Les Malassis. Une coopérative de peintres toxiques (1968-1981)
Chambarlhac Vincent ; Lavin Amélie ; Tillier Bertr
ECHAPPEE
32,00 €
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EAN :9782915830842
Dans l'entre-deux-Mai, 68 et 81, six artistes (Henri Cueco, Lucien Fleury, Jean-Claude Latil, Michel Parré, Gérard Tisserand et Christian Zeimert -? ce dernier partira au bout d'un an) fondent une coopérative au sein de laquelle ils vont produire une peinture politique et figurative dirigée contre la "? nouvelle société? " pompidolienne où triomphe la société de consommation. Contestant la figure romantique de l'artiste solitaire, ces peintres créent un art collectif, inscrit dans le quotidien et facilement accessible, qu'ils exposent dans des lieux non dédiés à l'art et à la culture. Ainsi, ils préfèrent louer leurs oeuvres afin de les soustraire au marché et de pouvoir se tenir à distance des institutions. Tiraillés entre le Parti communiste, où on les soupçonne de gauchisme, et les mouvances gauchistes, qui les suspectent de stalinisme, les Malassis, qui doivent à un quartier de Bagnolet où ils ont un atelier le nom avec lequel ils jouent malicieusement, optent pour une peinture monumentale, sarcastique et virulente. Soucieux de se dissocier d'un art de propagande de type réaliste socialiste, ils mènent, par d'immenses cycles encombrants et perturbants, une réflexion critique sur les structures politiques, sociales, économiques et industrielles, dont les dérives sont dénoncées et le naufrage annoncé. Des peintres toxiques en quelque sorte, comme ils se sont qualifiés eux-mêmes... Entre histoire politique et culturelle et histoire de l'art contemporain, ce livre rassemble les contributions de spécialistes qui analysent, sous différents angles, la peinture monumentale et le mode de création collectif d'un groupe d'artistes des années 1970, dont les productions, d'une rare originalité, restent des plus subversives. Jusque-là rarement regroupées, la plupart des oeuvres des Malassis sont présentées dans cet ouvrage qui comble une grande lacune bibliographique et éclaire un pan méconnu de l'art et de la politique du XXe siècle.
Nombre de pages
190
Date de parution
10/10/2014
Poids
710g
Largeur
201mm
Plus d'informations
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EAN
9782915830842
Titre
Les Malassis. Une coopérative de peintres toxiques (1968-1981)
Auteur
Chambarlhac Vincent ; Lavin Amélie ; Tillier Bertr
Editeur
ECHAPPEE
Largeur
201
Poids
710
Date de parution
20141010
Nombre de pages
190,00 €
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L'imprimé, qu'il soit journal ou brochure, affiche ou tract, construit la vie politique comme vecteur politisé depuis la fin du xviiie siècle. La IIIe République apparaît toutefois comme un moment privilégié : la culture de masse se mettant en place par l'école et les imprimés, entraine la politisation des masses. Les dessinateurs de presse auront donc été au centre d'un vaste champ d'étude que l'histoire culturelle, de l'art, politique ont entrepris d'examiner. Ce volume se veut une tentative d'approches croisées, dans un cadre chronologique allant jusqu'en 1940, au moment où surviennent Vichy et sa politique collaborationniste que les dessinateurs de presse seront appelés à promouvoir.
Une approche du projet de Révolution nationale et son échec au regard de la micro-histoire d'un village rural. Une contre-manifestation républicaine, le 14 juillet 1942, à Verdun-sur-le-Doubs constitue l'objet de cette courte enquête à partir d'archives inédites. Cet événement, dans une France rurale, au bord de la ligne de démarcation met en lumière tout autant l'établissement du régime de Vichy au village que son échec à gommer les mentalités républicaines. Malgré la répression, ce geste pacifiste éclaire une autre facette d'une résistance précoce au régime de Vichy, comme à l'occupation allemande.
Chambarlhac Vincent ; Hohl Thierry ; Tillier Bertr
Cet ouvrage examine les différentes facettes d'un intellectuel, dont la personnalité, la carrière et l'oeuvre n'avaient jusque-là guère retenu l'attention : Léon Rosenthal. Son parcours de militant socialiste, brièvement adjoint au maire de Dijon et animateur de l'Université populaire, est étudié au sein de la SFIO de Jaurès et jusque dans son appartenance aux "majoritaires de guerre". Le normalien, agrégé d'histoire et professeur au lycée Louis-le-Grand, est également pris en compte. Ce sont aussi les activités multiples et complémentaires du critique et de l'historien d'art qui sont étudiées, permettant de mieux connaître l'érudit et le vulgarisateur de la peinture et de la gravure du XIXe siècle, le théoricien de la reconstruction urbaine d'après la Grande Guerre, le défenseur des arts décoratifs et de l'architecture - entre Art Nouveau et Art Déco -, le promoteur de l'art social et de l'art français, le collaborateur de nombreux journaux et revues, le titulaire de la chaire d'histoire de l'art à la Faculté de Lyon et le conservateur du Musée des Beaux-Arts de Lyon.
