Classification phylogénétique du vivant. Tome 2, Plantes à fleurs, Cnidaires, Insectes, Squamates, O
Le Guyader Hervé ; Lecointre Guillaume ; Visset Do
BELIN
41,00 €
Epuisé
EAN :9782701134567
Extrait de l'avant-proposEn 2001, nous publiâmes la Classification phylogénétique du vivant, afin, comme nous le disions alors, de «tenter de combler une lacune de l'édition scientifique universitaire», car «il n'existait pas d'ouvrage fournissant une classification exhaustive et cohérente du monde fondée sur l'apparentement évolutif et lui seul». Cette publication fut couronnée de succès; deux nouvelles éditions durent être réalisées, et une quatrième s'avère à ce jour indispensable. Par ailleurs, la réception par la communauté internationale fut excellente, comme en témoignent différentes traductions: italienne (Zanichelli editore, 2003); allemande (Springer Verlag, 2005); anglaise (Harvard University Press, 2006).Néanmoins nous ne fumes pas exempts de critiques. Parmi celles-ci, trois d'entre elles renvoient à des questions de fond, auxquelles nous répondons ci-après.Sur la question d'une classification définitiveTout d'abord, certains lecteurs nous ont reproché de ne pas donner une classification définitive. Il faut bien comprendre que, justement, la caractéristique même de ces nouvelles approches phylogénétiques consiste à donner un résultat qui rende compte au mieux des données scientifiques du moment, que celles-ci soient d'ordre morpho-anatomique ou moléculaire. D'ailleurs la troisième édition (2006) a tenu compte de nombreux résultats nouveaux, en particulier ceux concernant la phylogénie des eucaryotes unicellulaires et celle des mammifères. À la différence de ce qui était enseigné avant la cladistique (ou systématique phylogénétique), toute proposition de phylogénie peut être soumise à réfutation, et, théoriquement, ne peut pas être considérée comme gravée dans le marbre. La quatrième édition en préparation proposera une nouvelle fois de nombreux changements, en particulier en microbiologie et chez les protostomiens. L'explication en est simple: l'accès aux génomes entiers devient de plus en plus facile - et de moins en moins cher -, ce qui donne naissance à une nouvelle discipline, la phylogénomique, qui permet d'utiliser efficacement, pour réaliser des phylogénies, les génomes entièrement séquences. Ainsi, tel Sisyphe, nous sommes appelés à améliorer au fur et à mesure cet ouvrage, en suivant les progrès de la science phylogénétique. D'autre part, cette attente correspondait à une conception plus profonde, erronée, de ce qu'est une classification, en exigeant d'elle qu'elle soit pratique, et donc simple et stable. C'est confondre la démarche scientifique et la démarche pédagogique. Les classifications phylogénétiques conceptualisent le monde réel selon un «cahier des charges» - ici l'apparentement. Si le monde réel est compliqué aux yeux de certains, ce n'est pas à la démarche scientifique d'en tenir compte a priori, mais à la pédagogie d'en proposer a posteriori une vision plus simple, mais juste. Or, en l'occurrence, les classifications phylogénétiques peuvent se prêter à ce jeu, car ôter certaines branches ne modifie pas les relations hiérarchiques des groupes restants: on peut donc aisément les simplifier sans altérer leurs significations évolutives.Sur la question des transferts horizontaux de gènesUne deuxième objection concerne la forme même de l'arbre du vivant. En effet, les microbiologistes se sont récemment rendu compte que, chez les archées et les bactéries, la transmission du matériel héréditaire se fait majoritairement suivant un mode horizontal (échange de gènes, à un moment donné, entre des organismes d'espèces différentes) plutôt que vertical (gènes transmis d'une génération à l'autre). En d'autres termes, les archées et les bactéries seraient des organismes modulaires portant en mémoire la trace de ceux avec lesquels ils ont récemment échangé, plutôt que celle de leurs ancêtres lointains. En l'occurrence, des arbres phylogénétiques n'auraient pas la signification classique qu'on leur donnait. Il est évident que ce point crucial sera longuement expliqué et discuté dans la quatrième édition de la Classification phylogénétique du vivant (le tome 1 désormais). Mais cette découverte a eu un effet pervers: certains l'ont trop rapidement généralisée à l'ensemble du vivant, y trouvant prétexte pour récuser en bloc toutes les classifications phylogénétiques qui font l'hypothèse d'un héritage des caractères sur le temps long. Si, chez les eucaryotes, divers cas de transferts horizontaux ont été décrits - et on en trouvera, dans le présent ouvrage, plusieurs occurrences chez les plantes à fleurs -, ceux-ci sont loin d'avoir le niveau d'intensité caractéristique des archées et des bactéries. En d'autres termes, chez les eucaryotes, les caractères moléculaires sont transmis dans leur immense majorité de manière verticale, ce qui ne remet en cause ni l'utilisation, ni l'interprétation des arbres phylogénétiques pour la classification de tels organismes.
