêvé de ne jamais douter, mentir, trahir. Une histoire d'amour avec Dieu, vécue de l'intérieur. Comment la même personne a-t-elle pu tout quitter pour suivre un homme qu'elle ne connaissait pas, puis le renier après avoir reconnu en lui le messie ? Comment comprendre l'énigmatique " Quo vadis " et le martyr de l'Apôtre Pierre ? Ce parcours n'exprime-t-il pas le paradoxal désir infini d'amour qui réside en chaque homme ? Car le propos de Mauro Giuseppe Lepori est bien de montrer que la vie de Pierre est à l'image de la nôtre. A partir de 14 passages du Nouveau Testament, donc beaucoup sont des paroles de Pierre directement adressées à Jésus, nous entrons dans une proximité inédite avec le prince des Apôtres. Ses limites et ses qualités, ses péchés et sa sainteté, sa psychologie et son caractère sont révélés par les évangiles avec une précision étonnante. Bien plus qu'une énième biographie, l'étude de Mauro Giuseppe Lepori se lit comme une méditation sur l'existence.
Les portraits des saints, quand ils naissent, comme ici, d'une tentative passionnée d'identification avec leur expérience humaine, dépassent les limites de la simple biographie. La vie du Prince des Apôtres est racontée avec une forte capacité de pénétration psychologique et avec son timbre humain unique, de sorte que chacun d'entre nous peut s'y reconnaître. De cette façon, cet ouvrage peut être lu comme une méditation de premier ordre mais aussi comme une élémentaire, mais nullement banale, introduction à l'anthropologie chrétienne. Simon appelé Pierre est bien plus qu'un livre comme le rappelle Romano Guardini : c'est une rencontre qui prolonge d'un précieux anneau la chaîne de l'amitié humaine. Cardinal Angelo ScolaLicencié en philosophie et théologie à l'Université de Fribourg, Dom Mauro-Giuseppe Lepori est moine cistercien de l'abbaye d'Hauterive (Suisse) depuis 1984. Il en a été élu abbé en 1994.
Résumé : Le canton de Neuchâtel, presque un petit Département français ? En effet, la Principauté de Neuchâtel fut par deux fois en mains françaises : sous les Orléans-Longueville entre le XVIe et le XVIIe siècle, et lorsque le prince Berthier y " régna " de 1806 à 1814 ! Ce n'est qu'en 1848 que Neuchâtel devint un canton suisse à part entière. Mais c'est surtout en tant que pays frontalier, que Neuchâtel a subi tout naturellement l'influence de la France. De plus, Paris est le lieu de formation des artistes et des architectes suisses qui y vont fréquenter l'Ecole des Beaux-Arts, quand ils sont admis. Et puis il y a les fameux Salons où certains artistes neuchâtelois de renom y obtiennent médailles et distinctions. Citons par exemple Léopold Robert, figure majeure du Romantisme, qui s'y rendit célèbre. Certains de ces peintres suisses ouvrent eux-mêmes des ateliers, tel Charles Gleyre qui voit défiler nombre d'artistes français connus. Les échanges sont donc intenses entre Paris et Neuchâtel, dont le musée s'enrichit d??uvres d'artistes français, grâce à des legs et à des achats réguliers (voir liste ci-dessous). A l'inverse, nos artistes vont faire des paysages de leur pays d'accueil une source d'inspiration très riche, et ils rentreront en Suisse avec des ?uvres aujourd'hui dans les collections du Musée d'art et d'histoire, notamment. Il était temps de publier un ouvrage conçu et réalisé par des historiens de l'art qui retracent l'histoire des ?uvres, les contextualisent en établissant les liens nécessaires à leur compréhension, à leur évaluation et à leur réception. Ouvrage de référence pour les chercheurs, livre d'art bien documenté et richement illustré pour le simple amateur, ce livre aura sa place dans la bibliothèque du curieux.
Voici une démarche peu banale: publier une étude sans concession dédiée à Eduardo Arroyo, enfant terrible de la « figuration narrative », rédigée au milieu des années soixante par Michel Sager. Eduardo Arroyo, né sous la dictature du général Franco, choisit très tôt l'exil à Paris où il déploie une peinture violente et révoltée que Sager analyse sans mansuétude. Cette plume acérée nous convie de façon peu conventionnelle à découvrir au coeur d'une période tourmentée les premières toiles d'Arroyo, ce touche-à-tout qui depuis 50 ans pratique la peinture à l'huile, une technique en voie de disparition selon lui, sans délaisser l?écriture, sa vocation initiale.
Richard Serra opère un bouleversement radical de la sculpture en retrouvant la gravité terrestredes origines. Cet essai nous introduit dans un champ de forces primordiales où l'aimantation dupoids et de la masse du matériau fait s'effondrer la séduction de l'image. Au lieu d?être un objet de contemplation, chaque sculpture de Serra crée son propre espace-temps qui influe directement sur le corps et l'esprit du promeneur spectateur. Celui-ci éprouve la sensation d'un tangage à la recherche de ses propres repères. L'expérience est sans précédent. Elle donne à l'homme une nouvelle orientation sur la Terre.