Nous sommes entrés dans l'ère de la Technopoly. Soit une société dans laquelle la culture est entièrement soumise aux impératifs technologiques. Tout doit y être mesuré, évalué avec le plus haut degré de précision, converti sous forme de données quantifiables et objectives, pour permettre à des machines ou à des experts d'assurer, pour notre plus grand bonheur, la gestion de nos vies. Bien que l'information n'ait jamais été aussi facile d'accès et présente en telle quantité, nous sommes désemparés, incapables d'appréhender un monde devenu d'une grande complexité. D'autant que les institutions sociales (l'école, la famille, les organisations politiques...) et les valeurs au fondement de la culture humaniste - qui structuraient jusqu'alors nos existences tout en favorisant le développement de notre autonomie et de notre faculté de jugement - ont rendu les armes face au monopole de la technique. Les réflexions développées dans ce livre retentissant de Neil Postman, publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1992, n'ont rien perdu de leur actualité. Bien au contraire, elles révèlent avec une rare lucidité les fondements des mutations profondes qui n'ont fait que s'accélérer depuis. En remontant aux origines de la science moderne et de l'idéologie du progrès, l'auteur dresse un constat sans appel : la soumission de la culture à la technique menace à terme de détruire les sources vitales de notre humanité.
En s'appuyant sur de très nombreuses recherches et études scientifiques internationales, le grand psychiatre et spécialiste du cerveau Manfred Spitzer montre à quel point notre dépendance aux technologies numériques menace notre santé, tant mentale que physique. Elles provoquent chez les enfants et adolescents comme chez les adultes de nouvelles maladies et en rendent d'autres plus fréquentes : baisse des performances cognitives, troubles du sommeil, dégradation des capacités d'attention et de concentration, tendance à l'isolement et au repli sur soi, dépression, disparition du sentiment d'empathie, etc. Et même, chez les plus jeunes, baisse de la motricité et des capacités de perception. Ce vaste tableau des connaissances scientifiques sur les effets des écrans, enfin traduit en français, a rencontré un immense écho en Allemagne et dans le monde entier où il a provoqué nombre de débats et de prises de conscience. Cette synthèse majeure s'articule à une réflexion critique profonde qui ne se contente pas de lancer l'alerte sur les cyberpathologies. Elle nous apprend aussi à nous en protéger et à agir à titre préventif. Une contribution absolument cruciale pour tenter d'éviter un désastre psychologique et social.
Ce travail, amorcé en 2008 par l'Observatoire de l'évolution, est une contribution à la refondation du politique à laquelle les humains sont nécessairement tenus pour préserver une vie sur Terre non machinale et éviter de se retrouver ensevelis sous un champ de ruines sociales. En premier lieu, il s'agit de comprendre la raison et la force de ce qui arrive, puis le moyen d'y faire face. L'hypothèse est que la société industrielle, en tant que société de masse, n'est pas réformable. La voie d'une réhabilitation du politique se trouve donc en partie dans une détermination à vivre autrement qu'en suivant les injonctions de la puissance dominante, et dans le renoncement aux anciennes formes de l'engagement. Ce qui suppose d'inventer de nouvelles modalités de vie, sans attendre un changement social généralisé. Une vie humaine désirable a besoin de s'ancrer dans des territoires habitables. Ce n'est qu'à partir de là qu'il devient possible de formuler les questions existentielles fondamentales. C'est par l'invention d'une nouvelle condition paysanne que l'humain sera en mesure d'oeuvrer à satisfaire ses besoins essentiels et pourra tenter de rétablir un tissu de relations harmonieuses avec ce qui l'entoure. La composition du manifeste laisse entendre une multitude de voix réunies par l'Observatoire de l'évolution, lieu informel animé par Jean Druon. Ce dernier aspire à renouer avec une vie paysanne envisagée comme une voie d'émancipation. Il a cofondé le projet des Terres communes de la Fontié (Tarn) auquel il participe. Il est auteur-producteur de films documentaires parmi lesquels Un siècle de progrès sans merci (2000), Alerte à Babylone (2005) et Le Passage du Nord-Ouest (2014).
Publié en 1887, ce livre est un réquisitoire contre l'idéal qui prédomine alors en Angleterre ? : s'enrichir en fournissant le moins d'efforts possible. Toute une population rêve en effet de parvenir à l'état de consommateur passif qui vit aux crochets des autres. A l'économie politique bourgeoise qui détruit la fraternité, Carpenter oppose un tout autre idéal ? : que chacun se dépouille du superflu et se retrousse les manches pour répondre à ses besoins, tout en partageant et en s'entraidant avec ses prochains. S'appuyant à la manière d'un Henry David Thoreau sur sa propre expérience de retour à la terre, sur sa sensibilité à la nature et sur les principes de la simplicité volontaire qu'il expose ici, l'écrivain-maraîcher plaide pour un socialisme anti-industriel. Soit une production à petite échelle fondée sur le travail des paysans et des artisans, qui maîtrisent leurs moyens de subsistance. Non seulement une telle société décentralisée serait plus juste et égalitaire, mais elle permettrait aussi une plus grande liberté et un épanouissement des individus. Car l'homme n'est pas fait pour s'enfermer dans des villes fumantes, mais pour vivre au grand air et travailler avec ses mains. Voici l'une des leçons de ce magnifique traité de philosophie pratique.