Un goût à la voir nonpareil. Manger les images, essais d'iconophagie
Leplatre Olivier
KIME
27,00 €
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EAN :9782841748884
Des images sont-elles capables de nous mettre l'eau à la bouche ? Est-il concevable que nous ayons faim d'images jusqu'à désirer les manger effectivement ? Une anecdote ancienne, racontée par Pline, rappelle que le célèbre peintre Zeuxis avait si bien réussi à représenter une corbeille de fruits que des oiseaux, abusés, étaient venus la picorer. Attenter aux images, n'est-ce pas leur refuser leur existence même, nécessairement intouchable ? Mais que faire alors des Vanités de l'Age classique qui nous invitent à leur table, des performances de l'Eat Art pour lesquelles toute forme d'image ne fait sens qu'en vue de la dégustation ? Comment appréhender, sous l'angle iconique, la communion de l'hostie, les lactations de la Vierge ? Roland Barthes s'émerveille des oeuvres de Bernard Réquichot qui pratique la peinture en cuisinier ; Diderot regarde avec tous ses sens, goût compris, la raie de Chardin ; Dalí rêve que la "beauté sera comestible ou ne sera pas"... L'histoire des images et de leur approche montre, par d'innombrables exemples, qu'elles cherchent à éveiller notre appétit (ou provoquer notre dégoût) et qu'elles réclament parfois l'ingestion. Avérée ou fantasmée, l'iconophagie trouble les limites de l'intégrité des images ; elle invite à prendre la mesure de leur matérialité et des "échelles de leur consistance" (R Barthes), à évaluer avec quelle force de présence cette matérialité arraisonne notre sensibilité et nous touche au point que nous ayons envie, à notre tour, de les toucher.
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Nombre de pages
308
Date de parution
08/06/2018
Poids
402g
Largeur
145mm
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EAN
9782841748884
Titre
Un goût à la voir nonpareil. Manger les images, essais d'iconophagie
Auteur
Leplatre Olivier
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
402
Date de parution
20180608
Nombre de pages
308,00 €
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Le pouvoir, la parole. Les Fables ne cessent de nouer ce couple qui résume pour La Fontaine l'essence des activités et des relations humaines. De la scénographie commune du pouvoir et de la parole, le moraliste dégage une anthropologie négative où les dialogues de l'animal parlant condensent ce que, entre les hommes, les mots adressés à l'autre contiennent de violence et de méchanceté. C'est donc à l'examen d'une poétique de la parole barbare que s'attache d'abord la présente étude. Des histoires de bouches, quand le plaisir de manger rencontre celui de parler, quand la raison du plus fort se donne des raisons de massacrer d'innocentes victimes à coups de mots ; des histoires de loups sadiques, de chats cyniques, et des souris, des agneaux empêtrés dans leurs discours pour faire entendre raison à celui qui va les tuer. Le pouvoir, la parole. Par leur articulation, La Fontaine repense nos désirs, le passage de la nature à la culture, l'État, le droit ; il repense l'homme dans son rapport à lui-même et au monde. Et il s'interroge sur sa propre place, il se demande à quoi sert de parler aux hommes qui n'entendent que leurs passions, à quoi sert d'écrire. À rien peut-être sinon à l'essentiel : revendiquer le souvenir enfantin de se laisser prendre à de petites histoires de bêtes et d'hommes, comme ça, pour le plaisir, gratuitement. S'il est une poétique de la fable, elle est inséparable d'une éthique joyeuse de l'écriture et de la lecture, d'une morale de la séduction qui tend à reconstruire, à travers la complicité d'un écrivain avec son lecteur, l'utopie d'une humanité réconciliée.
