Les putains du diable. Procès des sorcières et construction de l'Etat moderne
Le Bras-Chopard Armelle
DALLOZ
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EAN :9782247167180
Baiser au cul du Diable, cuisson et dégustation de bébés, sabbats... Du XVe à la fin du XVIIe siècle, les aveux des sorcières, rapportés par les inquisiteurs et les magistrats alimentent la démonologie : c'est par l'accouplement avec Satan que les sorcières obtiendraient leurs pouvoirs maléfiques. La sorcellerie : un "crime" de femmes ? Elles ont fourni 80% des condamnés au bucher. Pour Armelle Le Bras-Chopard, loin d'être secondaires, la féminité et le fantasme de sa dangerosité seraient le mobile même de cette persécution. Un phénomène plus politique que religieux, aboutissant à la construction au masculin de l'Etat moderne, et qui disparaîtra une fois les femmes assujetties sous la Loi. Aujourd'hui, avec la place grandissante des femmes dans l'espace public, les sorcières seraient-elles de retour ? Pourquoi avoir peur de la mixité des sexes ? Il ne s'agit pas de "partager le gâteau", simplement d'en modifier la recette, sans craindre qu'une sorcière y introduise quelque poison diabolique !
Nombre de pages
247
Date de parution
19/10/2016
Poids
365g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782247167180
Titre
Les putains du diable. Procès des sorcières et construction de l'Etat moderne
Auteur
Le Bras-Chopard Armelle
Editeur
DALLOZ
Largeur
148
Poids
365
Date de parution
20161019
Nombre de pages
247,00 €
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La loi Taubira de 2013 sur le mariage pour tous constitue un changement de paradigme du mariage. Il était auparavant, sans que cela soit inscrit dans les textes, fondé sur l'altérité des sexes, justifiée par son but procréatif et la prépondérance du mari. Ces deux piliers vont petit à petit s'éroder jusqu'à ce que, avec la possibilité légale d'éviter une naissance (contraception, IVG...) et l'égalité de droits des époux, le sexe des partenaires devienne indifférent dans le mariage. Cette évolution, du christianisme aux modifications successives de la loi laïque, est d'abord retracée, avant d'aborder le PACS, étape vers le mariage pour tous. L'historique de la loi Taubira, les débats qu'elle a suscités et suscitent encore, forment le troisième volet de cette présentation. En dernier lieu, sont évoqués les quelques autres Etats du monde, qui ont instauré un mariage ouvert aux homosexuels ou sont sur la voie de le promouvoir.
Dans les démocraties, la Première dame, épouse du dirigeant politique, n'a aucun statut. A l'inverse de la femme du Prince qui depuis l'Antiquité, en passant par la royauté et la Révolution, avait un pouvoir reconnu par les institutions, celle du chef de l'Etat est politiquement inexistante. D'Eleanor Roosevelt à Jacky Kennedy et Michelle Obama, d'Yvonne de Gaulle à Cécilia et Carla Sarkozy, les médias ont cependant contribué à donner une visibilité à celle qui n'est qu'apparence. Les hommes de pouvoir tirent bénéfice de l'exposition de leurs compagnes, lesquelles, refusant de jouer les "potiches", s'immiscent peu ou prou dans les affaires publiques. Elle obtiennent ainsi une notoriété propre et par là même une certaine légitimité. Les médias alors s'interrogent: quel rôle, officieux à défaut d'être officiel, tiennent-elles du fait de cette situation maritale ? De plus en plus, ces personnages "dérivés" se trouvent en concurrence avec les femmes politiques, dont le nombre s'accroît et qui bénéficient de la légitimité démocratique. Effet de miroir qui, en retour, nous incite à envisager une problématique tout autre : qu'en est-il du rôle de leur époux ...
Alors que depuis des siècles, le pouvoir est aux mains des seuls hommes, on s'est peu interrogé sur le lien à établir entre domination politique et sexualité. Pourtant, qu'il s'agisse de procréation ou de plaisir, c'est au nom de leur sexualité que les femmes ont été écartées de toute forme de pouvoir, dans un processus de confiscation volontaire et conscient. De la loi phallique à la loi salique : tout commence avec le christianisme. Celui-ci en jetant l'anathème sur la chair, limite la sexualité à la seule procréation ; c'est alors que l'homme, cantonnant la femme au rôle de réceptacle, s'arroge "scientifiquement" le pouvoir de génération. Cette doctrine, lourde de conséquences, expliquera notamment la transmission de la couronne au seul héritier mâle. Pouvoir de jouir et jouissance du pouvoir : avec le recul de la religion, c'est au nom du plaisir que l'on exclut la femme de la politique. Les Lumières ayant révélé l'importance de la femme dans la conception de l'enfant, les hommes revendiquent l'exclusivité du plaisir. La femme étant désormais perçue comme passive et soumise, c'est par sa puissance sexuelle que l'homme justifie sa domination. Et ce qui ne devait toucher que la sphère privée va s'étendre à la sphère publique : la sexualité, même la plus crue, prend volontiers une dimension politique avec des affaires de sorcellerie ou des procès en impuissance. Pour faire comprendre cette évolution, l'ouvrage s'attache à expliquer la façon dont la séparation des espaces publics et domestiques a été pensée à seule fin de garder la femme hors du champ politique, avant de montrer comment, dès le XVIIIème siècle, les discours et les lois ont construit le pouvoir sans, et même contre la femme. Une telle étude ne saurait être complète sans un essai de prospective : aujourd'hui, alors qu'avec la reconnaissance de son rôle procréateur et de son droit au plaisir, la femme entre en politique, va-t-on vers la mort du politique tel qu'on l'entend depuis des décennies ou vers sa simple transformation ...
Résumé : Cet ouvrage se veut une présentation générale et renouvelée de l'argumentation juridique, ne se limitant pas au droit français et pulsant volontiers au système de common law ou au droit talmudique. De nombreux arguments sont analysés et illustrés les arguments a pari, a contrario, a fortiori, mais également les présomptions, les standards, les principes non écrits. En outre, une place est faite à des procédés moins connus, comme l'obiter dictum, les perspectives ex post et ex ante, les lectures de re et de dicto, l'effet utile, le distinguishing. L'approche proposée ici est pragmatique, dans l'esprit de Chaïm Perelman et de l'Ecole de Bruxelles : les notions de formalisme, d'arbitraire, de fiction, de présomption, de sens littéral, sont étudiées sous l'angle du rôle pragmatique que ces procédés jouent dans l'argumentation et non de manière décontextualisée. L'ouvrage sera utile tant à l'étudiant en droit qu'au praticien expérimenté de l'argumentation juridique. Un glossaire rend son maniement plus facile.