Auguste Pointelin (1839-1933). La clarté intime de la terre
Lavin Amélie ; Monier Samuel
MARE MARTIN
24,00 €
Epuisé
EAN :9791092054897
Auguste Pointelin appartient à la génération d'artistes de la seconde moitié du XIXe siècle qui affirme la toute-puissance de la nature et la fascination du paysage. Peintre farouchement attaché à son indépendance, il fut, de façon assez paradoxale pour nous, accepté de 1866 à sa mort en 1933, au si contesté Salon parisien : "Tous mes tableaux sont empruntés au Jura, [...] et n'étant pas encore parvenu à réaliser en cela mon idéal, je continue et continuerai jusqu'au bout de m'y efforcer, quitte à laisser croire chez moi à une sorte d'impuissance de faire autre chose". Il trouva son épanouissement dans la représentation de la ligne ciselée des plateaux, combes ou vallons de sa terre natale. Pointelin est proche des impressionnistes, artistes de la nature pure, qu'enchantent les campagnes presque urbaines et la fraîcheur des vibrations joyeusement ensoleillées ; lui, en revanche, préfère les aubes et d'ineffables crépuscules. Comme tous, inlassablement, il parcourt la campagne, mais peint ensuite de mémoire dans son atelier parisien ou jurassien. L'amateur contemporain - cet esprit moderne dont rêvait Baudelaire - lucide, sensible, ironique, dans un siècle qui en a tant vu, sera sans doute touché par cet artiste discret entre tous. L'authenticité de son obstination pour l'essentiel réussit d'étranges paysages au-delà de toute représentation, et approche la "peinture pure". Landes désertes, arbres solitaires et décharnés, lumières d'ailleurs. Comme chez Friedrich, Rothko ou Benrath, par le silence abstrait et sensuel de la nature transfigurée, se lève, absent de tout bouquet, le parfum sublime et insaisissable de l'éternité. Par la diversité des contributions et par son iconographie très riche, ce livre fait état de la recherche menée sur Auguste Pointelin depuis plus de vingt-cinq ans et sert également de catalogue aux expositions qui lui sont consacrées ainsi qu'à ses proches par les musées du territoire jurassien.
Nombre de pages
155
Date de parution
11/06/2018
Poids
960g
Largeur
240mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791092054897
Titre
Auguste Pointelin (1839-1933). La clarté intime de la terre
Auteur
Lavin Amélie ; Monier Samuel
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
240
Poids
960
Date de parution
20180611
Nombre de pages
155,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Nous étions sidérés : la pandémie de la Covid-19 avait monopolisé nos existences, nos relations, nos espaces. Elle réquisitionnait nos pensées, nos corps, nos institutions. L'hôpital, le musée et l'université traversaient cette épidémie en se réorganisant pour trouver de nouvelles façons d'exister dans un espace-temps incertain. Dans ce contexte, célébrer le bicentenaire de la naissance de Louis Pasteur (1822-2022) offrait l'occasion de suivre le fil qui mène des découvertes microbiologiques d'un chimiste à celles du corona-virus, non seulement pour ressaisir une histoire scientifique, mais plus fondamentalement pour mieux comprendre comment le visible et l'invisible tissent ensemble le monde symbiotique de nos existences. L'exposition "Prendre soin", dont ce livre est la trace et le prolongement, propose de renouer visible et invisible, science et sollicitude, art et médecine, pour comprendre comment toutes ces dimensions convergent vers un care, un soin ouvert aux relations multiples. Elle met en scène ces convergences et ouvre "un moment du soin". Frédéric Worms nomme ainsi ce nouveau cadre interprétatif qui revisite notre monde et notre temps à partir des choses concrètes, des corps et des personnes, tout en les éclairant d'une intelligence et d'une attention ouvertes à la vulnérabilité constitutive de l'existence.
Présenter l'artiste comme une rock star " résume le motto de ce fanzine de luxe qui souhaite offrir une approche la plus intime et inédite possible de son sujet. Le choix du format " magazine ", à la structure plus libre et décontractée qu'un catalogue, est décisif pour susciter la proximité et l'empathie. " ? Enchanté de faire votre connaissance... " Steve Gianakos (né en 1938, vit à NY) est le quatrième artiste invité de la revue Pleased to meet you. à l'instar de ses confrères ? John Wesley, Robert Crumb, Peter Saul ? tout aussi joueurs que lui, Gianakos pratique le mauvais goût et les " interdits " comme rempart contre une récupération de l'establishment. Depuis la fin des années 1960, ses dessins, collages et peintures combinent l'innocence et la luxure, la vulgarité et la sophistication, comme pour mieux révéler l'absurde mixtion de sexualité et d'anxiété au c?ur de la condition humaine. Ses ?uvres ont l'apparence de BD vintage qui auraient dérapé : portraits de pin-ups se fardant avec une lame de rasoir, petites filles aux genoux cagneux et jupes relevées. Grâce à un humour exempt de cynisme ou de cruauté, Gianakos désarme son spectateur en lui soumettant sa vision délicieusement sombre et subversive de la psyché humaine. Ce numéro spécial reproduira des ?uvres des années 1960 jamais montrées en France et surtout des portraits inédits de l'artiste, récents et vintage.
Catalogue publié à l'occasion de l'exposition "Jean Messagier. Tous les sexes du printemps". présentée au musée des Beaux-Arts de Dole, du 22 mars au 15 septembre 2019.
Lavin Amélie ; Chambarlhac Vincent ; Tillier Bertr
Peintre franc-comtois né à Luxeuil-les- Bains, Jules Adler (1865-1952) a compté au sein du courant des artistes naturalistes qui ont incarné une voie alternative dans le dernier quart du XIXe siècle entre les avant-gardes impressionnistes et un art plus officiel dit académique. Défenseur d'un art en prise avec la société de la Troisième République, Adler l'a incarné par sa dimension connue " de peintre des humbles ", ouvriers, modestes travailleurs ou chemineaux qui peuplent tout un pan de sa production. Au-delà de cette dimension, l'exposition entend éclairer par pans thématiques les différentes facettes de la démarche du peintre : la question sociale prégnante dans son oeuvre, la notion de régionalisme, son rôle d'artiste sur le front de guerre lors du second conflit mondial, sa condition de peintre des valeurs républicaines, et plus largement les "équivoques du Naturalisme " entre académisme et modernité. L'exposition rassemblera la majorité des oeuvres conservées en collections publiques, l'artiste étant présent, notamment du fait des envois de l'état , dans une trentaine de musées français, ainsi qu'un certain nombre d'oeuvres conservées en collections privées. A ce titre, elle est la première exposition d'envergure qui soit consacrée à ce peintre et participe de la redécouverte et réévaluation du courant naturaliste, dans le droit fil des expositions Jules Bastien-Lepage, Fernand Pelez, Alfred Roll ces dernières années ou Emile Friant très prochainement au musée de Nancy.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).