L'oeuvre de Fénelon témoigne d'une profonde inquiétude du politique. Fénelon s'est constamment intéressé au gouvernement des hommes, il a toujours manifesté un souci de la chose publique. Or il n'a laissé aucune oeuvre théorique sur ce sujet et il s'est refusé à apparaître comme un penseur politique. Car, à ses yeux, le politique est toujours menacé de tragique et seules des valeurs morales et spirituelles qui lui sont supérieures peuvent parvenir à endiguer ses dérives et empêcher sa séduction. Telles sont les orientations de l'analyse de Fénelon et les bases de son programme de réformes pour la France. Dépendante d'une anthropologie négative, sa réflexion considère la politique comme le révélateur de ce que Pascal a pu appeler " le vilain fond de l'homme ". Cependant, répondre au défi d'une oeuvre pédagogique suppose un engagement optimiste et une foi en la perfectibilité des hommes. Fénelon parie sur l'hypothèse d'un bon gouvernement ou, du moins, sur la mise en lumière des conditions d'un pouvoir juste et pacifique. Pour autant, le recours à la fiction, nécessaire au précepteur qui entend instruire le prince, trahit un véritable déplacement du problème politique : au fil des textes d'imagination s'invente une solution moins technique que littéraire à l'inquiétude du politique et se dessine un repli des idées sur l'enchantement de l'écriture poétique.
PREAMBULE : COMMENT ETUDIER LE THEATRE I. Fondements de la communication théâtrale II. Eléments du spectacle théâtral à prendre en compte L'OUVRE ET SES CONTEXTES I. Chronologie II. La place de Dom Juan dans la vie et l'oeuvre de Molière III. La représentation de Dom Juan et sa réception polémique IV. Historique du texte V. Genèse de l'oeuvre VI. Aperçu du contexte socio-culturel VII. Libertins et libertinage au XVIIe siècle L'OUVRE EN EXAMEN I. Résumé de la pièce II. Pistes de lecture, à travers quelques mises en scène célèbres III. Etudes thématiques IV. L'oeuvre à l'examen ANNEXES I. Petite anthologie du mythe II. Liste des principales versions du mythe III. Lexique théâtral pour lire Dom Juan IV. Lexique de Dom Juan V. Lexique général Tableau de fréquence des personnages_BIBLIOGRAPHIE
Résumé : Le présent recueil jette un regard personnel sur 40 années de création musicale, au cours desquelles plusieurs de ses anticipations se sont trouvées vérifiées. Très peu de compositeurs ont ainsi longuement communiqué leurs observations et leurs spéculations sur un domaine bouleversé par des technologies nouvelles et par une profonde mutation sociale. Ce regard n'est pas rétrospectif : la musique concrète, la crise de mai 68, l'adieu aux "avant-gardes", l'émergence d'une culture mondiale, y sont vécus au présent, dans des articles devenus introuvables et rassemblés ici pour la première fois.
On esquisse dans ce livre une théorie et une pragmatique non-psychanalytiques de la psychanalyse. Non pas une étude comparée des théories de Lacan et de Laruelle, mais plutôt une "dualyse" de Lacan et de ses interprétations (philosophiques, puis intra-analytiques) selon un point de vue laruellien (non-psychanalytique et non-philosophique). L'analyse s'est auto-constituée, avec Freud et Lacan, autour d'un manque fondamental nommé tantôt désir inconscient, jouissance interdite, inexistence du rapport sexuel, ou encore réel impossible. Il est temps de partir d'une forclusion autrement plus radicale que le pas-tout lacanien: un "non" qui affecte désormais la psychanalyse autant que la philosophie et les prive de toute prétention à l'égard du Réel. Par la suspension des fondements mêmes de la psychanalyse (en particulier ses thèses sur le réel et la jouissance) et dans le cadre d'une mise à plat globale de la "suffisance" philosophique, on ne veut paradoxalement que généraliser et relayer positivement la psychanalyse lacanienne en l'extrayant, autant que possible, du discours philosophique. La non-philosophie en train de naître a besoin de la non-psychanalyse, donc de la psychanalyse comme matériau, incluant le corpus lacanien et sa glose dont on fait ici une sorte de "théorie unifiée", exhibée comme théorie du sujet (et) de la jouissance.