Guyton de Morveau des Lumières à l'Empire. Le pouvoir du savoir
Lamarre Christine
EUD
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EAN :9782364412231
Louis-Bernard Guyton de Morveau est "l'un des plus grands chimistes dont l'Europe puisse s'enorgueillir" comme disait de lui l'agronome britannique Arthur Young en 1789. A la fois avocat général auprès du Parlement de Dijon et homme des Lumières aux curiosités multiples et aux talents multiformes, Guyton de Morveau est devenu un acteur de la Révolution dans laquelle il voyait un moyen de mettre en pratique ses idées de réforme et d'utiliser ses capacités de savant. Membre de l'Institut, il est à l'origine de plusieurs inventions (acide chlorhydrique, aérostation, paratonnerre, nomenclature des éléments chimiques) dont l'utilité sociale n'a d'égal que l'oubli dans lequel leur auteur est tombé. A l'occasion du bicentenaire de sa mort, l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon a rendu hommage à celui qui fut l'un des plus actifs de ses chanceliers. Dans la perspective de l'Europe savante du temps des Lumières, les travaux réunis dans le présent ouvrage permettent de mieux connaître le personnage, ses amitiés et réseaux, le juriste, l'expérimentateur de ballons, l'homme politique et l'administrateur, directeur de l'Ecole polytechnique.
Nombre de pages
317
Date de parution
15/06/2017
Poids
518g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782364412231
Titre
Guyton de Morveau des Lumières à l'Empire. Le pouvoir du savoir
Auteur
Lamarre Christine
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
518
Date de parution
20170615
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317,00 €
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Ce volume présente quelques aspects de la vie d'un universitaire Jules Legras mettant cet itinéraire individuel en perspective par rapport aux évolutions intellectuelles, politiques et sociales du XXe siècle. Il s'ordonne autour de quatre thèmes : - Les langues : Jules Legras fut un germaniste resté fidèle à cette vocation tout en développant une vraie passion pour le russe comme traducteur et auteur d'une grammaire. - Grand voyageur, il s'est cependant beaucoup impliqué dans la vie de sa ville de résidence, Dijon. Il a passionnément aimé les promenades en Côte-d'Or, échos minuscules de ses voyages, et terrains de nouvelles sociabilités. - La Grande Guerre qu'il fit, en dépit de son âge, en Champagne, auprès des armées du tsar et en Sibérie, dans la mission Janin après 1918. - Ses relations avec la Russie à travers les souvenirs d'une famille amie, puis la rupture avec l'Union Soviétique et une partie du milieu slaviste.
Le sort des grands ensembles de bâtiments d'origine ecclésiastique, devenus sans emploi après 1790, a fait l'objet de plusieurs synthèses ou monographies. Le présent volume, s'inscrivant dans leur sillage, retrace le devenir de ceux que nous a légués l'abbaye Saint-Bénigne de Dijon. Une première période partant de la suppression de l'abbaye conduit jusqu'à la signature du Concordat de 1801. Une nouvelle organisation ecclésiastique se met en place sous la direction d'un pouvoir politique qui a surmonté bien des vicissitudes. Les bâtiments, entretenus au minimum, abritent des institutions souvent remises en cause. Restructurations et réaménagements alternent avec des périodes de destructions et de pillages. Les travaux de restauration, gigantesques, et la poursuite de l'aménagement de la cathédrale qui marquent toute la période allant de 1802 à 1905, vont de pair avec la réorganisation des rapports entre le pouvoir civil et l'organisation religieuse mise en place par le Concordat. Après 1906, il faut attendre les deux dernières décennies du XXe siècle pour que soit entreprise une restauration générale de l'église : d'abord pour l'essentiel à l'intérieur, puis, encore de nos jours, à l'extérieur. Au fil des chapitres, se dessine l'évolution de l'attitude du clergé et de l'administration face aux questions liées au patrimoine, aux goûts artistiques et à l'engagement des fidèles. Une partie séparée est dévolue aux anciens bâtiments monastiques, qu'ils aient été vendus ou qu'ils soient restés propriété publique. Des notices sont consacrées aux oeuvres d'art, aux ecclésiastiques et à leurs proches collaborateurs, aux bienfaiteurs, ainsi qu'aux artistes, architectes, artisans et agents des administrations cités dans l'ouvrage. Ce volume prend la suite de l'ouvrage L'abbaye Saint Bénigne de Dijon publié par l'auteur aux mêmes éditions en 2014.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.