Cet ouvrage présente le travail historique qui s'active en France depuis une dizaine d'années dans la recherche en danse comme dans le champ de la création chorégraphique. Les études rendent compte, d'une part, des avant-gardes chorégraphiques et critiques; d'autre part, de ta construction de la figure du danseur-interprète et de sa parole (on y trouvera notamment La Guimard, Isadora Duncan, Peter Van Dyk, Jean-Christophe Paré, Brigitte Asselineau, et bien d'autres). Si les contributions s'appuient sur des types de sources très divers (textes et témoignages, mais aussi partitions chorégraphiques, archives radiophoniques, iconographie...), toutes entendent placer au coeur de la démarche historique l'analyse de la mouvance des oeuvres aux prises avec leurs interprétations (La Mort du cygne de Fokine, L'Après-midi d'un faune de Nijinski, Noces de Nijinska, Dance de Lucinda Childs, Véronique Doisneau de Jérôme Bel...) ainsi que la construction du geste (le saut de Nijinski, mais encore le porter...). Ces différentes approches historiques ont en commun de considérer la danse d'abord comme un art vivant. Aussi loin de s'opposer, mémoire(s) et histoire sont-elles articulées de telle sorte qu'elles puissent jouer l'une tout contre l'autre pour ouvrir l'imagination et le savoir historique sur des oeuvres, des artistes ou des événements que l'on croyait connaître. Et c'est in fine à une autre façon de penser et d'écrire l'histoire de la danse que le lecteur est convié.
Nombre de pages
454
Date de parution
10/12/2010
Poids
695g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296132399
Titre
Mobiles N° 2 : Mémoires et histoire en danse
Auteur
Launay Isabelle ; Pagès Sylviane
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
695
Date de parution
20101210
Nombre de pages
454,00 €
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Un geste dansé n'est pas éphémère : il peut connaître une longue vie s'il trouve des milieux pour l'accueillir et l'entretenir. C'est ainsi que des ballets dits " classique " ou des chorégraphies "contemporaines " circulent, se transmettent et se transforment avec le temps. Croisant histoire, anthropologie et esthétique, Isabelle Launay aborde ici la question de la mémoire des oeuvres en danse. Elle décrit les conditions politiques et artistiques de leur survie à travers trois cas de figure emblématiques : le répertoire du Ballet de l'Opéra de Paris et ceux de deux personnalités de la danse, le chorégraphe américain Merce Cunningham et le français Dominique Bagouet, décédés respectivement en 2009 et 1992.
Après s'être penchée, dans un premier volume paru en 2017, sur la question de la tradition en danse, Isabelle Launay aborde ici les effets de la discontinuité, voire de l'oubli, dans la transmission des oeuvres. De quoi témoignent les multiples retours du champ chorégraphique actuel sur les danses du passé ' Qu'advient-il quand il y a crise dans la transmission d'une expérience ' Qu'arrive-t-il quand, chez certains artistes, la discontinuité est programmée par une volonté de faire table rase ' Reprendre consiste alors à créer un court-circuit dans le temps qui "allume la mèche de l'explosif enfouie dans l'Autrefois" (Walter Benjamin). C'est aussi proposer un devenir contemporain insoupçonné pour ces danses. Cette traversée érudite, où se mêlent approches anthropologique et esthétique, nous invite à (re)découvrir des figures majeures de l'histoire de la danse (Mary Wigman, Joséphine Baker, Valeska Gert...) ainsi que la manière dont les artistes d'aujourd'hui les font revivre.
Résumé : Les acteurs, les oeuvres et les pratiques en danse n'ont pas été étrangers aux "années 68". Aucun ouvrage, dans la large bibliographie consacrée à ce moment politique et culturel intense à l'échelle internationale ne s'est intéressé aux champs chorégraphiques. Ils s'y révèlent pourtant complexes, audacieux, inventifs, militants, parfois radicaux, explosifs, mais aussi contradictoires et souterrains. A travers une série d'études menées par des chercheurs de nombreux pays, cet ouvrage développe une perspective internationale ; il croise esthétique, histoire culturelle, histoire sociale, anthropologie, et diverses pratiques en danse ("classique", "moderne", "jazz", "butô", "contemporain", "traditionnelles"). Ces champs sont autant de modes d'entrée qui traitent des contextes différents : danser après-guerre, danser sous les dictatures, danser pendant la guerre froide, danser en mai-juin 68, danser pour les indépendances, danser en écho des luttes (pacifiste, anti-impérialiste, anti-colonialiste, anti-raciste, féministe, homosexuelle, écologiste).
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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