Lejean Guillaume ; Lorain Marie-Thérèse ; Lory Ber
NON LIEU
24,99 €
Epuisé
EAN :9782352701064
Au milieu du XIXe siècle, la Turquie d'Europe, que nous appelons aujourd'hui les Balkans, est encore largement méconnue. Sa cartographie présente de larges taches blanches. Les géographes de toute l'Europe occidentale entreprennent donc de combler ces lacunes, avec d'autant plus d'empressement que l'Empire ottoman, vacillant, est la proie des appétits territoriaux des puissances européennes (Autriche, Russie, France et Angleterre), tandis que de nombreux peuples se soulèvent pour leur indépendance. Guillaume Lejean (1824-1871) est chargé, entre 1856 et 1870, de six missions par le gouvernement français. Pendant plusieurs mois, à plusieurs reprises, il parcourt inlassablement le Balkan central et oriental, chaîne de montagnes complexe que les Russes, en 1828-1829, avaient déclaré infranchissable. Soutenu par des sommités scientifiques françaises et en relation suivie avec ses pairs allemands et autrichiens, il contribue de façon importante à la cartographie de la région et à la connaissance de ses peuples. Mort prématurément, Lejean n'a pu mener jusqu'au bout le vaste projet qui l'avait animé, et il n'a pu fournir la synthèse de ses nombreux écrits. Ce sont ces textes - articles de revues savantes ou destinés au grand public - qui sont ici rassemblés pour la première fois. On y retrouve ses grandes qualités d'observateur, son jugement toujours nuancé, son intérêt pour la topographie mais aussi pour les moeurs et les conditions de vie des populations roumaines, bulgares, albanaises, pour le Monténégro combattant et la civilisation ottomane.
Nombre de pages
493
Date de parution
19/10/2011
Poids
770g
Plus d'informations
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EAN
9782352701064
Titre
Voyages dans les Balkans. 1857-1870
Auteur
Lejean Guillaume ; Lorain Marie-Thérèse ; Lory Ber
Editeur
NON LIEU
Largeur
0
Poids
770
Date de parution
20111019
Nombre de pages
493,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Guillaume Lejean (1824-1871), voyageur et géographe breton, a effectué ses voyages en orient entre 1866 et 1870 et le récit en a été publié dans Le Tour du Monde, grande revue géographique et ethnographique française, entre 1867 et 1873. Lejean était envoyé en mission par les ministères français des affaires étrangères et de l'instruction publique. Ces voyages dans la partie orientale de l'empire ottoman et dans l'Inde anglaise nous valent un récit tout à la fois géographique, archéologique, sociologique, économique et politique de la vie des peuples subissant durement la domination des ottomans, des anglais et des maharadjas, dans des régions que les affrontements entre la Russie et l'Angleterre rendent difficiles et périlleux. homme rude, merveilleux observateur, sensible tant aux aspects physiques et aux modes de vie des peuples - notamment ceux des femmes - qu'à la beauté des paysages traversés, attentif aux traces du périple d'Alexandre le Grand, Lejean est l'un des voyageurs les plus captivants de son temps. Oublié après sa mort, il a été redécouvert dans les années 1990. Dans des pages passionnantes et souvent éblouissantes, il nous montre à quel point ces régions, toujours en proie à des conflits compliqués, étaient déjà au XIXe siècle l'une des parties les plus agitées de la planète. A ce titre, ce livre reste pour le lecteur d'aujourd'hui un document passionnant.
« Par une orageuse journée d'hiver, un petit cutter sortait de Brest, ayant à bord quelques matelots et notre jeune garde-marine. La mer était affreuse, le vent furieux. Un grain emporte le mât du frêle navire ; les marins, éperdus, tombent à genoux et refusent de continuer un travail en quelque sorte inutile. Charette les presse, les supplie, les menace. Rien ne lui réussit. Il arme froidement un pistolet et brûle la cervelle à l'un des plus obstinés. Les autres, atterrés, se portent alors à la manoeuvre. » Préface et notes de Jean-Yves Guiomar.
