LA FAMINE DES TEMPS MODERNES. Essai sur le chômeur
Lecerf Eric
L'HARMATTAN
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EAN :9782738413086
Le chômage fut d'abord perçu comme un non-sens, une négation de la Raison. D'une part, car il était la conséquence d'une liberté récemment acquise, l'esclave ignorant le chômage. D'autre part, car sa présence indiquait que le travail des hommes, qui avait permis à l'Humanité de dominer la Nature, pût être inutile. Deux siècles de salariat nous ont fait oublier ce questionnement originel et nous ont conduit à penser que le chômage serait un phénomène naturel. A l'image de la famine des temps passés, il serait indépendant de notre volonté, puisque relevant d'un ordre qui nous dépasse : l'Economie. Comprendre cette évolution des représentations, et par là-même penser le chômage, conduit à interroger les mots' eux-mêmes sur leur histoire. Témoin en est la substitution du "chômeur" au " sans-travail ", effectuée à la fin du siècle dernier, en une période où l'Etat, régulateur des tensions sociales, demeurait une utopie. L'invention de ce nouveau terme, le " chômeur ", suscita à l'intérieur du mouvement ouvrier un débat destiné à déterminer dans quelles conditions opérer un choix entre exclusion et solidarité. Afin de mener ce débat, réformistes et révolutionnaires adoptèrent une même démarche : la Morale doit être prédominante sur l'Economie. Loin de renoncer à son rôle d'éducateur, le mouvement ouvrier fut bien alors ce " philosophe spontané " dont Auguste Comte avait annoncé l'avènement dès 1848. " Philosophe spontané" qui, aujourd'hui, alors que l'étude du chômage se limite à ordonner courbes et statistiques, fait souvent défaut.
Nombre de pages
222
Date de parution
03/05/2000
Poids
276g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738413086
Titre
LA FAMINE DES TEMPS MODERNES. Essai sur le chômeur
ISBN
2738413080
Auteur
Lecerf Eric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
276
Date de parution
20000503
Nombre de pages
222,00 €
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ESSAIS Stephan Vaquero, "La pensée politique dans l'Espagne de Baltasar Gracián : jeu et règles de la prudence à l'âge classique" . TRADUCTION Antonio Negri, "En relisant Hegel, philosophe du droit" . HENRI BERGSON : RECEPTIONS Eric Lecerf, "Le ressaisissement métaphysique comme figure concrète de l'émancipation" ; Jean-Marc Levent, "L'interprétation marxiste du bergsonisme dans l'entre-deux-guerres" ; Georges Navet, "Le bergsonisme d'Albert Thibaudet" ; Patrice Vermeren, "1949 : déclin et mort du bergsonisme ? " ; Manuel Mauer, "Lévinas, lecteur de Bergson" ; Jurandir Freire Costa, "Bergson dans le monde de Philip K. Dick" . SAINT-DENIS A VINCENNES Jean Borreil, "La Mirada ou La tendresse du regard. Peinture de Matieu" . ETUDES & DISCUSSIONS John Fergusson, "sur les planches suivi de" . LECTURES Jean-Herold Paul, "Mathématiques et sciences de la nature la singularité physique du vivant" .
Lecerf Eric ; Negri Toni ; Demichel Sophie ; Cazen
Essais Eric Lecerf, "Le travail dans les allées du cimetière" ; Toni Negri, "Faire multitude ? " ; Sophie Demichel, "Qu'est-ce que le mensonge si l'on croit à la pensée ? " . Traduction Jorge E. Dotti, "Hegel philosophe hobbésien de la guerre, et de la violence contemporaine" . Dossier Mult iplicités deleuziennes Stavroula Bellos, "Les outils de l'histoire" ; Frédéric Astier, "Deleuze enseignant" ; Jean-Paul Sermadiras, "Deleuze-comédien. Le jeu de l'acteur au service de la pensée" Chang-Yol Yang, "Une logique stoïcienne du cinéma" ; Catherine Cazenave, "Le coup de dés ou l'affirmation du hasard" ; Olivier Razac, "Gestion du risque, dangers de l'expérimentation" . Saint -Denis A Vincennes François Châtelet, "La question du bonheur" . Etudes & discussions François Gagin, "Considérations stoïciennes sur les passions et la politique" ; Emmanuel Faye, "La croyance völkisch de Martin Heidegger" ; Adrian Navigante, "Exigence historique et dignité ontologique" . Lectures Muhamedin Kullashi, "Une théorie de la reconnaissance est-elle possible ? " ; Ari Simhon, "De la banalité du bien" .
