Les origines du régime parlementaire en France (1814-1848)
Laquièze Alain
PUF
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EAN :9782130524878
La période qui s'ouvre en France en 1814, moins éclatante que l'Empire napoléonien, est pourtant plus riche d'enseignements en matière politique et constitutionnelle. Placés devant l'exaltante mais délicate entreprise de refonder un régime politique viable, les contemporains de Louis XVIII, puis de Louis-Philippe, ont recherché, en méditant à la fois sur les excès révolutionnaires et les bienfaits supposés de l'expérience anglaise, une solution institutionnelle favorable aux libertés qui puisse enfin concilier un exécutif monarchique doté d'une réelle autorité et un parlement associé effectivement aux affaires publiques. Fruit de leurs réflexions, la monarchie constitutionnelle comporte certes des variantes, entre la monarchie limitée qui conserve l'essentiel de la souveraineté aux mains du roi (Charte octroyée de 1814), et la royauté parlementaire, où " le roi règne et ne gouverne pas ", popularisée par Adolphe Thiers en 1830. Plus encore que les représentations, les pratiques constitutionnelles, qui ont une histoire et un rythme propres, ont exercé un rôle décisif dans la formation du régime parlementaire, le ministère acquérant avec de grandes difficultés une relative autonomie par rapport à un souverain généralement peu enclin à s'effacer. L'étude des manifestations de la responsabilité politique des ministres, par le biais notamment des interpellations, des commissions d'enquêtes, des discussions sur l'adresse et les lois de finances, constitue un baromètre précieux pour comprendre une évolution chaotique vers le parlementarisme, composée de phases de libéralisation (1815-1820 ; 1830-1832), mais aussi de temps de réaction. En ce sens, la recherche des origines du régime parlementaire doit être moins comprise comme celle de la détermination précise d'une naissance, que comme celle de l'étude d'un processus qui s'étend sur plusieurs décennies. Par la richesse de ses débats doctrinaux et de ses expériences politiques, la première moitié du XIXe siècle constitue un moment privilégié d'acclimatation des Français au constitutionnalisme libéral. Les fondateurs de la IIIe République bénéficieront largement de cet héritage. Certains observateurs des institutions politiques de 1958 n'hésiteront pas, pour leur part, à les qualifier de monarchie orléaniste. Et il serait tentant de suggérer que le Chef de l'Etat, au cours d'une cohabitation, règne et ne gouverne pas. " Alain Laquièze.
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Nombre de pages
436
Date de parution
25/06/2002
Poids
530g
Largeur
175mm
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EAN
9782130524878
Auteur
Laquièze Alain
Editeur
PUF
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175
Date de parution
20020625
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436,00 €
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La famille Perier a marqué de son empreinte le XIXe siècle. De l'Assemblée de Vizille en 1788 qui s'est tenue chez le banquier Claude Perier à la présidence de Jean Casimir-Perier en 1894- 1895, en passant par Casimir Perier président du Conseil de Louis-Philippe et Auguste Casimir- Perier rédacteur des lois constitutionnelles de 1875, elle a contribué au mouvement de libéralisation et de démocratisation de la France qui a permis l'instauration d'une république parlementaire. La banque qui porte son nom a également occupé une place de premier plan dans l'industrialisation du pays. L'étude de la dynastie Perier, à partir de regards pluridisciplinaires, aide à comprendre l'émergence de la France moderne.
Loin de n'avoir été qu un polémiste de talent, Jean-François Revel (1924-2006) a été, de Pourquoi des philosophes? (1957) à L Obsession antiaméricaine (2002), l auteur d une uvre de première importance, jalonnée par de fracassants succès populaires et internationaux. Allant bien au-delà du seul engagement anticommuniste, la force et la singularité intellectuelles de sa pensée n avaient jamais, jusqu ici, fait l objet d une synthèse exhaustive qui aurait permis d en éclairer la place dans l histoire contemporaine des idées une béance que le présent ouvrage vient enfin combler. Avant tout animé par la passion des faits, ce philosophe s est constamment employé à pourfendre et à déconstruire les impostures idéologiques dont se sont nourries les diverses tentations totalitaires qui ont marqué le XXe siècle, jusque sous leurs récents avatars de l islamisme et de l antiracisme dévoyé. Philippe Boulanger, dans cette passionnante biographie intellectuelle, expose les étapes successives et les multiples aspects de cette pensée de combat qui trouve son unité profonde dans la volonté de réaffirmer sans concession l insigne valeur des principes d une démocratie libérale, en économie comme en politique. Chaque jour qui passe semble en rappeler l intempestive et remarquable pertinence.
