Londres, Aberdeen, Malmö, l'Allemagne, le Japon? autant de cas qui illustrent la diversité des approches retenues par les acteurs locaux pour jouer un rôle dans la transformation des systèmes énergétiques. En s'appuyant sur la géographie, la science politique, l'histoire, l'architecture, le droit, cet ouvrage collectif illustre combien la libéralisation du secteur de l'énergie engagée non seulement en Europe mais aussi hors d'Europe a conduit à une recomposition des partenariats entre les acteurs publics locaux, les États et le secteur privé.Si la montée en puissance des énergies renouvelables n'a pour autant pas (encore ?) offert une nouvelle chance aux utopies d'un habitat ou d'un territoire totalement autonome, elle a en revanche ouvert un large éventail de possibilités aux territoires. Projets citoyens, initiatives privées, stratégies publiques concourent à un renouvellement des pratiques et donnent lieu à des innovations susceptibles de toucher la forme des villes et l'économie de leur territoire sans oublier la production architecturale appelée à se refonder. On peut cependant s'interroger. Dans un monde fondé sur l'échange, la circulation, les réseaux, l'aspiration à l'autonomie énergétique n'est-elle pas un anachronisme ? La multiplicité des innovations locales change-t-elle radicalement la donne quant à l'équilibre des pouvoirs et des rapports de force entre États et acteurs locaux ? La question invite à appréhender la décentralisation énergétique à différentes échelles. C'est en effet dans l'articulation entre niveaux de gouvernance et dans l'interaction entre acteurs publics et acteurs privés que l'avenir de la transformation des systèmes énergétiques se prépare. Gilles Lepesant est géographe, directeur de recherche au CNRS, au Centre Marc Bloch (Berlin) et chercheur associé à l'Asian Center for Energy Studies (Hong-Kong). Ses travaux portent sur les mutations de la géographie de l'énergie en Europe à travers la montée en puissance des énergies renouvelables aux échelles européenne, nationale et locale et sur les enjeux industriels de la transition énergétique.
Nombre de pages
223
Date de parution
01/09/2018
Poids
388g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782858312771
Titre
Energies nouvelles, territoires autonomes ?
Auteur
Lepesant Gilles
Editeur
INALCO PRESSES
Largeur
160
Poids
388
Date de parution
20180901
Nombre de pages
223,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Depuis 1989, une géographie nouvelle de l'Europe du Centre-Est émerge. À l'échelle de la région, la fragmentation politique s'est accompagnée d'une intégration à l'Union européenne par les normes et par les échanges. À l'est du continent, une nouvelle cartographie des réseaux, des fenêtres maritimes, des discontinuités socio-économiques influe également sur la recomposition de cet entre-deux"qui s'étire de la Baltique à l'Adriatique. Les stratégies des investisseurs européens, américains et asiatiques ont dessiné de nouveaux bassins de production. À ce jeu, certains territoires sont valorisés, d'autres marginalisés. Comment dès lors contenir les disparités spatiales, réformer la gouvernance des métropoles, soutenir l'émergence d'une économie de la connaissance pour que l'Europe centrale conjure enfin cette position périphérique qu'elle doit au moins autant à l'histoire qu'à la géographie? Des stratégies novatrices d'aménagement et de développement des territoires sont à réinventer. Ici, l'Union européenne n'apporte pas que son marché, elle met à disposition des pratiques éprouvées, des partenariats, des financements. En s'inscrivant dans les paradigmes contemporains de la géographie économique, en comparant les stratégies de développement déployées par les États d'Europe centrale à d'autres, irlandaises ou asiatiques notamment, ce livre fournit aux étudiants, aux décideurs et aux entrepreneurs une grille de lecture précieuse pour la compréhension de la nouvelle géographie du continent européen."
Soulignant les risques d'instabilité en Europe centrale et orientale, l'Allemagne refuse que les limites orientales de l'Union européenne et de l'OTAN coincident durablement avec ses propres frontières. Formulée par les dirigeants allemands dès 1989-90, cette vision géopolitique a valu à la Pologne et à la République tchèque un soutien allemand constant et déterminant dans leur stratégie d'intégration au sein des structures politiques, économiques et militaires occidentales. La gestion des frontières orientales de l'Europe s'annonce comme un défi majeur pour l'Union Européenne élargie.
Enjeux géopolitiques, politiques climatiques, mutations technologiques : autant de facteurs qui dessinent un paysage nouveau de l’énergie. À l’échelle mondiale, l’Asie est devenue un pôle majeur pour la consommation de pétrole, de charbon, de gaz et la hiérarchie des pôles de production évolue sans que la fin des énergies fossiles soit en vue. À l’échelle européenne, l’espace énergétique se recompose également sous l’effet d’une vision ambitieuse : atteindre la neutralité climatique en 2050. La montée en puissance des énergies renouvelables, l’ouverture des marchés, le renforcement des interconnexions entre États-membres structurent un espace qui ne se résume déjà plus à une juxtaposition de marchés nationaux centrés sur eux-mêmes. À l’échelle des États, la production décentralisée revêt des enjeux majeurs. Quid de l’architecture des réseaux, du rôle des États, des villes, des citoyens à l’heure où chacun(e) peut produire son électricité ? Peut-on finalement escompter qu’avec la montée en puissance des énergies renouvelables et des besoins en batteries, la géographie des gisements comptera moins demain que celle des brevets ? L'auteur fournit dans cet ouvrage les clefs des mutations techniques et géopolitiques à l’œuvre à différentes échelles et souligne les questions qu’elles induisent, notamment pour les Européens et pour leurs voisins proches.
