Brûle dans la nuit, brûle de toi venu au monde. Dans un joli désordre de sentiments fiévreux, s'abandonner au silence et à la nuit. Les feux sont hauts qui dévorent les reliques d'un passé de cauchemar. Brûle mon corps dans l'épaisseur d'octobre. Tout seul et entravé aux jambes. Je marque le pas au seuil de tes exigences. Je séduis l'impossible, j'arrache aux ultimes lueurs des lambeaux vifs. Bien loin de toute duplicité s'ancre mon regard. Renaissance au calendrier des rêves de feu. Ainsi l'ancrage maritime, ainsi les porteurs d'eau de leurs mains fécondes. Brûle dans mes jambes saccagées, brûle jusque-là, au plus près des os qui s'effritent en certitude. Tourbillon de la nuit que je serre contre moi, en quête de réconfort affectif durable. La mer échoe mes pensées dans l'aube foisonnante. Monstres issus de cerveaux en ébullition, mer douce à ma joue de tous les horizons.
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Nombre de pages
64
Date de parution
03/03/2021
Poids
162g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782491560188
Titre
La vie nouvelle
Auteur
Le Cam Emmanuelle ; Ferrat Stéphanie
Editeur
LE REALGAR
Largeur
150
Poids
162
Date de parution
20210303
Nombre de pages
64,00 €
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La mer est un mur", se répète la narratrice réfugiée au bord de l'océan. Tout comme la vie, inexplicable, qui lui a offert la présence inespérée d'un être, aussi farouche qu'authentique, venu des territoires du Grand Nord, et qui l'en a privée presque aussitôt. Dès lors, accrochée à quelques fragiles repères, vacillant dans son propre désir de vivre, tout ce qui reste de son existence s'oriente vers l'impérieux besoin de comprendre pourquoi la mort a frappé. Exils, rencontres, traversées, tout concourt à présent à redonner vie par le récit à la disparue. "Naja on me nomme, mais Petit couteau à lame d'os je suis. C'est mon nom complet donné par mon grand-père. Je suis née sur une avancée de terre au nord du nord d'un immense pays de glace. J'avais un frère de deux ans plus âgé que moi ; en tant que benjamine et fille, je grandissais dans l'ombre de Kunuk mon aîné. Notre grand-père nous faisait souvent approcher d'une zone dont il disait qu'elle nous avait appartenu avant que les peaux blanches ne s'en emparent."