Monuments mégalithiques à Locmariaquer (Morbihan). Le long tumulus d'Er Grah dans son environnement
Le Roux Charles-Tanguy ; Gaumé Eric ; Lecerf Yanni
CNRS EDITIONS
45,65 €
Sur commande
EAN :9782271064905
De 1986 à 1994, les fouilles de Locmariaquer, menées conjointement par le CNRS et le ministère de la Culture avec l'aide du conseil général du Morbihan et de la municipalité de Locmariaquer, ont concerné trois des monuments majeurs de cette presqu'île morbihannaise : le dolmen de la Table des Marchands, le Grand Menhir brisé et le tumulus d'Er Grah. Ces recherches ont été accompagnées d'une opération d'archéologie préventive pour étudier les traces d'occupation néolithiques et. chalcolithiques repérées à l'emplacement du tout proche nouveau cimetière communal. Ce sont les deux dernières facettes de ce programme qui sont présentées ici. Du fait de sa forme très surbaissée, le tumulus d'Er Grah avait été, malgré ses 140 m de long, relativement négligé jusqu'ici (bien que le caveau central ait été violé anciennement) ; la fouille a révélé que son histoire était particulièrement complexe. Le vieux-sol sous-jacent a révélé des traces d'activités multiples, dont les plus anciennes semblent remonter à la fin du vie millénaire av. J. C., ce qui pose en termes nouveaux la question des débuts de la néolithisation dans la région. La plus remarquable des structures conservées (la fosse e4) a livré les restes ultimes de deux grands bovinés. La discussion des données conduit à privilégier l'hypothèse d'animaux déjà domestiqués, probablement ensevelis dans le troisième quart du Ve millénaire dans le cadre d'une procédure complexe. Dix perles en variscite ont par ailleurs été retrouvées à la base du monument ; leur étude minéralogique a permis d'exclure une provenance régionale. Leur dispersion dans une zone bien circonscrite au sud du caveau central (où furent jadis recueillies d'autres parures du même matériau) soulève par ailleurs la question d'un lien possible entre les deux séries d'objets. Quant au tumulus lui-même, il fut édifié en plusieurs phases : le caveau central tout d'abord, recouvert par une grande dalle d'orthogneiss peut-être issue du dépeçage de l'alignement mégalithique voisin ; puis un premier cairn trapézoïdal (de près de 45 m de long sur 20 m de large) enserre ce caveau en son centre ; il est lui-même construit en deux phases (la seconde condamnant l'accès à la tombe) ; enfin une double extension de ce cairn (vers le nord et surtout vers le sud, en direction du Grand Menhir voisin), par deux massifs de limon chemisés de pierres en surface et sur les côtés, donne au monument son ampleur définitive. Malgré sa faible hauteur, ce monument (qui n'a jamais dû dépasser 2 m de haut) est à rapprocher de la série des grands " tumulus carnacéens " de la région ; il se relie ainsi aux divers groupes de " tumulus géants " et de " longs tumulus " connus dans l'ouest de la France (mais des rapports sont aussi à établir avec les long barrows britanniques). Les datations radiocarbone placent la construction d'Er Grah dans le dernier quart du Ve millénaire av. J.- C. Dès le début, cette architecture semble avoir été axée sur le Grand Menhir tout proche et son extrémité sud semble être restée inachevée, presque au pied de celui-ci. Dans la zone intermédiaire, la stratigraphie laisse penser que ce monolithe géant était alors encore debout.
Vous découvrirez, à travers cet ouvrage, la petite île de Gavrinis dans le Golfe du Morbihan. Un merveilleux témoignage de la culture mégalithique du néolithique Ancien.
Résumé : Les alignements de Carnac, le Grand-Menhir et la Table-des-Marchands de Locmariaquer ou le dolmen somptueusement orné de Gavrinis sont autant de chefs-d'oeuvre mondialement connus que nous ont laissés les bâtisseurs de mégalithes qui oeuvraient dans le Morbihan voici plus de six millénaires. Même si beaucoup reste encore à découvrir à leur sujet, un siècle et demi de patientes recherches permet de formuler un certain nombre d'hypothèses scientifiquement étayées sur la signification de ces réalisations grandioses qui, encore aujourd'hui, forcent l'admiration et le respect. Tout d'abord, pourquoi cette petite région du littoral atlantique européen fut-elle à ce point privilégiée par les premières civilisations agropastorales d'Occident durant près de deux millénaires ?
Résumé : Une excellente approche d'un site de mégalithes mondialement connu. Les alignements de Carnac, le Grand-Menhir et la Table-des-Marchands de Locmariaquer ou le dolmen somptueusement orné de Gavrinis sont autant de chefs-d'oeuvre mondialement connus que nous ont laissés les bâtisseurs de mégalithes qui oeuvraient dans le Morbihan voici plus de six millénaires. Cet ouvrage, riche de très belles photos, explique un certain nombre d'hypothèses scientifiquement étayées sur la signification de ces réalisations grandioses qui, encore aujourd'hui, forcent l'adimaration et le respect.