Sixième extinction", destruction du "tissu vivant de notre planète", de la "cathédrale du vivant"... Pour invoquer l'érosion de la biodiversité, les mots sont forts. Pourtant, ils n'incitent manifestement pas à agir. En dépit des rapports toujours plus alarmants, la prise de conscience collective tarde à venir. Et si nous n'agissions pas faute de comprendre ce qui est en jeu ? C'est du moins l'hypothèse d'Hervé Le Guyader, qui se méfie du fatalisme trop souvent associé au mot " biodiversité a pour lui privilégier une approche plus fine - croisant la biologie, l'étymologie, l'anthropologie, la neurophysiologie... -, beaucoup plus porteuse d'espoir. En débordant pour la première fois du seul cadre scientifique, il rend compte non seulement de la biodiversité, mais aussi de la dynamique propre à l'espèce humaine dans cette même biodiversité. Car aux origines de la crise actuelle, il identifie un problème majeur, ô combien d'actualité : l'écart qui s'est creusé entre notre pensée et le reste du vivant.
Professeur de zoologie au Muséum d'histoire naturelle à 21 ans, membre de l'expédition de Bonaparte en Égypte à 26 ans, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire est l'homme d'une seule idée, formulée dès l'âge de 24 ans : " Il semble que la nature a formé tous les êtres vivants sur un plan unique ". Une idée révolutionnaire qui annonçait un certain transformisme, à défaut d'une véritable évolution, ce que Georges Cuvier, fixiste et créationniste, ne pouvait accepter. La polémique, devenue publique, opposa les deux hommes pendant plusieurs années à l'Académie des sciences. Par un curieux retour de l'histoire, l'idée tant décriée de Geoffroy Saint-Hilaire reprend vie à la fin du XX e siècle. Grâce à la biologie moléculaire, le naturaliste revient au premier plan des plus prestigieuses revues scientifiques. Rarement un savant aura eu droit à une telle reconnaissance un siècle et demi plus tard !
Des premières tentatives de classification à la théorie de l'évolution, l'idée émerge d'une classification naturelle qui serait le résultat de l'histoire des organismes vivants sur Terre. Mais comment construire l'histoire du vivant ? L'émergence de nouveaux outils conceptuels dès les années 1960 et les avancées de la biologie moléculaire ont été à l'origine d'une véritable révolution. Cet ouvrage retrace cette passionnante histoire tout en passant en revue les questions que posent les conceptions nouvelles et les résultats acquis au cours de ces vingt dernières années.
Comment le blé est-il devenu tendre ? Pourquoi les chauves-souris hébergent-elles tant de virus ? Comment l'éléphant trompe-t-il le cancer ? L'homme s'est-il autodomestiqué ? Ces questions, et bien d'autres, Hervé Le Guyader se propose d'y répondre en vous invitant à parcourir sa propre galerie de l'évolution. De l'amibe aux zèbres, en passant par les bactéries, les crocodiles du Nil, la guêpe, l'ours polaire, les papillons, la rose de Chine, les serpents à sonnettes ou encore les tardigrades, voilà autant de prétextes pour s'interroger sur le vivant emporté dans l'aventure de l'évolution. D'où il ressort que, loin du néodarwinisme, qui la présentait comme une marche graduelle vers le progrès, l'évolution est en réalité un processus haché, parsemé de mutations sans utilité visible, et non seulement fondé sur la sélection naturelle mais aussi sur les symbioses...
Résumé : Vérifiez bien vos poches ? vous avez pris votre portefeuille ? Vos clés ? Votre téléphone ? Alors c'est parti pour une petite excursion dans le cosmos... Mais n'oubliez pas le guide ! Quelle est la nature de l'espace et du temps ? Quelle place occupons-nous dans l'univers ? D'où viennent la matière et le vivant ? Il n'est de meilleure voix pour répondre à ces questions fascinantes que celle du plus célèbre des astrophysiciens, Neil deGrasse Tyson. Dans son style caractéristique, mélange d'érudition, d'humour et d'intelligence, le scientifique de renommée mondiale, star des médias et d'internet, sait mettre à la portée du plus grand nombre l'essentiel des grands mystères du cosmos, du Big Bang aux trous noirs, des quarks à la mécanique quantique, de la traque des exoplanètes à la recherche de la vie ailleurs. Que ce soit en dissertant sur la rotondité des objets célestes, en digressant sur la " coolitude " du tableau périodique des éléments ou en nous invitant à lever la tête pour admirer l'immensité de l'univers, son enthousiasme irrésistible et communicatif rend accessible à tous les principes les plus compliqués de l'astrophysique. Un livre indispensable pour acquérir le b.a.-ba de toutes les découvertes qui fondent notre compréhension actuelle de l'univers.
