L'abeille dans l'ambre. Célébration de l'épigramme de l'époque alexandrine à la fin de la Renaissanc
Laurens Pierre
BELLES LETTRES
41,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782251328737
L'épitaphe d'un guerrier par Simonide, la dédicace par Laïs vieillie d'un miroir à Vénus, un enfant égorgé par l'eau coupante d'un glacier, une flèche lancée par Martial contre un hôte avare, une scène de la Passion rejouée pathétiquement par Crashaw, l'épigramme, c'est d'abord éparpillement, cette multiplicité d'individus et d'objets concrets. Comment résister au vertige et réduire à l'un le multiple ? A1'intérieur d'un cadre chronologique qui finit par embrasser plus de deux millénaires, ce livre n'offre pas une histoire de l'épigramme poursuit plutôt, à travers l'analyse des moments forts de son évolution, une réflexion sur l'essence d'un genre poétique. Essai de Poétique dans l'histoire, où l'on s'efforce de mettre en lumière, entre la uenustas des Grecs et la subtilité de la Renaissance, le puissant resserrement de la révolution latine. Non sans que se confirme au-delà de l'élargissement in sant du champ et des profonds remaniements de la structure, l'unité dans le temps d'une forme : brève, close, liée à l'objet ou à la circonstance particulière, considérés objectivement et traités rhétoriquement : soit l'opposé du haiku, autre forme brève, paradoxalement mieux connue en France grâce à quelques excellentes anthologies. Soucieux aussi de contribuer à rendre à l'Occident partie de sa mémoire perdue, l'auteur a fait la part belle aux exemples qui, tout en l'illustrant, excèdent la théorie et représentent la part de l'unique. De cette attention portée à l'objet poétique, témoigne, au seuil du livre, le titre d'un sujet de Martial - au demeurant emblématique du genre, par l'alliance de la douceur miellée et du dard. Professeur. à l'Université de Poitiers, spécialiste de la littérature de la Renaissance, Pierre Laurens a publié (en collaboration) le Livre IX de l'Anthologie grecque (deuxième tome), Musae Reduces, Anthologie de la poésie latine dans l'Europe de la renaissance, 2 vol. , et la première traduction intégrale du traité de Baltasar Graclan, La Pointe ou l'art du Génie. En préparation : Poètes latins baroques et La rhétorique du Monument (étude sur l'inscription latine au XVIIe siècle).
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
576
Date de parution
01/03/1989
Poids
900g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782251328737
Titre
L'abeille dans l'ambre. Célébration de l'épigramme de l'époque alexandrine à la fin de la Renaissanc
Auteur
Laurens Pierre
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
0
Poids
900
Date de parution
19890301
Nombre de pages
576,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Revue de presse S'ouvrant sur la haute figure de Pétrarque, cette anthologie de la poésie latine de la Renaissance a choisi d'isoler la précieuse veine du lyrisme.
Generalia Heinz Hofman (Tübingen) Point de vue sur l'évolution et les perspectives des études néo-latines Philologica Leighton D. Reynolds (Oxford) Petrarch and Cicero's phisolophical works Anne Raffarin (Paris) Autour de Flavio Biondo Epigraphica Ginette Vagenheim (Rouen) L'Epigraphie, un aspect méconnu de la philologie classique au XVIIè siècle. Histoire littéraire Giuliana Crevatin (Florence) l riuso del corpus cesarino nell'Italia del Trecento Marc Deramaix (Rouen) Christias, 1513 - La "forma antiquior" du "De partu Virginis" de Sannazar et l'académie romaine sous Léon X dans un manuscrit inédit de Séville. Carlo Vecce (Macerata) "Salutate Messer Ambrogio", Ambrogio Leone entre Venise et l'Europe. Poetica et Rhetorica Donatella Coppini (Florence) Da "Dummodo non castum" a "nimium castus liber" osservazioni sull'epigramma latino nel Quattrocento Lucia Gualdo Rosa (Naples) L'académie pontanienne et l'élaboration d'une poétique du Classicisme Anne Videau (Paris-Nanterre) Le programme des "Quatuor libri Amorum" de Konrad Celtis et le frontispice d'Albrecht Dürer. Pierre Laurens (Paris) Modèles plautiniens dans la lyrique latine de la Renaissance de Marulle à Kaspar Barth Bibliographie critique
Résumé : Bien qu'elles couvrent un arc de treize siècles, depuis les invasions barbares jusqu'à l'Europe des monarchies, et ' conduisent le lecteur du pur cristal de Claudien au baroquisme étincelant de l'anglais Richard Crashaw, contemporain de John Donne et au moins son égal, en passant par les délicieuses inventions médiévales, bientôt suivies de la reconquête, par les générations héritières de Pétrarque, d'un grand classicisme, tenté lui-même à son tour par l'Ange du maniérisme et le culte de la merveille conceptiste, ces douze études ne proposent pas une histoire, qui reste encore à écrire: simples coups de sonde et plutôt essai de poétique dans l'histoire, elles dessinent seulement un itinéraire., avec l'espoir de démontrer la prodigieuse force de renouvellement de la Muse latine, sa capacité à produire, bien longtemps après la chute de l'Urbs, parallèlement aux grandes créations de la prose scholastique ou humaniste et prévenant plus d'une fois les avant-gardes des poètes en langue vernaculaire, de beaux objets consacrés au luxe et au plaisir. Etudes, ou plutôt "lectures", car ici le plaisir du texte est servi par l'amoureuse traduction, et l'exégèse savante n'a pas d'autre but que d'inviter au partage de l'enchantement poétique.
