Agriculture et ruralité au Brésil. Un autre modèle de développement
Lamarche Hugues ; Zanoni Magda
KARTHALA
27,00 €
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EAN :9782845861732
Cet ouvrage apporte une contribution très importante au débat, scientifique mais aussi politique, que suscitent partout dans le monde les tendances actuelles du développement agricole, tendances fondées sur l'accroissement forcené de la productivité, l'incorporation à la production de techniques toujours plus sophistiquées et plus coûteuses, l'élimination croissante des exploitations " non productives ", etc. Dans cette mesure, beaucoup des conclusions des auteurs pourront être transposées aux agricultures européennes, et cela d'autant plus que l'analyse du cas brésilien fait ressortir ces tendances avec une sorte d'effet de grossissement et en souligne le caractère dramatique. Le second intérêt est que l'ouvrage permet de mieux comprendre comment ces tendances se concrétisent dans un pays " en développement " dont l'économie agricole est soumise de façon violente à la modernisation et à la mondialisation. Les auteurs sont persuadés - c'est l'idée-force qui court tout au long de l'ouvrage - non seulement qu'il est nécessaire de penser une autre agriculture, mais qu'il est possible de la mettre en ?uvre. Cette autre agriculture, qui aurait pour base les exploitations familiales et les établissements de réforme agraire, aurait le grand avantage, en valorisant leurs qualités intrinsèques, de garantir beaucoup mieux qu'actuellement la sécurité alimentaire des Brésiliens, la protection de l'environnement et l'équilibre villes-campagnes, et donc d'apporter une contribution essentielle à un véritable développement durable. Mais son plus grand avantage serait de permettre l'intégration sociale et l'accès à la citoyenneté de millions de Brésiliens actuellement exclus parce qu'ils n'ont pas de terre ou sont privés des moyens de la travailler. La mise en ?uvre de cette " autre agriculture " suppose donc le projet d'une " autre société ", non pour le seul secteur rural mais pour l'ensemble du pays. Bien loin d'être idéologique, l'argumentation s'appuie à la fois sur de solides bases théoriques et sur l'analyse très précise des réalités brésiliennes, dans leurs différentes dimensions : économiques, sociologiques, anthropologiques, culturelles et politiques. Maxime Haubert.
Nombre de pages
346
Date de parution
01/11/2003
Poids
570g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845861732
Auteur
Lamarche Hugues ; Zanoni Magda
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20031101
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346,00 €
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Le débat sur les formes sociales de production en agriculture n'est pas nouveau. Que de fois a-t-on débattu de la supériorité des grandes exploitations sur les petites et les moyennes, de la fin de la paysannerie ou de la suprématie de l'entreprise sur l'exploitation familiale agricole ! Mais ce débat, d'une actualité brûlante, prend aujourd'hui une tournure particulièrement cruciale. Un peu partout dans le monde, les différents modèles de fonctionnement de l'agriculture sont plus ou moins remis en cause. A l'Ouest s'affirme de plus en plus fortement la nécessité de penser le développement agricole sur des bases davantage sociales et écologiques qu'économiques. A l'Est, la décision politique de privatiser les terres collectivisées impose la mise en place de nouvelles structures de production. Plus que jamais une réflexion en profondeur, théorique et critique, sur le mode de fonctionnement des systèmes familiaux en agriculture est nécessaire. Une équipe internationale de chercheurs a déjà montré, dans une première publication, la grande diversité des agricultures familiales. Elle analyse, ici, les nouveaux enjeux qui se dessinent autour de l'inéluctable restructuration de l'agriculture mondiale et tente de préciser la nature, la place et le rôle de l'agriculture familiale dans ces nouveaux enjeux.
En juillet 1968, Gaëtane Vadel rencontre Bernard Lamarche. Très vite, ils enchaînent les meublés et associent, hors mariage, leurs noms respectifs en un seul bloc, créant ainsi une sorte de trait d'union amoureux qui deviendra leur signature. "Le nouveau nom, issu de la fusion clandestine et magique de deux états civils, les positionne tous les deux au début d'un cycle de vie. Ils sont co-auteurs du roman de leur vie, d'une fiction et d'une imposture juridique". Avec délicatesse et pudeur, l'auteure narre les circonstances de ce "hold-up patronymique" aux conséquences troublantes, et mène de front une réflexion sur ce geste transgressif envers les normes de la nomination, pour mieux éclairer deux destins et une époque.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.