Le Roux Charles-Tanguy ; Gaumé Eric ; Lecerf Yanni
De 1986 à 1994, les fouilles de Locmariaquer, menées conjointement par le CNRS et le ministère de la Culture avec l'aide du conseil général du Morbihan et de la municipalité de Locmariaquer, ont concerné trois des monuments majeurs de cette presqu'île morbihannaise : le dolmen de la Table des Marchands, le Grand Menhir brisé et le tumulus d'Er Grah. Ces recherches ont été accompagnées d'une opération d'archéologie préventive pour étudier les traces d'occupation néolithiques et. chalcolithiques repérées à l'emplacement du tout proche nouveau cimetière communal. Ce sont les deux dernières facettes de ce programme qui sont présentées ici. Du fait de sa forme très surbaissée, le tumulus d'Er Grah avait été, malgré ses 140 m de long, relativement négligé jusqu'ici (bien que le caveau central ait été violé anciennement) ; la fouille a révélé que son histoire était particulièrement complexe. Le vieux-sol sous-jacent a révélé des traces d'activités multiples, dont les plus anciennes semblent remonter à la fin du vie millénaire av. J. C., ce qui pose en termes nouveaux la question des débuts de la néolithisation dans la région. La plus remarquable des structures conservées (la fosse e4) a livré les restes ultimes de deux grands bovinés. La discussion des données conduit à privilégier l'hypothèse d'animaux déjà domestiqués, probablement ensevelis dans le troisième quart du Ve millénaire dans le cadre d'une procédure complexe. Dix perles en variscite ont par ailleurs été retrouvées à la base du monument ; leur étude minéralogique a permis d'exclure une provenance régionale. Leur dispersion dans une zone bien circonscrite au sud du caveau central (où furent jadis recueillies d'autres parures du même matériau) soulève par ailleurs la question d'un lien possible entre les deux séries d'objets. Quant au tumulus lui-même, il fut édifié en plusieurs phases : le caveau central tout d'abord, recouvert par une grande dalle d'orthogneiss peut-être issue du dépeçage de l'alignement mégalithique voisin ; puis un premier cairn trapézoïdal (de près de 45 m de long sur 20 m de large) enserre ce caveau en son centre ; il est lui-même construit en deux phases (la seconde condamnant l'accès à la tombe) ; enfin une double extension de ce cairn (vers le nord et surtout vers le sud, en direction du Grand Menhir voisin), par deux massifs de limon chemisés de pierres en surface et sur les côtés, donne au monument son ampleur définitive. Malgré sa faible hauteur, ce monument (qui n'a jamais dû dépasser 2 m de haut) est à rapprocher de la série des grands " tumulus carnacéens " de la région ; il se relie ainsi aux divers groupes de " tumulus géants " et de " longs tumulus " connus dans l'ouest de la France (mais des rapports sont aussi à établir avec les long barrows britanniques). Les datations radiocarbone placent la construction d'Er Grah dans le dernier quart du Ve millénaire av. J.- C. Dès le début, cette architecture semble avoir été axée sur le Grand Menhir tout proche et son extrémité sud semble être restée inachevée, presque au pied de celui-ci. Dans la zone intermédiaire, la stratigraphie laisse penser que ce monolithe géant était alors encore debout.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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