Ce livre, qui embrasse deux millénaires, n'est pas une histoirede l'épigramme: essai de poétique dans l'histoire, il poursuitplutôt une réflexion sur l'essence d'un genre à travers l'analysedes moments forts de son évolution. Née en Grèce avecl'inscription qui lui donne son nom, tôt confiée à l'écrit etélargie à partir de l'époque alexandrine à toute la lyre,l'épigramme s'affirme à Rome davantage comme unphénomène oral et parlé: Catulle y enferme la violence, parun puissant resserrement Martial l'enrichit du contenu de lasatire et l'arme pour toujours de la pointe éblouissante; c'estavec celle-ci que l'épigramme de la Renaissance repart à laconquête de la variété originelle, qu'elle enrichit encore deformes inédites. Au-delà de l'élargissement du champ et de latension entre la venustas des Grecs et l'argutia latine seconfirme l'unité dans le temps d'une forme brève, close, liée àl'objet et à la circonstance spéciale, qu'elle valorise par l'éclatde la rhétorique: soit l'opposé du haïku, autre forme brèvemais "poème sans sillage", "fourmi sans ombre", quandl'épigramme a pour emblème l'Abeille, mixte de douceurmiellée et de dard. Succédant à la première édition, parue en1989, la présente édition offre un texte revu, mis à jour à lalumière des découvertes et discussions les plus récentes etaugmenté de trois nouveaux chapitres.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Voulez-vous des enfants instruits, ou des ignorants ? Question trop abrupte ? On l'a prétendu : l'important, plutôt que le savoir, n'est-ce pas l'habileté à trouver l'information ? Mais non : pour toute chose ou presque, il faut des bases, et apprendre, c'est incorporer. C'est le premier objet de ce livre. A présent et de façon générale, notre école peut-elle faire des enfants instruits ? Au vu de sa pente, on en doute. L'état du service public laisse trop à désirer. Que faire alors ? C'est le second objet de ce livre : trouver comment enrichir l'école, vite. La crise de notre système éducatif est plurielle, dans ses aspects comme dans ses causes. L'urgent n'est pas de chercher à qui la faute, mais d'aller au fond des problèmes posés. Nature et valeur de la culture à installer, rôle et statut des enseignants, place des écrans et de l'IA, relations avec les familles, destin de l'idéal républicain... En dix chapitres, ce livre qui s'adresse à tous s'attache à éclairer une série de points clés, et à définir les nouveaux équilibres dont, quoi qu'il en soit de l'état du monde, l'éducation scolaire aura besoin.
Dans ce court texte sublime, mais à la vérité insupportable, Sénèque philosophe et poète raconte le raz-de-marée ultime qui rayera l'humanité de la carte... et fera voler en éclats toutes nos certitudes. La fin du monde n'est pas seulement le jeu vertigineux des éléments emportés par des forces déchaînées et destructrices, faisant irruption dans tous les replis de la nature, c'est surtout, chez les humains, l'absolu de la détresse : ils sont désormais tenus de comprendre qu'il y a pire que la mort. Comment mesurer l'angoisse infinie du vivant quand son monde se dérobe, mis en face de sa radicale incapacité à survivre ? En faisant voir, inscrite dans la fin du monde, la fin de l'humanité, Sénèque fait apparaître la solidarité de l'homme et de sa planète. Essentielles pour comprendre l'Eternel retour, ces pages représentent aussi l'une des premières traces humaines de l'éco-anxiété, magistralement expliquées par Jean-Louis Poirier et illustrées par Hubert Le Gall qui nous offre ici son "reportage photo" du déluge. Voilà l'occasion, pour le lecteur, d'affronter - qui sait ? - l'apocalypse avec sagesse.
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.