Géographie économique de l'Europe centrale. Recomposition et européanisation des territoires
Lepesant Gilles
SCIENCES PO
22,50 €
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EAN :9782724611885
Depuis 1989, une géographie nouvelle de l'Europe du Centre-Est émerge. À l'échelle de la région, la fragmentation politique s'est accompagnée d'une intégration à l'Union européenne par les normes et par les échanges. À l'est du continent, une nouvelle cartographie des réseaux, des fenêtres maritimes, des discontinuités socio-économiques influe également sur la recomposition de cet entre-deux"qui s'étire de la Baltique à l'Adriatique. Les stratégies des investisseurs européens, américains et asiatiques ont dessiné de nouveaux bassins de production. À ce jeu, certains territoires sont valorisés, d'autres marginalisés. Comment dès lors contenir les disparités spatiales, réformer la gouvernance des métropoles, soutenir l'émergence d'une économie de la connaissance pour que l'Europe centrale conjure enfin cette position périphérique qu'elle doit au moins autant à l'histoire qu'à la géographie? Des stratégies novatrices d'aménagement et de développement des territoires sont à réinventer. Ici, l'Union européenne n'apporte pas que son marché, elle met à disposition des pratiques éprouvées, des partenariats, des financements. En s'inscrivant dans les paradigmes contemporains de la géographie économique, en comparant les stratégies de développement déployées par les États d'Europe centrale à d'autres, irlandaises ou asiatiques notamment, ce livre fournit aux étudiants, aux décideurs et aux entrepreneurs une grille de lecture précieuse pour la compréhension de la nouvelle géographie du continent européen."
Nombre de pages
351
Date de parution
13/01/2011
Poids
343g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782724611885
Titre
Géographie économique de l'Europe centrale. Recomposition et européanisation des territoires
Auteur
Lepesant Gilles
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
135
Poids
343
Date de parution
20110113
Nombre de pages
351,00 €
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Soulignant les risques d'instabilité en Europe centrale et orientale, l'Allemagne refuse que les limites orientales de l'Union européenne et de l'OTAN coincident durablement avec ses propres frontières. Formulée par les dirigeants allemands dès 1989-90, cette vision géopolitique a valu à la Pologne et à la République tchèque un soutien allemand constant et déterminant dans leur stratégie d'intégration au sein des structures politiques, économiques et militaires occidentales. La gestion des frontières orientales de l'Europe s'annonce comme un défi majeur pour l'Union Européenne élargie.
Londres, Aberdeen, Malmö, l'Allemagne, le Japon? autant de cas qui illustrent la diversité des approches retenues par les acteurs locaux pour jouer un rôle dans la transformation des systèmes énergétiques. En s'appuyant sur la géographie, la science politique, l'histoire, l'architecture, le droit, cet ouvrage collectif illustre combien la libéralisation du secteur de l'énergie engagée non seulement en Europe mais aussi hors d'Europe a conduit à une recomposition des partenariats entre les acteurs publics locaux, les États et le secteur privé.Si la montée en puissance des énergies renouvelables n'a pour autant pas (encore ?) offert une nouvelle chance aux utopies d'un habitat ou d'un territoire totalement autonome, elle a en revanche ouvert un large éventail de possibilités aux territoires. Projets citoyens, initiatives privées, stratégies publiques concourent à un renouvellement des pratiques et donnent lieu à des innovations susceptibles de toucher la forme des villes et l'économie de leur territoire sans oublier la production architecturale appelée à se refonder. On peut cependant s'interroger. Dans un monde fondé sur l'échange, la circulation, les réseaux, l'aspiration à l'autonomie énergétique n'est-elle pas un anachronisme ? La multiplicité des innovations locales change-t-elle radicalement la donne quant à l'équilibre des pouvoirs et des rapports de force entre États et acteurs locaux ? La question invite à appréhender la décentralisation énergétique à différentes échelles. C'est en effet dans l'articulation entre niveaux de gouvernance et dans l'interaction entre acteurs publics et acteurs privés que l'avenir de la transformation des systèmes énergétiques se prépare. Gilles Lepesant est géographe, directeur de recherche au CNRS, au Centre Marc Bloch (Berlin) et chercheur associé à l'Asian Center for Energy Studies (Hong-Kong). Ses travaux portent sur les mutations de la géographie de l'énergie en Europe à travers la montée en puissance des énergies renouvelables aux échelles européenne, nationale et locale et sur les enjeux industriels de la transition énergétique.
Enjeux géopolitiques, politiques climatiques, mutations technologiques : autant de facteurs qui dessinent un paysage nouveau de l’énergie. À l’échelle mondiale, l’Asie est devenue un pôle majeur pour la consommation de pétrole, de charbon, de gaz et la hiérarchie des pôles de production évolue sans que la fin des énergies fossiles soit en vue. À l’échelle européenne, l’espace énergétique se recompose également sous l’effet d’une vision ambitieuse : atteindre la neutralité climatique en 2050. La montée en puissance des énergies renouvelables, l’ouverture des marchés, le renforcement des interconnexions entre États-membres structurent un espace qui ne se résume déjà plus à une juxtaposition de marchés nationaux centrés sur eux-mêmes. À l’échelle des États, la production décentralisée revêt des enjeux majeurs. Quid de l’architecture des réseaux, du rôle des États, des villes, des citoyens à l’heure où chacun(e) peut produire son électricité ? Peut-on finalement escompter qu’avec la montée en puissance des énergies renouvelables et des besoins en batteries, la géographie des gisements comptera moins demain que celle des brevets ? L'auteur fournit dans cet ouvrage les clefs des mutations techniques et géopolitiques à l’œuvre à différentes échelles et souligne les questions qu’elles induisent, notamment pour les Européens et pour leurs voisins proches.
Lepesant Gilles ; Besters-Dilger Juliane ; Boyko N
La " révolution orange " amorcée en novembre 2004 a illustré et dramatisé la profonde crise d'identité qui traverse l'Ukraine depuis son indépendance. De l'ère soviétique, ce pays a émergé avec des frontières récentes, une minorité russe (représentant 20 % de la population) concentrée dans les régions industrielles de l'Est, et un territoire composite à la lisière des anciens Empires russe et austro-hongrois. Or comment organiser la coexistence entre russophones et ukrainophones ? Quelle place accorder aux orthodoxes des différents patriarcats, aux catholiques, aux gréco-catholiques ? Sur quelle politique étrangère rassembler ce pays, malgré les clivages qui minent son intégrité depuis ses origines ? Dans ces domaines constitutifs d'une identité nationale (langue, religion, orientation stratégique), l'Ukraine a, depuis 1991, connu bien des confrontations..., mais elle a également su développer un " savoir-vivre ensemble ". C'est en croisant leurs analyses que les auteurs de cet ouvrage - chercheurs européens issus de disciplines différentes - éclairent les origines, la signification et les enjeux pour l'Europe des transformations en cours dans ce pays-frontière.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.