Ce guide d'identification décrit environ 3 000 espèces, parmi lesquelles plus de 1 400 sont illustrées par des photographies, ce qui constitue un record absolu parmi les guides de champignons, même au niveau mondial ! En feuilletant ce guide, le lecteur se rendra compte de l'incroyable diversité des champignons. Il y trouvera par exemple des fiches pour plus de 50 bolets et 160 cortinaires, presque 130 russules 40 coprins, près de 50 entolomes, 40 inocybes et 70 lactaires... Une partie introductive précède les fiches descriptives. Les auteurs y expliquent d'une façon claire et didactique les principaux caractères des champignons : anatomie, écologie, biologie et classification y sont présentées, ainsi que le rôle crucial des champignons dans les divers écosystèmes. Plusieurs pages décrivent aussi les symptômes des principaux types d'intoxication par les champignons, et présentent les espèces les plus toxiques, comment les reconnaître et comment éviter de les confondre avec leurs éventuels sosies comestibles. Je souhaite à ce guide le succès qu'il mérite, en espérant qu'il créera des vocations auprès de nombreux amateurs naturalistes. "
Le 21 juillet 1969, 450 millions de terriens entendent Neil Armstrong, chef de la mission Apollo 11, prononcer ces mots célèbres : " C'est un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'humanité ". En tout, 12 hommes marcheront sur la Lune. Mais pour aller où ? Comment ? Et surtout pour quoi faire ? Avec quels moyens, quelles difficultés ? Si le contexte géopolitique et les considérations techniques des missions Apollo sont connus des amoureux de l'espace, ces explorations d'un grand intérêt historique, à la base de toutes les connaissances sur le Système solaire, restent largement méconnues du grand public, et même des spécialistes ! Rédigé dans un style clair et attrayant, et complété par une iconographie riche et des interviews des derniers protagonistes vivants, cet ouvrage permet au lecteur de marcher sur les traces des astronautes, comme s'il se trouvait avec eux sur le sol de notre satellite. Un véritable récit d'aventure pour découvrir ce que ces pionniers de la conquête spatiale ont vraiment accompli.
Steyer Jean-Sébastien ; Lehoucq Roland ; Mangin Lo
Il manquait une clef essentielle pour comprendre le monde de Tolkien : la science. On connaissait le formidable écrivain, créateur de mondes, inventeur de langues, on découvre le botaniste, le paléontologue, le géologue, le passionné d'archéologie et de chimie. En autodidacte des sciences, Tolkien a beaucoup observé et s'est posé mille et une questions sur la faune, la flore, les courants marins, les volcans. Voilà ce qui rend si crédibles ses univers imaginaires et ses créatures. 38 experts (archéologue, astrophysicien, philosophe, paléontologue, économiste, psychanalyste, volcanologue, botaniste, chimiste, médecin...) ont passé au tamis les nombreux romans, poésies et correspondances de Tolkien pour en dévoiler les racines scientifiques. Chaque chapitre est ainsi l'objet d'une découverte : le sens caché de l'Anneau qui corrompt, pourquoi les Hobbits ont de grands pieds, l'origine du peuple des Nains, les animaux qui ont inspiré ses dragons, un Ent est-il possible... Illustré par de superbes dessins inédits d'Arnaud Rafaelian, ce livre destiné aux fans de Tolkien, aux amoureux des sciences, et aux autres éclaire d'une lumière inédite cette oeuvre monde.
En randonnée ou en magasin, un guide pour identifierrapidement les principaux minéraux d'après leur trace et leurdureté. 200 photos, un code couleur, des pictogrammes et destextes simples présentant le faciès, la densité, le systèmecristallin, les occurrences et les utilisations de chaque minéral.En un seul coup d'oeil, les 7 systèmes cristallins.
Conçue pour être utilisée sur le terrain, ce guide présente plus de 2 000 espèces sélectionnées parmi les plus communes ou les plus représentatives. L'iconographie, particulièrement riche, permet une identification rapide des fossiles. L'ouvrage a été subdivisé suivant les principales périodes ou époques géologiques. Chaque unité géologique est introduite par un ensemble d'informations donnant l'âge de ses limites et résumant ses caractéristiques paléogéographiques et géologiques.
Fogelgesang Jean-François ; Grandperrin Didier ; P
Conforme au programme de BCPST 1re et 2e années, cet ouvrage tout en couleur présente de manière claire et synthétique les notions fondamentales de géologie.Le cours Toutes les notions importnates abordées sous la forme d'applications qui proposent des analyses de documents corrigées. Des notions initiales exposent les connaissances nécéssaires pour la résolution des applications. Un bilan résumer les idées importantes dégagées par les applications et propose une généralisation. En fin de chapitre la synthèse, la liste des mots clésfréquentes à éviter vous aident à retenir les notions indispensables. Les travaux pratiquesIls présentent des applications complémentaires.Les fiches méthodesRegroupée en fin d'ouvrage elles apportent des conseils pratiques pour aborder les exercices fréquents : lire une carte géologique, identifier un pendage, construire un schéma structural, identifier une roche...De nombreuses cartes, notamment du BRGM et de la CCGM servent de support aux diverses applications.