Alphonse Dupront : De la Roumanie. Textes suivis d'une correspondance avec Emil Cioran, Mircea Eliad
Lemny Stefan
INALCO PRESSES
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EAN :9782858314287
La France et la Roumanie des années 1930 aux années 1960, à travers les textes d'Alphonse Dupront, ancien président de la Sorbonne : ses discours, rapports et écrits personnels, mais surtout les lettres échangées avec Ionesco, Cioran et Eliade. L'histoire d'amitiés profondes et d'une passion pour la Roumanie.La passion pour la Roumanie est une dimension méconnue de la personnalité d'Alphonse Dupront (1905-1990), historien des sensibilités collectives et anthropologue du sacré, dont la thèse, Le Mythe de croisade (1956), a fait date dans l'historiographie française. Cette passion est née alors qu'il était à la tête de l'Institut français de Bucarest, entre 1932 et 1940, et l'a accompagné pendant la prodigieuse carrière scientifique qu'il a poursuivie en France, à l'université de Montpellier, puis à la Sorbonne. Éparpillés dans des publications peu accessibles ou totalement inédits, les textes réunis pour la première fois dans ce volume sont un témoignage révélateur de son regard clairvoyant sur l'histoire et les réalités roumaines, dans la continuité d'un Michelet ou d'un Quinet. Ce volume, introduit par une conséquente étude sur le volet roumain de la biographie intellectuelle de Dupront, contient aussi sa correspondance avec Cioran, Ionesco et Eliade, qu'il a soutenus lors de leur difficile installation en France. Stefan Lemny est docteur de l'EHESS et spécialiste de l'histoire culturelle. Il a notamment publié Les Cantemir : l'aventure européenne d'une famille princière au XVIIIe siècle (Paris, Complexe, 2009) et Emmanuel Le Roy Ladurie : une vie face à l'histoire (Paris, Hermann, 2018).
Nombre de pages
342
Date de parution
12/09/2023
Poids
529g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782858314287
Titre
Alphonse Dupront : De la Roumanie. Textes suivis d'une correspondance avec Emil Cioran, Mircea Eliad
Auteur
Lemny Stefan
Editeur
INALCO PRESSES
Largeur
160
Poids
529
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20230912
Nombre de pages
342,00 €
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Historien de haut vol " , " magicien de l'histoire " , " historien total " : peu d'historiens ont inspiré autant de superlatifs qu'Emmanuel Le Roy Ladurie. Né en 1929, auteur d'ouvrages tels que Paysans de Languedoc (1966), Histoire du climat depuis l'an mil (1967) et Montaillou, village occitan (1975), il a marqué de sa pensée et de sa plume l'historiographie de la deuxième moitié du XXe siècle, qui a vu naître des courants novateurs comme l'histoire des Annales, l'histoire quantitative ou l'histoire du climat. Toutefois, si l'oeuvre d'Emmanuel Le Roy Ladurie est décisive, elle n'explique pas toute seule sa renommée exceptionnelle. Le rôle majeur qu'il a joué dans le développement de plusieurs institutions prestigieuses - l'EHESS, le Collège de France, la BnF, l'Institut de France - n'y a pas moins contribué. On pourrait ajouter la place inégalable qu'il a occupée sur la scène médiatique et ses prises de position dans les débats de société, notamment en faveur des droits de l'homme dans le années 70 et 80, au plus fort du totalitarisme communiste. Cette biographie est la première à faire revivre la personnalité de l'historien dans toute sa complexité, à partir de fonds d'archives inédits. Au-delà de l'historiographie, cet ouvrage permet d'explorer la vie intellectuelle des soixante dernières années dont Emmanuel Le Roy Ladurie fut un incontournable acteur et un précieux témoin.
La vie de Jean-Louis Carra (1742-1793) offre un matériau de roman. Enfant malheureux de Bresse, emprisonné pour une bagatelle infantile alors qu'il est encore au collège de Mâcon, collaborateur de la grande Encyclopédie, protégé par Voltaire et Diderot, voyageur attiré par les confins orientaux de l'Europe, secrétaire de quelques grands aristocrates, écrivain, pamphlétaire... Aucune des " modes " de son temps ne manque à son parcours : philosophie politique, histoire, physique, vol en ballon, mesmérisme. Il se fait remarquer de bonne heure sur la scène révolutionnaire et atteint vite à la célébrité grâce aux Annales patriotiques et littéraires. Après avoir participé à la chute de la monarchie, il est nommé à la tête de la Bibliothèque nationale, dont il avait été un modeste employé, puis obtient le meilleur suffrage de tous les candidats aux élections de la Convention. Député, il s'illustre au cours de plusieurs missions délicates dans l'Armée du Centre et en Vendée. Girondin pour les Montagnards et Montagnard pour les Girondins, il partage finalement le sort de ces derniers dans leur supplice du 31 octobre 1793. Une vie agitée, une carrière éclair, miroirs étonnants des passions et mouvements de la petite bourgeoisie, et surtout une œuvre considérable de propagande révolutionnaire au service de la République.
