Communication et Langages N° 214, 2022 : Fabriques de l'ignorance
Le Marec Joëlle ; Raymond Lucie
PUF
20,00 €
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EAN :9782130834717
Si la thématique des "fabriques de l'ignorance" touche de nombreux domaines, ce dossier est centré sur les pratiques actuelles de la recherche ainsi que sur les formes et les dynamiques communicationnelles et médiatiques qui conditionnent la visibilité de certains savoirs dans nos sociétés contemporaines. Comment nos propres pratiques de recherche sont-elles parfois prises dans les points aveugles des objets ou des phénomènes qu'elles tentent d'observer ou de comprendre ? Et comment la médiatisation de controverses scientifiques ou politiques et sociales participe-t-elle à un effacement de certains enjeux, de certains savoirs, alors même que les médias produisent et mettent en circulation des discours au nom d'une exigence informative, voire même d'une prétention à lutter contre l'ignorance ? Donnant une large place à la réflexivité scientifique, ce dossier propose de contribuer à l'étude des pratiques de recherche tout en rendant visible ce qui peut parfois être minoré ou masqué lorsque, paradoxalement, sont produites des connaissances. Il s'agit d'élargir ensemble le spectre de ce qui est discuté et éclairé dans les pratiques et conditions contemporaines de la recherche, au nom d'une responsabilité mais aussi d'une exigence de protection qui ne peut être assumée que collectivement et non pas dans l'affichage de principes, mais le partage de la réflexion sur des pratiques et des situations. En outre, la question de ce que la médiatisation fait aux savoirs sera abordée au sein de ce dossier par l'analyse des modalités complexes, volontaires ou inconscientes, de production d'ignorance dans la médiatisation de controverses scientifiques, d' "affaires" médiatiques, ou de discours politiques.
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Nombre de pages
176
Date de parution
25/08/2023
Poids
290g
Largeur
154mm
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EAN
9782130834717
Titre
Communication et Langages N° 214, 2022
Auteur
Le Marec Joëlle ; Raymond Lucie
Editeur
PUF
Largeur
154
Poids
290
Date de parution
20230825
Nombre de pages
176,00 €
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Les publics des musées sont silencieux. Il reste très difficile de pouvoir rendre compte de leurs perceptions, de leurs aspirations, de leurs expériences. C'est cependant au nom du public que s'opère la transformation rapide des musées en établissements cherchant à optimiser les relations avec leur clientèle. Les musées souhaitent souvent rompre avec leur dimension institutionnelle au nom d'une pression qui serait exercée par ce public...
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Les mutations qui se sont amorcées à partir de la fin de la Seconde Guerre mondiale et qui connaissent une accélération rapide avec les crises sociales, culturelles, économiques et environnementales contemporaines ont transformé le paysage muséal et les visions dont les musées se soutiennent et qu'ils entretiennent. La plupart des travaux produits au cours de ces années ont été portés par ces transformations et y contribuent : la recherche en muséologie s'est elle-même dissociée de la recherche dans les musées dans les années 1980. De plus, quelque chose s'est noué entre un tournant communicationnel dans les musées et un développement de la réflexion théorique et critique sur la communication. Dans une approche résolument pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose d'analyser ces évolutions dans leurs dimensions institutionnelles, culturelles, communicationnelles, historiques, patrimoniales. Les perspectives réunies ici contribueront, sans aucun doute, à mettre au jour les mouvements de fond actuels, les tendances qui travaillent les institutions elles-mêmes, et le poids de ces changements dans la formulation des enjeux théoriques en muséologie.
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Les pratiques culturelles et médiatiques donnent lieu à de nombreuses recherches, publications et débats qui questionnent nécessairement les liens entre construction des objets et méthodes utilisées. Ces études suscitent une intense créativité méthodologique débouchant fréquemment sur la mise au point de stratégies d?enquêtes ad hoc pour rendre compte des activités des acteurs engagés en réception mais aussi en production. Ce numéro thématique rend compte de cette créativité et de la diversité des pratiques analysées tout en développant une réflexion critique sur les enjeux de communication à l?oeuvre dans les méthodes présentées.
Le Marec Joëlle ; Mairesse François ; Le Tirant Do
Les pratiques documentaires des travailleurs intellectuels sont nécessairement prises dans les transformations des technologies de l'écriture. S'il existe beaucoup de travaux sur les usages des dispositifs numériques dans de nombreux contextes culturels et académiques, peu de recherches ont été menées sur la manière dont des personnes singulières s'organisent, accumulent, jettent, transfèrent, classent, partagent les documents nécessaires à leur travail, au fil des tâches et des projets dans lesquelles elles sont engagées, ou bien tout au long de leur trajectoire professionnelle.
Voici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).
Résumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".
Résumé : L'histoire de l'ivresse est l'histoire d'une fascination oscillant entre exaltation romantique et dénonciation scandalisée - entre l'esthétisation et la moralisation. Pourtant, nombreux sont ceux qui, de tous temps et dans toutes les cultures, ont refusé cette alternative pour plutôt s'interroger sur ce que l'ivresse fait - sur les puissances insoupçonnées qu'elle recèle. De la Bagdad du IXe siècle au New York du XXe, de la France médiévale au Japon de l'ère Meiji, poètes, philosophes, écrivains, alchimistes ou simples ivrognes ont exploré, de manière souvent vacillante et imbibée, ce que l'ivresse change dans le domaine de l'art comme dans celui de la science, dans celui de la politique comme dans celui de l'éthique - et jusqu'à celui de l'être. Cheminant en compagnie de Abû Nûwas, Nakae Chômin, Rabelais, Dorothy Parker, Zhang Xu et de nombreux autres, Laurent de Sutter propose une traversée des transformations que l'ivresse propose, à la recherche d'une vérité nouvelle, ne tenant plus sur ses pieds que de manière hésitante : une vérité ivre, ridiculisant la police millénaire de la sobriété.
Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.