L'affaire Jacqueline Sauvage a remis le droit de grâce au centre du débat public. Malgré la réforme de cette prérogative entreprise par la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, qui cherchait déjà à répondre aux polémiques nées de la pratique des grâces collectives et amnistiantes, on constate que les critiques qui lui sont adressées n'ont pas fondamentalement changé : le droit de grâce reste perçu par une partie de l'opinion publique comme étant une atteinte insupportable à la séparation des pouvoirs et à l'Etat de droit. Alors que s'ouvre une nouvelle page de l'histoire de France avec l'arrivée au pouvoir d'un président de la République qui se veut à la fois moderne et attaché aux traditions de la Ve République, cet ouvrage tente de repérer puis d'analyser les évolutions majeures ayant impacté le droit de grâce, notamment depuis l'abolition de la peine de mort en 1981, avec cette question de fond à laquelle il vise à apporter une réponse : ce pouvoir si singulier est-il voué à disparaître ?
Voici venu le moment de la post-réalité. Après les attaques contre la vérité ensevelie sous les fausses informations et la polarisation des opinions, nous vivons l'aube d'une nouvelle étape qui va mettre en péril le socle de notre vie commune ; elle tire son eau de la dérégulation généralisée du désir et entend redéfinir notre rapport à la réalité. Exprimant un invariant de l'espèce humaine sous une forme inédite et soudaine, cette dérégulation est exaltée par de nouveaux courants idéologiques et le développement de technologies telles que l'IA ou la réalité virtuelle. Jusqu'où cela pourra-t-il nous conduire ? Pour y répondre, ce livre nous entraîne à la rencontre de mondes sociaux étonnants et de communautés extraordinaires, qui ont en commun de vouloir contourner, corrompre, hybrider ou encore ductiliser le réel. Les individus qui en font partie ne sont d'ailleurs pas aussi peu nombreux que leur excentricité pourrait le faire croire... Avec la rigueur et la clarté qui lui sont propres, Bronner interroge alors l'avenir : sommes-nous encore capables de préserver un socle commun de réalité ou condamnés à une ère où chacun forgera son propre monde ? Au croisement de la sociologie, de l'économie et des sciences cognitives, cet essai puissant sur les enjeux du monde de la post-vérité vient clore le triptyque commencé avec La démocratie des crédules (Puf, 2013) et poursuivi avec Apocalypse cognitive (Puf, 2021).
Résumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".
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Année fatidique, 1815 consacre la restauration de l'ordre monarchique européen. De Waterloo au Congrès de Vienne s'effondre une certaine idée de la Révolution et de ses ambitions universelles. Mais 1815 ne marque-t-il qu'un retour à l'ordre ancien Si la contre-révolution triomphe en Europe, l'onde de choc révolutionnaire continue de se propager : en Amérique latine où se dessine la fin des empires ibériques, en Afrique de l'Ouest où émergent des mouvements djihadistes réformateurs, ou encore en Asie, où la Chine impériale connaît des bouleversements internes. Alors que les aristocraties rétablissent leur pouvoir en Europe, la montée en puissance du capitalisme industriel et financier façonne un nouveau rapport de force global. S'appuyant sur une approche comparée et connectée, cet ouvrage interroge les grands récits historiques qui ont fait de 1815 le point de départ d'une suprématie européenne sur le monde. En croisant les regards, il offre une lecture décentrée de l'âge des révolutions, à un moment où la domination de l'Europe sur le a reste " du globe n'a encore rien d'une évidence.