En région parisienne, un PDG a été savamment assassiné en un lieu dont personne ne soupçonnait l'existence. Un bunker pour milliardaires, devant servir de refuge au jour de la catastrophe qui vient. Le commandant Ronan Sénéchal aurait préféré ne pas être appelé sur cette affaire le jour de la naissance de son fils. Le tueur a laissé un message, il ne s'arrêtera pas là. En région lyonnaise, le corps d'un jeune youtubeur, connu pour appartenir a? la mouvance écologiste radicale, a été repêché dans un étang. Le capitaine Irina Kowalski peine a? comprendre qui a éliminé l'activiste qui voulait sauver le monde du changement climatique. Les deux enquêteurs vont plonger malgré eux dans l'univers du survivalisme et son emprise sur les esprits. Une descente aux enfers parmi manipulateurs et comploteurs convaincus que le Grand Effondrement est imminent.
En région parisienne, un PDG est retrouvé assassiné dans un bunker pour milliardaires, construit en vue d'une catastrophe imminente. Le tueur a laissé un message sur le cadavre, il ne s'arrêtera pas là. En région lyonnaise, le corps d'un jeune youtubeur, membre d'une mouvance écologiste radicale, est repêché dans un étang. Qui a bien pu éliminer un activiste voulant sauver le monde du changement climatique ? Les deux enquêtes vont converger dans l'univers du survivalisme, parmi les manipulateurs et les complotistes convaincus que le grand effondrement est inévitable. Et pendant ce temps, l'horloge de l'apocalypse continue d'égrener son compte à rebours. Minuit approche.
En ces années de l'entre-deux-guerres, marquées par des évolutions techniques considérables, le cinéma occupe, à côté du théâtre, une place non négligeable dans la vie d'Antonin Artaud. Cette place fut trop souvent ignorée ou minorée par la critique, peut-être en raison du caractère de divertissement populaire généralement attribué au cinéma, , peut-être aussi à cause des mobiles alimentaires fréquemment invoqués par Artaud lui-même pour justifier sa participation aux tournages. Cependant il eut la chance de tourner avec les plus grands réalisateurs de son temps : Abel Gance, Marcel L'Herbier, Maurice Tourneur, pour le domaine français ; Georg Wilhelm Pabst, Fritz Lang, Karl Theodor Dreyer, pour les domaines allemand et scandinave. Par conséquent, il apparaît dans des films tenus aujourd'hui encore pour des chefs-d'oeuvre du cinéma muet ou parlant. Bien qu'il incarne à l'écran le plus souvent des personnages secondaires, il obtint quelques rôles d'importance, lesquels se distinguent par une interprétation atypique, quasi indissociable de sa personne : Marat dans le Napoléon d'Abel Gance, le moine Massieu dans La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, le prédicateur Savonarole dans Lucrèce Borgia, d'Abel Gance, ou encore le Rémouleur ange-gardien dans Liliom de Fritz Lang. En sus de sa carrière d'acteur " à-tout-faire ", Artaud s'adonne à l'écriture de scénarios, pratique très en vogue à l'époque, et partagée par nombre de poètes associés de près ou de loin au mouvement surréaliste. Dans le cadre de cet ouvrage, est développée une étude détaillée de ces textes, en prêtant une attention particulière à celui qui servit de support à la réalisation par Germaine Dulac de La Coquille et le Clergyman, considéré comme le premier film surréaliste. Le rapport du poète au cinéma se révèle toutefois ambigu, comme le prouve - à la lecture notamment de ses lettres - l'expression récurrente d'un certain dégoût, sa critique portant aussi bien sur la fadeur ou l'inanité des rôles qui lui sont confiés que sur l'industrialisation croissante du secteur, La condamnation tardive du cinéma par Artaud - condamnation liée à sa machinerie oppressive, tributaire du capitalisme, et à son idéologie visant la colonisation des esprits - n'est pas totale : pour cet éternel révolté, il était impossible d'en finir avec ce médium qui a fortement influencé sa théorie théâtrale
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".