La discrétion de Brancusi, qui ne s'affichait pas dans les soirées mondaines, préférant accueillir ses amis à son atelier, et celle de Duchamp, qui n'évoquait jamais en public ses liens avec lui, ont fait oublier l'amitié qui les unissait. On savait que Marcel Duchamp avait ouvert au sculpteur roumain les portes du marché de l'art américain, et qu'il y avait trouvé un intérêt financier, mais on ne devinait pas la solide entente qui pouvait exister, en dépit de démarches si différentes, entre ces deux artistes qui ont marqué le XXe siècle. La correspondance réunie et présentée par Doïna Lemny offre un éclairage inédit sur cette relation restée longtemps méconnue.
Nous entraînant dans sa quête de "l'essence des choses", Brancusi nous propose de franchir toutes sortes de frontières, géographiques, historiques ou formelles. De sa Roumanie natale à Paris, à travers l'Europe, ainsi qu'aux Etats-Unis, en Inde et en Egypte, il effectue un parcours qui le mène à une sculpture originale, dépouillée de toute influence. Ce livre nous donne accès à une création exceptionnelle, désormais dans la mémoire collective et qui, au début du XXe siècle, a ouvert des voies vers la modernité.
Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times. Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times.
La Bible est (presque) toujours lue en traduction. C'est même parce qu'elle est traduite qu'elle peut se transmettre et nourrir l'imaginaire des lecteurs et lectrices. Mais dans les faits, personne n'a lu la même version du texte. Claire Placial rappelle ainsi que la Bible n'existe pas : il n'y a que des Bibles. D'une édition à l'autre, d'une traduction à l'autre, non seulement le texte change, mais aussi sa disposition (en prose, en vers libres, en vers réguliers), révélant une pluralité de lectures qui en fait toute la richesse. Aboutissement de 15 ans de recherche et d'enseignement en littérature comparée, cet ouvrage s'appuie sur l'étude du cas de la Bible pour renouveler notre regard sur tous les textes littéraires en traduction. De la lecture solitaire à l'étude en classe, l'autrice revendique que nous gagnons à lire des textes traduits, car ils portent en eux à la fois le texte d'origine, et la lecture qu'en a faite le traducteur ou la traductrice. L'étude des traductions est ainsi une école de la lecture qui nous ouvre à la littérature mondiale.
Peut-on rompre complètement avec son pays, sa culture, sa famille ? Si les évènements géopolitiques entrainent parfois des ruptures profondes dans la vie des individus, ce numéro nous montre que le lien n'est jamais complètement rompu. Dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, de jeunes chercheurs et chercheuses ont choisi d'interroger la notion de "rupture" , particulièrement éclairante pour comprendre les sociétés d'Europe centrale et orientale, où une même génération a parfois connu différents régimes politiques, frontières, nationalités, langues et identités. N'y a-t-il pas toujours une forme de continuité entre ce qui "était" et ce qui "sera" ? Les travaux réunis ici explorent les transformations des Etats, des sociétés, des identités, des pratiques culturelles et des imaginaires à l'épreuve de la rupture. Ils mettent en lumière des formes de résistance et d'héritage, souvent invisibles, qui persistent et continuent de façonner les sociétés. Ce numéro, issu des Doctoriales de l'Europe médiane de l'espace (post-)soviétique, nous invite à repenser la relation complexe entre changement et permanence, choc et mémoire, effondrement et héritage, à l'heure où le monde semble, à nouveau, se redéfinir.
À travers la traduction, le yiddish révèle son rôle singulier : langue-carrefour pourvue d'une étonnante vitalité et d'ambitions sans cesse renouvelées. Le yiddish a été, durant toute son histoire, dans une position d'intenses échanges avec d'autres langues, au sein même du monde juif (diglossie fondatrice avec l'hébreu), mais aussi avec les langues d'Europe orientale (ukrainien, polonais, russe, allemand?), puis des pays d'émigration. Pour cette raison, la traduction est un lieu d'observation privilégié des problématiques sociales et politiques, des ambitions culturelles et esthétiques, qui ont modelé cette langue longtemps minorée au long des deux derniers siècles. Le yiddish n'a cessé d'être questionné, travaillé, redéfini par la traduction. Son image s'en est trouvé modifiée aux yeux de ses locuteurs comme à ceux du monde. Dans ce numéro spécial, nous proposons, à travers analyses générales et études de cas, une exploration des évolutions du yiddish dans et par la traduction, depuis le folklore jusqu'aux communautés hassidiques contemporaines.