1991: cinq républiques - le Kazakhstan, le Kirghizstan, l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et le Turkménistan - accèdent à l'indépendance lors de l'effondrement de l'Union soviétique. Le moment est historique et rompt avec des décennies de tutelle tsariste puis soviétique. Les cinq pays ne sont pourtant pas préparés à l'ampleur de ces bouleversements: les amarres rompues avec Moscou et la manne financière désormais tarie engendrent de multiples complications que seul un pouvoir renforcé semble parvenir à juguler, au mépris de tout processus démocratique. Depuis le 11 septembre 2001, les pouvoirs locaux ont beau jeu de renforcer leur autoritarisme laïque, présenté comme l'unique remède susceptible de faire barrage à l'islam radical. Cet alibi est d'autant plus efficace que l'héritage soviétique inspire encore largement les relations entre Etat et société. Au printemps 2005, la "révolution des tulipes" au Kirghizstan a semblé ouvrir de nouveau le jeu politique. Les rendez-vous électoraux que les pays de la région ont pris avec leurs citoyens en 2006 et 2007, malgré les multiples esquives et diversions des pouvoirs en place, pourraient peut-être, eux aussi, annoncer une nouvelle phase de sortie du système post-soviétique, plus ou moins turbulente suivant les situations politiques, économiques et sociales de chacun de ces jeunes Etats. Biographie de l'auteur Marlène Laruelle, docteur de l'Inalco (Institut national des langues et civilisations orientales), travaille sur les identités nationales et les idéologies nationalistes dans l'espace post-soviétique. Sébastien Peyrouse, docteur de l'Inalco, travaille sur les rapports entre politique et religion et sur la question des minorités nationales en Asie centrale.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
144
Date de parution
12/01/2006
Poids
190g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782746708020
Titre
Asie centrale, la dérive autoritaire
Auteur
Laruelle Marlène ; Peyrouse Sébastien
Editeur
AUTREMENT
Largeur
150
Poids
190
Date de parution
20060112
Nombre de pages
144,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'eurasisme est l'une des principales idéologies russes. C'est une pensée totale, englobante, à la fois métaphysique et scientiste, politique et philosophique, qui veut résoudre définitivement les interrogations que les intellectuels russes ont sur leur identité. L'eurasisme cherche à légitimer l'Empire, sa dimension continentale et asiatique, à donner à la Russie une identité irréductible face à l'Europe, à définir une idéologie politique quasi-totalitaire et une pratique scientifique exclusivement "nationale". La dernière décennie n'a fait que révéler la nécessité d'analyser l'interrogation eurasiste concernant la notion d'empire et le rapport de la Russie à ses "marges". Gageons écrit Patrick Sériot dans sa préface, que tous ceux qui s'intéressent à la culture russe, à l'histoire des idées, à l'histoire des sciences sauront trouver dans cet ouvrage une attention à l'analyse des discours qui permettront de comprendre certains types de réaction à l'"Occident" en Russie actuelle, qui resteraient, sinon d'une totale opacité.
Résumé : Guerre d'août 2008 entre la Géorgie et la Russie pour le contrôle sur les républiques sécessionnistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, conflits interethniques entre Kirghizes et Ouzbeks au sud du Kirghizstan en juin 2010, départ des troupes occidentales d'Afghanistan en 2014. : le Caucase, l'Asie centrale et l'Afghanistan ne cessent d'occuper l'actualité internationale et de susciter l'attention inquiète du reste du monde. Les connaissances sur ces " éclats d'empires " se sont considérablement développées au cours des vingt dernières années, avec la chute de l'Union soviétique et un accès facilité à l'Afghanistan post-talibans. Loin des clichés qui tendent à ne faire de cette région qu'un théâtre de conflits, d'enjeux énergétiques et d'une concurrence géopolitique entre grandes puissances, la trentaine de chercheurs qui ont participé à cet ouvrage nous proposent de l'appréhender dans toute sa diversité et toute sa complexité. Ils évoquent les transformations politiques sans précédent qu'elle a connues et les changements sociaux et culturels de grande ampleur qui la traversent, mais aussi l'impératif auquel elle est soumise de s'intégrer dans une économie mondialisée et de développer de nouveaux partenariats stratégiques.
J'écris ce livre pour dire ma gratitude à tous ceux à qui je dois tant de choses : ma famille, mes amis, quelques professeurs, quelques médecins, d'innombrables invisibles, des artistes, la nature, la vie. Et aussi pour réfléchir aux circonstances dans lesquelles oser être ingrat m'aurait permis d'avancer. J'invite chacun de mes lecteurs à effectuer cet exercice avant de commencer sa lecture. Puis à le refaire après avoir lu tout le livre et, en particulier, avoir compris le rôle social, culturel, écologique, économique et politique de la gratitude et de l'ingratitude, et les différences entre gratitude et reconnaissance. Je l'invite à noter ce qu'il peut faire pour réparer ce qui est encore réparable ; à vivre le plaisir qu'il peut tirer de la gratitude, tout en échappant à la soumission qui peut en découler. Il en déduira, je l'espère, quelques moyens nouveaux d'être heureux et utile au monde. Soyez toujours reconnaissant ; osez parfois être ingrat". J. A.
Il n'y a plus de temps à perdre. Il n'y a plus le temps pour se contenter d'écouter les témoignages et les récits effroyables de toutes les victimes. Il est temps d'agir". Comment peut-on donner une date d'expiration à un crime qui hantera la victime jusqu'à la fin de sa vie ? Parce qu'elle en a vécu l'injustice dans sa chair, Elsa Levy prend ici la parole pour réclamer l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Dans un essai porté par une profonde indignation, elle s'attaque tour à tour aux fondements de la prescription et aux justifications que ses défenseurs brandissent. Ce faisant, elle nous rappelle les vécus tragiques qui se dissimulent derrière des termes juridiques en apparence neutres - proportionnalité des sanctions, maintien de la paix sociale... -, appelant les citoyens que nous sommes à nous élever contre la "loi de l'oubli". Avec un objectif en ligne de mire : condamner les pédocriminels à "l'intranquillité perpétuelle".
Jaffna, Sri Lanka, 1981. Sashi, seize ans, veut devenir médecin. Mais au cours de la décennie qui s'ouvre, la guerre civile qui éclate dans son pays met à mal son rêve. Alors que ses quatre frères et leur ami d'enfance sont tour à tour happés par le conflit, elle accepte de prêter main forte dans un hôpital de campagne tenu par les Tigres tamouls. Après l'assassinat de l'un de ses professeurs de médecine par les Tigres, Sashi éprouve au plus profond d'elle-même le déchirement de ce conflit tragique et fratricide qui s'est invité au sein de sa famille. Elle décide alors de suivre sa propre voie : aider tous ceux qui en ont besoin, même au péril de sa vie. Dans la nuit solitaire retrace le destin hors du commun d'une jeune femme prise dans les remous de l'histoire. Une fresque flamboyante sur l'amour en temps de guerre, portée par une plume délicate et sensible.