Alexandre Vialatte, à propos de certaines chapelles parisiennes, parlait de littérature tribale. Dans le pré carré francophone de Belgique, les poètes, depuis De Coster jusqu'à nos jours, ont mis leur point d'honneur et poussé leur génie à ne ressembler à personne - c'est bien le moins - mais encore à n'être pas réductibles aux modes proposées, ni même assemblables entre eux ou alors si peu ! Ce qui pour une anthologie relève du paradoxe, mais sauvegarde le côté inventif, rebelle, souvent drôle et décalé, de cet improbable mais surprenant pays d'irréguliers et d'individualistes. De Verhaeren à Michaux, d'Elskamp à Carême, de Pirotte à Chavée, ce sont des réalistes qui ont une sainte horreur de la réalité, des mystiques matérialistes, des lyriques contrôlés par une solennelle méfiance, un solide mépris de l'absolu comme vulgarité de l'esprit. Dans ces conditions, rien de ce qui touche à cette province de l'universel ne devrait vous rester étranger, car une partie bien vivante, et importante, de la voix du poème y a trouvé sa note juste et sans doute la plus personnelle. " W. L.
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Nombre de pages
240
Date de parution
22/05/2002
Poids
342g
Largeur
152mm
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EAN
9782862749877
Titre
La poésie francophone de Belgique. Anthologie
Auteur
Lambersy Werner
Editeur
CHERCHE MIDI
Largeur
152
Poids
342
Date de parution
20020522
Nombre de pages
240,00 €
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Présentation de l'éditeur Anvers ou les Anges pervers est un livre-kaléïdoscope. L'unique roman émietté d'un poète qui, pour l'occasion, s'arrache à la véracité de la forme poétique et qui entraîne le lecteur dans les méandres de la ville qui l'a vu naître. Un retour aux sources de l'écriture par l'arpentage de la cité portuaire et des sinuosités de la mémoire, entre mythes, mensonges et vérités.Né à Anvers en 1941, Werner Lambersy est une des grandes voix de la poésie francophone. Depuis son Mai tres et maisons de thé (1979), l'auteur poursuit une méditation ininterrompue sur le dépassement de soi en intégrant, dans une vaste cosmogonie, les différentes philosophies qu'il a croisées au long de ses voyages, de l'Inde au Japon. Werner Lambersy vit à Paris. Parmi ses derniers recueils figurent In angulo cum libro (Al Manar), Dernières nouvelles d'Ulysse (Rougier V. éditions) et La Perte du temps (Le Castor Astral).
En 1915, à Londres, paraissait le recueil Cathay du poète Ezra Loomis Pound, alors âgé de trente ans. Dans ce livre, il "traduit" librement - "réécrit" , s'approprie - des poèmes collectés de la tradition littéraire chinoise. Parmi ceux-ci, le "Chant des archers de Shu" - une mélopée de la fin de la Dynastie Yin (1401-1121 acn) - raconte la souffrance d'archers en campagne. Pour ces hommes loin de leur terre et de leurs proches, soumis à la soif, à la faim, l'espoir d'un retour au domicile est lui-même source de peine. Les mois s'égrènent, la campagne se termine, les archers rentrent chez eux. Persiste la souffrance de n'être, malgré tout, plus chez soi, d'avoir perdu tout sentiment d'appartenance à un territoire, quel qu'il fut. "Souviens-toi que le poète est, par essence, un déplacé" , voici la dernière phrase de ma première rencontre avec Werner Lambersy, c'était en décembre 1991. (...) Que reste-t-il des archers de Shu ? Un poème : souvenez-vous du chant, non de ce qu'il racontait. Tous ont désormais disparu. Werner Lambersy s'est assis, pas vraiment parce que sa force l'a quitté, non... ce ne sont que les jambes... l'équilibre aussi, l'oreille interne... d'emmerdantes broutilles. Double lucidité du poète qui s'observe vieillissant tout en constatant que, le moment venu, le poème, se passant de lui, conservera force et vigueur... Parce qu'il y a le reste, oui ! Tout le reste qui se passe de qui le traverse ! Et après ? Il en est du poème comme de l'univers : persiste encore cet inimaginable reste qu'un texte éclaire brièvement, subrepticement mais sans contestation possible... ce moment grave et flamboyant où le poète devient poème... (Extrait de la postface de Otto Ganz)
Si le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »
Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.
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Le 12 mars 2003, Antonio Ferrara signe la plus extraordinaire des évasions. Un commando vient l'extraire au bazooka et à la kalachnikov de la maison d'arrêt de Fresnes. Le petit délinquant de cité s'est mué en truand médiatique. Un nouveau Mesrine. Depuis la parution de la première édition de ce livre, de nouveaux documents, des témoignages inédits, sont venus enrichir la saga du gangster. Antonio Ferrara, le roi de la belle apporte des révélations sur les meurtres de "Francis le Belge", la fin du gang corse de la "Brise de mer" et sur ceux qui ont voulu abattre son ancien conseil, Karim Achoui, l'avocat du milieu.