Résumé : Beethoven se pensait aède révélateur d'un' monde meilleur. Cette fonction sacrée de guide de l'humanité vers le bonheur a conféré à ses ?uvres une organisation musicale particulière. Celle-ci répond aux catégories éthiques et esthétiques du temps, notamment l'initiation par la Bildung, et à celles élaborées, à la fin du XVIIIe siècle, sur le modèle antique : la simplicité et la grandeur, la jeunesse et la liberté, l'éducation esthétique et le bouleversement émotionnel, la République. La présente étude de la culture antique de Beethoven, qui n'avait pas encore été prise en considération de manière systématique, permet de mettre en évidence un aspect essentiel, mais le plus souvent passé sous silence, du compositeur : au-delà de l'identification au héros ou même au grand homme (celui qui infléchit l'Histoire dans un sens nouveau), Beethoven a cherché par sa musique et ses différentes ?uvres, à offrir à ses concitoyens l'équivalent des "exercices spirituels" proposés par la philosophie antique.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Résumé : Du monumental vase de Vix jusqu'au disque de Nebra, la plus ancienne carte du ciel connue, en passant par les premiers temples de l'humanité en Turquie ou les tunnels regorgeant d'offrandes de Teotihuacan, jamais autant de trésors n'ont été découverts que ces dernières décennies. C'est cette richesse fascinante que Jean-Paul Demoule entend explorer avec nous dans cet ouvrage. Mais au-delà de l'or des Scythes ou des pharaons, des " trésors " non moins estimables sont là, sous nos pieds, insignifiants en apparence ? comme ce brin de cannabis trouvé dans une tombe chinoise ? si ce n'est invisibles ? la séquence ADN qui a caractérisé l'homme de Denisova. Fervent défenseur de l'archéologie préventive, l'auteur montre qu'il importe de les sauver, mais aussi de les penser pour que des mots comme "civilisation", "peuple", "culture" ou "migration" ne soient pas détournés. Fouiller, c'est plus que jamais éclairer notre avenir.
Résumé : Une découverte récente a révélé que les premiers Homo Sapeins vivaient il y a 300 000 ans dans la Sahara vert, l'actuel Maroc. Et ils n'étaient alors pas les seuls humains à peupler la planète. D'où venaient-ils ? Pourquoi les autres espèces du genre ont-elles disparu ? Comment Sapiens a-t-il colonisé la planète ? Laissez-vous guider par Jean-Baptiste de Panafieu à la rencontre de nos ancêtres. Confortablement installé dans votre transat, découvrez l'incroyable histoire de nos origines.
Les apports de l'archéologie, et singulièrement de l'archéologie préventive, sont considérables et donnent matière à repenser profondément le Moyen Age. L'archéologie médiévale mise en perspective sur la longue durée, spatialisée, a découvert la géographicité de ses objets d'étude. Ce changement d'échelle spatiale, comme la nouveauté parfois surprenante d' objets archéologiques" mis au jour en abondance, ont bousculé les paradigmes et cadres d'interprétation anciens. Les archéologues médiévistes sont désormais en situation d'établir ou reconsidérer les héritages, de marquer de nouveaux seuils et de mieux tisser les liens indispensables à l'intelligence de la complexité des produits matériels et de leurs effets. Et cette archéologie médiévale remontée en puissance débouche à présent sur une relance comparable de l'archéologie des périodes moderne et contemporaine. C'est donc un univers très ouvert et porteur d'avenir que le présent livre fera découvrir aux étudiants.
A quoi sert l'archéologie ? L'archéologie fascine, elle fait partie des métiers que voudraient faire les enfants, voeu que très peu réaliseront. Les enfants en effet s'interrogent sur l'origine, et tous les adultes à leur tour. Car, au fond, la question est bien celle de l'origine : du monde, des humains, de chaque société. Et pour élucider ces mystères, depuis le XIXe siècle, l'archéologie s'est progressivement substituée aux religions et assure une mission essentielle : elle construit le passé, le territoire et la légitimité historique de chaque nation. C'est ce que montre cet essai, où l'archéologue engagé Jean-Paul Demoule rend compte de la double fonction de cette discipline, scientifique d'une part, idéologique de l'autre, avec des frontières qui parfois se brouillent. En témoignent les débats français autour de l'enseignement de l'histoire et du " roman national ", puis de l'" identité nationale ", marqués depuis les années 2000 par l'irruption des " Gaulois ", des " Barbares " et des manipulations de l'histoire dans les discours politiques et médiatiques. En témoignent également, dans de nombreux pays, les manières dont agit l'archéologie, tant dans ses interprétations historiques que dans sa mise en oeuvre sur le terrain, avec sa contamination croissante par les idéologies ultralibérales de la concurrence généralisée. On verra ainsi, dans le cas spécifique de la France, comment la convergence des intérêts économiques à court terme, de l'idéologie ultralibérale mais aussi des incuries administratives met en danger le sauvetage d'un patrimoine archéologique gravement menacé.