Offroy Cécile ; Hubé Daniel ; Leboucher Marie-Thér
MICHALON
22,00 €
Sur commande
EAN :9782347003388
Nuit du 5 au 6 juin 1944. "Nous ne savons ce que tout cela veut dire, mais ce doit être le Débarquement", écrit dans son journal Marie-Thérèse Leboucher, réfugiée avec ses voisins dans la tranchée creusée au fond de son jardin, à quelques kilomètres d'Omaha Beach. Au coeur de Bricqueville, petit village dans le Calvados, cette professeure de piano prend la plume pour raconter le quotidien des civils sur le front, puis dans les arrière-lignes, de la bataille de Normandie. Loin des discours officiels des livres d'histoire, ce récit à hauteur de femme offre un témoignage inédit sur la plus colossale opération amphibie jamais entreprise. De la traversée des marais du Bessin aux solidarités féminines villageoises, du quartier général de la presse américaine à l'installation du 44th evacuation hospital, Cécile Offroy, petite-nièce de Marie-Thérèse, et Daniel Hubé donnent vie aux personnages qui fabriquent cette histoire, transmise de génération en génération.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
224
Date de parution
16/05/2024
Poids
372g
Largeur
157mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782347003388
Titre
Mon journal du Débarquement
Auteur
Offroy Cécile ; Hubé Daniel ; Leboucher Marie-Thér
Editeur
MICHALON
Largeur
157
Poids
372
Date de parution
20240516
Nombre de pages
224,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Concluons donc hardiment que l'Homme est une Machine, et qu'il n'y a dans tout l'Univers qu'une seule substance diversement modifiée. [...]. Mais on a dû voir que je ne me suis permis le raisonnement le plus vigoureux et le plus immédiatement tiré, qu'à la suite d'une multitude d'observations physiques qu'aucun savant ne contestera. [...] Que pourraient contre un chêne aussi ferme et solide, ces faibles roseaux de la théologie, de la métaphysique et des Ecoles [...] ces idées creuses et triviales, ces raisonnements rebattus et pitoyables, qu'on fera sur la prétendue incompatibilité de deux substances qui se touchent et se remunet sans cesse l'une et l'autre, tant qu'il restera l'ombre du préjugé ou de la superstition sur la terre ? Voilà mon système, ou plutôt la vérité si je ne me trompe fort. Elle est courte et simple. Dispute à présent qui voudra !.
Dans L'Art de jouir, on peut lire: "la volupté a son échelle". Etc'est faire un mauvais procès à La Mettrie que de l'accuser,comme Voltaire et consorts, d'immoralité ou d'amoralité. Lephilosophe libertin, certes, ne sacrifie pas à la morale de l'idéalascétique promue et défendue par le christianisme, et Voltaireou d'Holbach? Pour autant, il ne refuse pas la morale, aucontraire. Et il énonce une éthique de substitution, matérialisteet hédoniste. Dans la hiérarchie des plaisirs qu'il propose, à labase, on trouve les débauchés, au sommet, les voluptueux.Qu'est-ce qui les distingue? L'usage qu'ils font de leurconscience, cette modalité subtile d'une partie matérielled'eux-mêmes et la distinction qu'ils opèrent, dans l'usage desplaisirs, entre la quantité et la qualité. L'hédoniste vulgairedonne dans l'abondance sans conscience, l'hédonistephilosophe, dans la qualité avec conscience. Pour parodierRabelais, on pourrait avancer que, pour La Mettrie, jouissancesans conscience n'est que ruine de l'âme. Eloge de la volupté,donc.
Souvent condamnés avant tout procès par les effets conjugués de l'émotion collective et de l'extrême médiatisation, les suspects de terrorisme incarnent aujourd'hui la figure du mal. Défendre ces "ennemis publics" tient lieu de défi impossible. Vincent Brengarth s'est livré à cet exercice périlleux. Déshumanisation du lieu d'audience, prises de parole aseptisées, déroulé parfois arbitraire des journées, opinion publique acquise à la thèse de la culpabilité, tensions et crispations entre confrères, solitude des bancs de la défense - il livre le récit des huit semaines du procès en appel de l'attentat de Nice, au terme desquelles demeure une interrogation : dans ces procès où il est fait peu de cas de la parole de l'accusé, l'enjeu d'un avocat de la " terreur " est-il de défendre une cause individuelle ou les principes d'un Etat de droit qui vacille devant la menace terroriste ? Une plongée immersive dans l'envers du décor, au plus près d'un procès de justice antiterroriste.
Maria Deraismes (1828-1894), contemporaine de Louise Michel, ardente défenseure des droits des femmes et des enfants, protectrice des animaux et oratrice hors pair, fut une figure majeure de la fin du XIXe siècle. Injustement négligée par la postérité, elle fut pourtant l'une des premières républicaines à revendiquer l'urgence d'un front commun, s'associant aux plus grandes personnalités de l'époque sans reculer devant la controverse. En explorant ce destin hors norme, ce livre propose de redécouvrir une penseuse exceptionnelle par sa radicalité qui n'excluait ni le sens de la nuance ni celui des alliances stratégiques. Convaincue que la raison devait être mise au service d'un exercice partagé de la liberté, Deraismes n'eut de cesse de prouver par sa verve et sa passion de l'égalité qu'une société en crise ne devait jamais renoncer à l'espoir d'un progrès juste.
Que nous dit un corps qui vieillit - un corps vieux ? Faut-il résister, sous l'injonction au bien-vieillir (comprendre : rester jeune et tonique) ou bien l'assumer ? Dans un essai nourri de témoignages et d'expériences vécues, Catherine Vincent explore la réalité du corps vieillissant sous toutes ses facettes pour mieux souligner son enjeu politique. Quelle réponse, en effet, la société offre-t-elle à un corps devenu dépendant, engoncé dans la maladie, objet de soins intimes, parfois trop encombrant ? Connaît-on suffisamment ses spécificités, ne pourrait-on mieux les entendre ? Et si se réapproprier son corps vieux était aussi se donner une meilleure chance de participer aux décisions le concernant ?