Le pouvoir et la parole dans les Fables de La Fontaine
Leplatre Olivier
PU LYON
27,40 €
Épuisé
EAN :9782729706920
Le pouvoir, la parole. Les Fables ne cessent de nouer ce couple qui résume pour La Fontaine l'essence des activités et des relations humaines. De la scénographie commune du pouvoir et de la parole, le moraliste dégage une anthropologie négative où les dialogues de l'animal parlant condensent ce que, entre les hommes, les mots adressés à l'autre contiennent de violence et de méchanceté. C'est donc à l'examen d'une poétique de la parole barbare que s'attache d'abord la présente étude. Des histoires de bouches, quand le plaisir de manger rencontre celui de parler, quand la raison du plus fort se donne des raisons de massacrer d'innocentes victimes à coups de mots ; des histoires de loups sadiques, de chats cyniques, et des souris, des agneaux empêtrés dans leurs discours pour faire entendre raison à celui qui va les tuer. Le pouvoir, la parole. Par leur articulation, La Fontaine repense nos désirs, le passage de la nature à la culture, l'État, le droit ; il repense l'homme dans son rapport à lui-même et au monde. Et il s'interroge sur sa propre place, il se demande à quoi sert de parler aux hommes qui n'entendent que leurs passions, à quoi sert d'écrire. À rien peut-être sinon à l'essentiel : revendiquer le souvenir enfantin de se laisser prendre à de petites histoires de bêtes et d'hommes, comme ça, pour le plaisir, gratuitement. S'il est une poétique de la fable, elle est inséparable d'une éthique joyeuse de l'écriture et de la lecture, d'une morale de la séduction qui tend à reconstruire, à travers la complicité d'un écrivain avec son lecteur, l'utopie d'une humanité réconciliée.
Nombre de pages
370
Date de parution
13/11/2002
Poids
560g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782729706920
Titre
Le pouvoir et la parole dans les Fables de La Fontaine
Auteur
Leplatre Olivier
Editeur
PU LYON
Largeur
155
Poids
560
Date de parution
20021113
Nombre de pages
370,00 €
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Observer leurs contemporains, pointer leurs travers, réfléchir sur le sens de l'existence: telles sont les préoccupations des moralistes. Et pour cela, pas question de se perdre en longs discours ni de céder au conformisme de la flatterie. Les mots fusent, et peuvent faire mal "Le stupide est un sot qui ne parle point, en cela plus supportable que le sot qui parle." Alors trêve de paroles inutiles, rassemblez vos esprits et passez à votre tour maître dans l'art de "piquer" vos adversaires. L'accompagnement critique met en valeur la singularité des oeuvres présentées - les Maximes de La Rochefoucauld, les Pensées de Pascal, les Fables de La Fontaine et Les Caractères de La Bruyère, tout en montrant que le recours à la forme brève vise au seul projet de défaire l'homme de ses illusions, non sans humour (voir le Groupement de textes). Si les Ouvertures replacent la forme brève dans le contexte culturel du XVIIe siècle, les Bilans récapitulent le chemin qu'elle a parcouru pour devenir l'une des pratiques d'écriture privilégiées du XXe siècle.Anthologie recommandée pour les classes de lycée.
L'oeuvre de Fénelon témoigne d'une profonde inquiétude du politique. Fénelon s'est constamment intéressé au gouvernement des hommes, il a toujours manifesté un souci de la chose publique. Or il n'a laissé aucune oeuvre théorique sur ce sujet et il s'est refusé à apparaître comme un penseur politique. Car, à ses yeux, le politique est toujours menacé de tragique et seules des valeurs morales et spirituelles qui lui sont supérieures peuvent parvenir à endiguer ses dérives et empêcher sa séduction. Telles sont les orientations de l'analyse de Fénelon et les bases de son programme de réformes pour la France. Dépendante d'une anthropologie négative, sa réflexion considère la politique comme le révélateur de ce que Pascal a pu appeler " le vilain fond de l'homme ". Cependant, répondre au défi d'une oeuvre pédagogique suppose un engagement optimiste et une foi en la perfectibilité des hommes. Fénelon parie sur l'hypothèse d'un bon gouvernement ou, du moins, sur la mise en lumière des conditions d'un pouvoir juste et pacifique. Pour autant, le recours à la fiction, nécessaire au précepteur qui entend instruire le prince, trahit un véritable déplacement du problème politique : au fil des textes d'imagination s'invente une solution moins technique que littéraire à l'inquiétude du politique et se dessine un repli des idées sur l'enchantement de l'écriture poétique.
PREAMBULE : COMMENT ETUDIER LE THEATRE I. Fondements de la communication théâtrale II. Eléments du spectacle théâtral à prendre en compte L'OUVRE ET SES CONTEXTES I. Chronologie II. La place de Dom Juan dans la vie et l'oeuvre de Molière III. La représentation de Dom Juan et sa réception polémique IV. Historique du texte V. Genèse de l'oeuvre VI. Aperçu du contexte socio-culturel VII. Libertins et libertinage au XVIIe siècle L'OUVRE EN EXAMEN I. Résumé de la pièce II. Pistes de lecture, à travers quelques mises en scène célèbres III. Etudes thématiques IV. L'oeuvre à l'examen ANNEXES I. Petite anthologie du mythe II. Liste des principales versions du mythe III. Lexique théâtral pour lire Dom Juan IV. Lexique de Dom Juan V. Lexique général Tableau de fréquence des personnages_BIBLIOGRAPHIE
L'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.
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