Critique de la raison économiste. L'économie n'est pas une science morale
Lacroix André
LIBER CANADA
20,00 €
Epuisé
EAN :9782895781677
Je souhaite mettre en relief la nature du discours économique en tâchant de cerner les raisons pour lesquelles nous ne pouvons nous en remettre à lui seul pour gérer les rapports humains au sein de nos communautés. Telle est en effet la thèse que j'entends défendre ici : l'économie est une science dont le pouvoir explicatif permet de comprendre nos sociétés, mais l'économisme qui en est dérivé est une forme de scientisme sur laquelle nos gouvernements et les décideurs dans leur ensemble ne sauraient légitimement s'appuyer pour gouverner. D'où l'importance de défendre, non pas la remoralisation de l'économie, qui maintient le discours économique au centre du discours social, mais un recentrage du discours social autour d'une véritable réflexion éthique. Je soutiens par conséquent que l'économisme ne peut servir de discours politique et moral, non pas pour des raisons de valeur personnelle, de charité chrétienne ou de motifs éthiques plus ou moins clairement avoués, mais bien pour des raisons formelles de cohérence logique. Un tel discours est en soi incohérent et inconsistant, donc formellement et socialement inapproprié sur le plan politique. Et cela, peu importe que nous l'utilisions pour défendre des idéaux politiques de gauche ou de droite.
Nombre de pages
181
Date de parution
01/03/2009
Poids
288g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782895781677
Titre
Critique de la raison économiste. L'économie n'est pas une science morale
ISBN
2895781672
Auteur
Lacroix André
Editeur
LIBER CANADA
Largeur
153
Poids
288
Date de parution
20090301
Nombre de pages
181,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Si la philosophie se laisse assez bien circonscrire à une prétention de rationaliser le monde et de proposer un canevas d'explications auquel puisent les autres disciplines, la question de son application reste entière. Comment en effet prétendre offrir des réponses concrètes à ceux qui s'interrogent sur la manière de mener leur vie, d'intervenir dans l'espace public et d'organiser cet espace dans des sociétés traversées par un individualisme profond? Comment offrir un cadre de réflexion acceptable pour développer des applications concrètes alors que les cadres de référence traditionnels et usuels s'estompent? Comment répondre à des questions si singulières alors que la philosophie se veut, par essence, universelle? Voilà ce dont les auteurs discutent en proposant un état des lieux et des pistes de réflexion pour ramener la philosophie sur le terrain de l'application.
Ce livre réunit quatre textes qui ont d'abord fait l'objet de conférences, au Canada, en novembre 2001. Si on excepte le premier, qui est l'allocution d'ouverture de la cérémonie au cours de laquelle l'université de Sherbrooke remettait à Lipovetsky un doctorat honoris causa, les trois autres portent respectivement sur la condition postmoderne, l'éthique des affaires et les médias. «Bien qu'abordant des univers forts différents, ils s'articulent autour de deux thématiques communes, celle de la complexité et celle de la responsabilité. Complexité, parce qu'on ne saurait se contenter d'analyses simplificatrices pour rendre compte des tensions qui animent la société postmoderne. Car, bien souvent, la compréhension de l'essence paradoxale de nos sociétés libérales, qui valorisent l'individu sans pour autant désagréger le collectif (elles le recomposent plutôt), n'est guère prise en compte aujourd'hui. Que ce soit à propos de l'individu, que l'on relègue au statut de monade fermée sur elle-même, de la morale, dont on déplore la perte, du monde économique, envisagé seulement sous l'angle d'un capitalisme sauvage qui aurait pour conséquence inéluctable une mondialisation inéquitable, ou encore des médias, responsables de tous les maux du monde contemporain, le jugement est chaque fois tranché et sans nuances. Ce que Gilles Lipovetsky propose au contraire, c'est une description à géométrie variable de nos sociétés libérales, seule apte à rendre compte de l'intégralité du phénomène postmoderne. Quant au thème de la responsabilité, il en découle naturellement. Puisque la complexité est ce qui caractérise le monde postmoderne, il convient d'être responsable en refusant les catégorisations faciles et en comprenant que nous avons un rôle à jouer individuellement et collectivement. Responsabilité individuelle quand il s'agit pour chacun de faire progresser, au niveau qui est le sien, l'individualisme responsable; responsabilité collective quand la fonction occupée amène à prendre des décisions qui influent sur la vie d'un nombre considérable d'êtres humains (chefs d'entreprise, politiciens, journalistes, publicistes)». (Sébastien Charles)
L'ensemble de cette enquête historique sur la recherche de l'autonomie et du bonheur n'est pas une analyse théorique de la notion de sagesse, mais bien une étude des formes réelles et explicites que la recherche de sagesse a prises à travers le temps. Elle n'ambitionne pas pour autant de brosser une sorte d'histoire universelle de la sagesse, mais simplement de retracer les ascendants de la sagesse occidentale contemporaine à leur stade pour ainsi dire primitif. Et plutôt que de se tourner vers ces figures typiques, philosophes, prêtres, guides politiques, qu'on appelle traditionnellement sages, elle regardera partout où les hommes - auteurs anonymes, scribes égyptiens, prophètes hébreux, aèdes grecs... - ont essayé de dire, avec le plus de clairvoyance possible, la juste manière de vivre. Cette sagesse, donc, sera définie ici par le double idéal qui la constitue: idéal d'autonomie (décider par soi-même de sa propre manière de voir le monde et de sa propre manière d'y faire sa vie) et idéal de bonheur (suivre sa propre conception de la vie heureuse et cultiver ses propres ressources personnelles pour y parvenir). Ce deuxième volume, qui poursuit une passionnante reconstitution de la compréhension que l'homme a de lui-même et du monde, porte sur les Mésopotamiens (notamment l'Épopée de Gilgamesh) et, d'une manière plus succincte, sur les Syriens et les Phéniciens. Il se conclut sur une substantielle synthèse de la sagesse archaïque.
Psychologue, fondatrice de l'enseignement en gérontologie à l'université de Lyon 2, ex-présidente de l'Association internationale des universités du troisième âge, professeur émérite, Hélène Reboul a participé au dévalions et les conduites qui leur sont rattachées. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles qui ont contribué à situer l'importance de ces dimensions constitutives de l'existence dans la conscience contemporaine. Par sa réflexion et son engagement social et spirituel, elle a su démontrer la nécessité d'associer de façon dynamique une vision universitaire à des interventions axées sur les valeurs de respect et de la qualité de vie des personnes âgées.