La politique invoque souvent la science pour justitier ses méthodes et ses fins. La science flatte parfois la politique par intérêt ou par vanité. De ce point de vue, la confusion ou la collusion est totale pour la démographie française. Après François Mitterrand craignant une évolution qui « à terme condamne la population à disparaître ». Jacques Chirac annonce que « dans vingt ou trente ans, notre pays sera vide ». Même opinion chez les spécialistes : Alfred Sauvy redoute « une diminution du nombre » tandis que Jean Fourastié parle d'un « suicide collectif »... Or, surprise, la population française augmente au contraire rapidement. Depuis la guerre, elle s'est accrue de 40 %, passant de 40 à 56 millions d'habitants. Jamais auparavant, la croissance n'avait été aussi vive ni aussi durable. Pourquoi politiques et scientifiques nient-ils cette évidence ... Démontant les rouages complexes qui lient natalistes et nationalistes. Hervé Le Bras nous donne une analyse inédite, profonde et décapante de la population francaise actuelle et de son avenir.
Date de parution
27/01/1993
Poids
189g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782010203244
Titre
Marianne et les lapins
Auteur
Le Bras Hervé
Editeur
PLURIEL
Largeur
110
Poids
189
Date de parution
19930127
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Y a-t-il trop d'hommes sur terre? Au grand banquet de la nature, l'humanité est-elle de trop? Dans notre imagination, la peur du nombre a remplacé la peur de la bombe: non seulement, nous dit-on, il n'y aura bientôt plus de quoi nourrir la planète mais la surpopulation est directement ou indirectement responsable du trou dans la couche d'ozone, du réchauffement climatique, de l'érosion des sols, bref de toutes les catastrophes écologiques qui guettent l'espèce humaine à l'aube du XXe siècle. Hervé Le Bras démontre qu'il n'y a pas une parcelle de vérité dans les terribles prédictions chiffrées que nous assènent nos Cassandre. Les chiffres masquent des arguments d'autorité, et les arguments d'autorité sont le paravent de nos préjugés et de nos peurs. La surpopulation est un mythe: telle est en substance la conclusion qui s'impose ici après une analyse serrée. Et, comme tout mythe, celui-ci nous en apprend plus sur nous-mêmes que sur le monde qui nous entoure.
Les hommes, pensait Kant, sont à la fois poussés à s'associer et enclins à s'isoler. Cette contradiction explique leur occupation de l'espace dans le temps : concentrations de populations, circulations de migrants et, entre les deux, constructions de labyrinthes. Cette géométrie sociale est représentée ici dans ses fondements (brisures de symétries, fractales, fractions continues), dans ses représentations (mythes platoniciens, utopies urbaines, romans de Kafka) et dans ses objets (mariages, invasions, migrations). Ce livre est un manifeste pour les sciences sociales que l'on dit en crise, au moment où elles n'auront jamais été aussi efficaces contre les préjugés qui alimentent nos craintes, sur le risque d'invasion ou pour l'existence d'une population de souche. Hervé Le Bras, polytechnicien, démographe, est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales. Il a publié notamment Les Trois France.
Des prix bas tous les jours" est, aux États-Unis, le maître mot de la chaîne de magasins Wal-Mart. Parti d'un simple échoppe en 1962, Sam Waltor a créé, sur ce principe, la plus grande entreprise du monde qui emploie (aujourd'hui plus de deux millions de salariés d'un bout à l'autre de la planète. Wal-Mart, acteur de la mondialisation, en est aussi l'enfant. La firme de l'Arkansas, présente notamment en Chine, au Mexique, au Canada, au Brésil et en Grande-Bretagne, a réalisé un chiffre d'affaires de 374 milliards de dollars en 2007, soit plus que Ford, Boeing, IBM et Microsoft réunis! Ses méthodes: salaires et couverture santé minimum, syndicats tenus à distance, flexibilité à outrance, lourdes pressions sur les fournisseurs, importation massive de Chine et des pays émergents. Le groupe américain n'exclut pas de s'installer en France. Et ses méthodes sont à méditer par tous ceux qui ne jurent, comme le géant américain de la distribution, que par le pouvoir d'achat. Biographie de l'auteur Gilles Biassette, diplômé de l'ESSEC, est journaliste à La Croix depuis 1997. Il a reçu le prix Louis-Hachette pour la presse écrite 2009 pour son reportage Les cou-leurs de l'Amérique. Lysiane J. Baudu est journaliste à La Tribune depuis 1992. Elle a été correspondante à New York pendant trois ans.
La passion et les querelles d'école ont accumulé bien des légendes, noires ou roses, sur la france des années qui précédèrent la Révolution. Mais ici, nulle légende. François bluche ne s'embarrasse pas de stéréotypes. Sans cacher les défauts ou les grippages de l'ancien régime, il nous promène dans un pays riche et envié, dont la production industrielle rivalise avec celle de l'angleterre. Un petit français sur deux est passé par l'école. Si leurs terres sont souvent parcellaires, 90 % des paysans sont propriétaires. L'éducation et le mode de vie rapprochent, chaque jour davantage, la bourgeoisie de la noblesse. De la cour de versailles aux plus pauvres villages du forez, des évêques mondains jusqu'aux bagnards de brest ou de toulon, des chasses du roi jusqu'aux actes d'association des épiciers parisiens, l'auteur nous invite à un passionnant tour de france.
Tortures, bûchers, sorcières et fanatisme sont les images que l'Inquisition espagnole (1479-1834) a laissées dans les consciences. Créée pour combattre les conversos ou les morisques, qui s'obstinaient à rester secrètement juifs ou musulmans, elle s'empara ensuite du peuple chrétien pour le modeler selon les idéaux définis et les règles édictées par le concile de Trente. Elle commença la chasse aux livres, aux clercs audacieux, aux étudiants vagabonds que l'Europe de la Renaissance avait produits en abondance. En même temps, elle mit à la disposition de l'Etat monarchique un peuple homogène, aux croyances et aux réflexes conformes. En luttant contre les minorités religieuses, l'Inquisition se mit en en réalité au service de l'Etat.