Dans cette étude, François Lallier aborde de fond en comble, d'une manière inédite et avec une grande précision, tout le parcours poétique d'Yves Bonnefoy. Pour Lallier cette oeuvre présente à la fois une remarquable continuité et une non moins remarquable capacité à se renouveler dans ses thèmes et son écriture : comme si une même démarche, s'approfondissant, opérait de véritables découvertes dans une matière en quelque sorte indépendante d'elle, bien qu'en accord avec les expériences et les constructions de pensée qui constituent son travail. En douze chapitres, dont le premier est consacré aux notions de " présence " et de " vrai lieu ", originellement choisies par Yves Bonnefoy comme pierre de touche d'une sortie du surréalisme, et le dernier aux relations ultimes de l'image et du nom, ce parcours montre comment la conscience critique, propre à la modernité, en vient à s'approcher d'une manière originale de l'inconscient (le même dont traite la psychanalyse) à travers une recherche de " l'aube du sens " et du " nom perdu ". Il s'agit toujours en effet de discerner le point où le langage cesse d'être à lui-même son propre objet ou son propre horizon - ce qui n'est pas sans poser la question d'un certain type de transfert, propre à la poésie.
Nombre de pages
204
Date de parution
17/02/2016
Poids
300g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782873174590
Titre
La voix antérieure, III. Yves Bonnefoy
ISBN
2873174595
Auteur
Lallier François
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
150
Poids
300
Date de parution
20160217
Nombre de pages
204,00 €
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Ce second volume d'une exploration de la poésie au titre de la "voix antérieure" - notion dégagée, dans un précédent livre, d'une lecture nouvelle de certains textes de Baudelaire - s'intéresse à des écrivains plus proches de notre temps (et dont l'auteur a été, pour presque tous, le contemporain et l'ami). Dans une époque marquée, à la suite de Mallarmé et de Rimbaud, par une radicalisation autant de la liberté du poète que des enjeux de la poésie, il cherche ce qu'elle est devenue. Reliée à une "expérience" par un "dire" qui se réalise comme modalité de la présence, cette voix, une seconde fois invoquée, est-elle bien la même?
La poésie de François Lallier signale combien l'attention portée à la question du mouvement de la création comme ouverture au monde cherche à approcher et à cerner au plus près les liens tendus entre le moment présent de la perception et ce qui se donne comme son origine lointaine, avec toute son opacité, à travers l'émergence de la langue, de la parole poétique. Que recouvre ce moment si singulier de la perception, ce surcroît de la vision ? Et que signale ce qui se donne comme son origine, dans la remontée de ceque la langue prend en charge, d'aussi loin qu'elle provienne ? Certes, s'il y a recherche d'une origine de la parole et de son pouvoir de captation, dressée autant que traversée par le réel allant à la rencontre de celui-ci, cette parole poétique offre en ses prismes novateurs et parvient d'une manière remarquable à l'adéquation du poème à la fulgurance du dehors perçu. Dans le seul "geste" de regarder, toute cette intimité - et peu importe, en définitive, le prétexte - associée à toute chose du monde, entretient en cette poésie la source que constitue le corps du réel qui jamais ne se dérobe du coeur de la vie
Les expériences de mort imminente nous fascinent tant ce sujet est entouré de mystère et fait peur. Les EMI sont-elles une preuve de vie après la mort ? Comment expliquer de façon scientifique ces phénomènes extraordinaires ? Qu'est-ce qu'une mort provisoire, une EMI partagée ? Le Dr Lallier est l'un des rares scientifiques à avoir osé réaliser une thèse sur ce thème. Dans un ouvrage passionnant et richement documenté, il répond à ces questions en se fondant sur les résultats de ses recherches menées sur plus de 100 patients. Découvrez les témoignages bouleversants d'expérienceurs qui parlent enfin de cette expérience hors du commun... Les similitudes entre leur vécu sont troublantes, mais comment vivre après ce voyage aux limbes de la mort ? Pour le savoir, plongez dans l'univers des EMI, aux frontières du réel ! Quand la science rencontre le mystère des EMI, c'est nos certitudes qui volent en éclat et notre curiosité qui s'affole !
Ce livre de photographie consacré aux nus du photographe belge Michel Hanique réunit ses prises de vue qui suivent un protocole immuable, à savoir le choix du lieu et de la pose par ses modèles qui s'exposent librement et délibérément à son objectif pour révéler et offrir au regard quelque chose de leur désir, de leur plaisir - ce que le photographe exprime par ces mots qu'il voulait placer en exergue du livre : "Je ne te prendrai pas en photo... " .
En prise à l?étendue ce qui bat le jour, après l?horizon se déplacent têtes et ciel tel le passeur, la main changée las, ce qui submerge guide l?ombre, celui qui pénètre la surface.
Catherine Grout, docteur en histoire de l?art et en esthétique, est professeur d?esthétique et chercheur au LACTH, ENSAP de Lille, commissaire indépendante de manifestations et de projets en milieu urbain (Enghien-les-Bains, Osaka, Tokyo, Chu-wei à Taiwan, Bolzano, Strasbourg), lauréate de la Villa Kujoyama (1994-1995), membre du réseau Japarchi (Asie-Imasie, CNRS, Institut des mondes asiatiques). Elle a publié Le Tramway de Strasbourg (Le Regard, 1995); Pour une réalité publique de l?art (L?Harmattan, 2000) et L?Émotion du paysage (La Lettre volée, 2004).
Neveu de Kandinsky, c'est à la demande de celui-ci que Kojève rédige cet essai en 1936. Il y propose non seulement une interprétation de la peinture de Kandinsky mais inverse les termes de peinture concrète et abstraite. «Les tableaux de Kandinsky ne sont pas des peintures d'objets, mais des objets peints : ce sont des objets au même titre que l'arbre, la montagne, les chaises, les Etats... sont des «objets» ; seulement, ce sont des objets picturaux, des peintures «objectives»».