Lepesant Gilles ; Besters-Dilger Juliane ; Boyko N
La " révolution orange " amorcée en novembre 2004 a illustré et dramatisé la profonde crise d'identité qui traverse l'Ukraine depuis son indépendance. De l'ère soviétique, ce pays a émergé avec des frontières récentes, une minorité russe (représentant 20 % de la population) concentrée dans les régions industrielles de l'Est, et un territoire composite à la lisière des anciens Empires russe et austro-hongrois. Or comment organiser la coexistence entre russophones et ukrainophones ? Quelle place accorder aux orthodoxes des différents patriarcats, aux catholiques, aux gréco-catholiques ? Sur quelle politique étrangère rassembler ce pays, malgré les clivages qui minent son intégrité depuis ses origines ? Dans ces domaines constitutifs d'une identité nationale (langue, religion, orientation stratégique), l'Ukraine a, depuis 1991, connu bien des confrontations..., mais elle a également su développer un " savoir-vivre ensemble ". C'est en croisant leurs analyses que les auteurs de cet ouvrage - chercheurs européens issus de disciplines différentes - éclairent les origines, la signification et les enjeux pour l'Europe des transformations en cours dans ce pays-frontière.
Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times. Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times.
La Bible est (presque) toujours lue en traduction. C'est même parce qu'elle est traduite qu'elle peut se transmettre et nourrir l'imaginaire des lecteurs et lectrices. Mais dans les faits, personne n'a lu la même version du texte. Claire Placial rappelle ainsi que la Bible n'existe pas : il n'y a que des Bibles. D'une édition à l'autre, d'une traduction à l'autre, non seulement le texte change, mais aussi sa disposition (en prose, en vers libres, en vers réguliers), révélant une pluralité de lectures qui en fait toute la richesse. Aboutissement de 15 ans de recherche et d'enseignement en littérature comparée, cet ouvrage s'appuie sur l'étude du cas de la Bible pour renouveler notre regard sur tous les textes littéraires en traduction. De la lecture solitaire à l'étude en classe, l'autrice revendique que nous gagnons à lire des textes traduits, car ils portent en eux à la fois le texte d'origine, et la lecture qu'en a faite le traducteur ou la traductrice. L'étude des traductions est ainsi une école de la lecture qui nous ouvre à la littérature mondiale.
Peut-on rompre complètement avec son pays, sa culture, sa famille ? Si les évènements géopolitiques entrainent parfois des ruptures profondes dans la vie des individus, ce numéro nous montre que le lien n'est jamais complètement rompu. Dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, de jeunes chercheurs et chercheuses ont choisi d'interroger la notion de "rupture" , particulièrement éclairante pour comprendre les sociétés d'Europe centrale et orientale, où une même génération a parfois connu différents régimes politiques, frontières, nationalités, langues et identités. N'y a-t-il pas toujours une forme de continuité entre ce qui "était" et ce qui "sera" ? Les travaux réunis ici explorent les transformations des Etats, des sociétés, des identités, des pratiques culturelles et des imaginaires à l'épreuve de la rupture. Ils mettent en lumière des formes de résistance et d'héritage, souvent invisibles, qui persistent et continuent de façonner les sociétés. Ce numéro, issu des Doctoriales de l'Europe médiane de l'espace (post-)soviétique, nous invite à repenser la relation complexe entre changement et permanence, choc et mémoire, effondrement et héritage, à l'heure où le monde semble, à nouveau, se redéfinir.
À travers la traduction, le yiddish révèle son rôle singulier : langue-carrefour pourvue d'une étonnante vitalité et d'ambitions sans cesse renouvelées. Le yiddish a été, durant toute son histoire, dans une position d'intenses échanges avec d'autres langues, au sein même du monde juif (diglossie fondatrice avec l'hébreu), mais aussi avec les langues d'Europe orientale (ukrainien, polonais, russe, allemand?), puis des pays d'émigration. Pour cette raison, la traduction est un lieu d'observation privilégié des problématiques sociales et politiques, des ambitions culturelles et esthétiques, qui ont modelé cette langue longtemps minorée au long des deux derniers siècles. Le yiddish n'a cessé d'être questionné, travaillé, redéfini par la traduction. Son image s'en est trouvé modifiée aux yeux de ses locuteurs comme à ceux du monde. Dans ce numéro spécial, nous proposons, à travers analyses générales et études de cas, une exploration des évolutions du yiddish dans et par la traduction, depuis le folklore jusqu'aux communautés hassidiques contemporaines.