L'agriculture familiale Tome 2 : Du mythe à la réalité
Lamarche Hugues
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782738425102
Le débat sur les formes sociales de production en agriculture n'est pas nouveau. Que de fois a-t-on débattu de la supériorité des grandes exploitations sur les petites et les moyennes, de la fin de la paysannerie ou de la suprématie de l'entreprise sur l'exploitation familiale agricole ! Mais ce débat, d'une actualité brûlante, prend aujourd'hui une tournure particulièrement cruciale. Un peu partout dans le monde, les différents modèles de fonctionnement de l'agriculture sont plus ou moins remis en cause. A l'Ouest s'affirme de plus en plus fortement la nécessité de penser le développement agricole sur des bases davantage sociales et écologiques qu'économiques. A l'Est, la décision politique de privatiser les terres collectivisées impose la mise en place de nouvelles structures de production. Plus que jamais une réflexion en profondeur, théorique et critique, sur le mode de fonctionnement des systèmes familiaux en agriculture est nécessaire. Une équipe internationale de chercheurs a déjà montré, dans une première publication, la grande diversité des agricultures familiales. Elle analyse, ici, les nouveaux enjeux qui se dessinent autour de l'inéluctable restructuration de l'agriculture mondiale et tente de préciser la nature, la place et le rôle de l'agriculture familiale dans ces nouveaux enjeux.
Nombre de pages
304
Date de parution
03/05/2000
Poids
378g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738425102
Titre
L'agriculture familiale Tome 2 : Du mythe à la réalité
ISBN
2738425100
Auteur
Lamarche Hugues
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
378
Date de parution
20000503
Nombre de pages
304,00 €
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Cet ouvrage apporte une contribution très importante au débat, scientifique mais aussi politique, que suscitent partout dans le monde les tendances actuelles du développement agricole, tendances fondées sur l'accroissement forcené de la productivité, l'incorporation à la production de techniques toujours plus sophistiquées et plus coûteuses, l'élimination croissante des exploitations " non productives ", etc. Dans cette mesure, beaucoup des conclusions des auteurs pourront être transposées aux agricultures européennes, et cela d'autant plus que l'analyse du cas brésilien fait ressortir ces tendances avec une sorte d'effet de grossissement et en souligne le caractère dramatique. Le second intérêt est que l'ouvrage permet de mieux comprendre comment ces tendances se concrétisent dans un pays " en développement " dont l'économie agricole est soumise de façon violente à la modernisation et à la mondialisation. Les auteurs sont persuadés - c'est l'idée-force qui court tout au long de l'ouvrage - non seulement qu'il est nécessaire de penser une autre agriculture, mais qu'il est possible de la mettre en ?uvre. Cette autre agriculture, qui aurait pour base les exploitations familiales et les établissements de réforme agraire, aurait le grand avantage, en valorisant leurs qualités intrinsèques, de garantir beaucoup mieux qu'actuellement la sécurité alimentaire des Brésiliens, la protection de l'environnement et l'équilibre villes-campagnes, et donc d'apporter une contribution essentielle à un véritable développement durable. Mais son plus grand avantage serait de permettre l'intégration sociale et l'accès à la citoyenneté de millions de Brésiliens actuellement exclus parce qu'ils n'ont pas de terre ou sont privés des moyens de la travailler. La mise en ?uvre de cette " autre agriculture " suppose donc le projet d'une " autre société ", non pour le seul secteur rural mais pour l'ensemble du pays. Bien loin d'être idéologique, l'argumentation s'appuie à la fois sur de solides bases théoriques et sur l'analyse très précise des réalités brésiliennes, dans leurs différentes dimensions : économiques, sociologiques, anthropologiques, culturelles et politiques. Maxime Haubert.
En juillet 1968, Gaëtane Vadel rencontre Bernard Lamarche. Très vite, ils enchaînent les meublés et associent, hors mariage, leurs noms respectifs en un seul bloc, créant ainsi une sorte de trait d'union amoureux qui deviendra leur signature. "Le nouveau nom, issu de la fusion clandestine et magique de deux états civils, les positionne tous les deux au début d'un cycle de vie. Ils sont co-auteurs du roman de leur vie, d'une fiction et d'une imposture juridique". Avec délicatesse et pudeur, l'auteure narre les circonstances de ce "hold-up patronymique" aux conséquences troublantes, et mène de front une réflexion sur ce geste transgressif envers les normes de la nomination, pour mieux éclairer deux destins et une époque.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...