Dans les années soixante-dix à Paris, une famille allemande vit dans l'amnésie, le refus total de ses origines. Les Wommel ont trente-cinq ans, ils sont installés en France depuis près de dix ans. Leur fils, Ernst, va entrer en sixième et, contrairement à son frère aîné, il ne peut accepter le silence qui entoure leur histoire, cette mémoire refusée qui ferait de lui un éternel étranger. Ernst décide d'apprendre l'allemand, la langue de ses parents, celle qu'ils ne parlent jamais, cette interdiction suprême, ce tabou. Comme un passeport pour le passé, cet apprentissage devient très vite le moyen par lequel Ernst espère retrouver ses racines. A quatorze ans, il part en Allemagne avec sa classe et rencontre Rolf, son correspondant, avec qui il vivra une tendre amitié. Ce pays lui est enfin ouvert, il y retournera chaque année. Avec la complicité de son camarade allemand, Ernst persévère dans ses recherches et finit par retrouver son grand-père, qu'il croyait mort, mais qui depuis toujours chantait dans ses cauchemars... A travers ce personnage d'adolescent fragile et combatif, Denis Lachaud met en scène l'un des thèmes fondamentaux de notre siècle : l'ambiguïté de la mémoire européenne collective. Mais au-delà du Rhin, de ces souvenirs douloureux, bien au-delà de l'Histoire, c'est aussi de l'héritage familial qu'il s'agit, celui auquel chacun d'entre nous doit pouvoir faire face, celui qui nous façonne et qui parfois nous détruit. Celui qui ne devrait, en aucun cas, nous être refusé.
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Nombre de pages
206
Date de parution
04/06/1999
Poids
210g
Largeur
115mm
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EAN
9782742718504
Titre
J'apprends l'allemand
Auteur
Lachaud Denis
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
210
Date de parution
19990604
Nombre de pages
206,00 €
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En 2016 Antoine Léon est arrêté, il est condamné à vingt et un ans de prison. En 2037, le groupe des 68 s'installe dans le jardin Marcel Proust à Paris. Ces jeunes gens ne veulent plus d'une démocratie nauséabonde et violente. Leur histoire est celle du passage à l'acte qui ne serait plus issu d'une idéologie mais bien du vécu de l'individu, celui d'un être simple, d'un quidam, d'un vivant. Celui d'un être qui marche puis court vers la possibilité du sursaut. Un sursaut qui se décuple et qui pourrait bien enfin changer le monde.
Hetero : Des hommes à la recherche du modèle du couple parental. Il y a deux clans : celui du prétendant et celui du promis. Ce texte définit les rôles à venir de chacun et plaide pour une égalité des sexes. Une dénonciation du statut de la femme dans le couple et de la place subalterne de nombreuses épouses, mais aussi l'espoir d'une nouvelle forme de couple, égalitaire, loin d'une pratique séculaire et ratifiée par la société. Une histoire drôle, plaisante et cynique. Un pamphlet féministe paradoxalement mené par des hommes. Ma forêt fantôme : Jean et Suzanne sont frère et sueur. Ils ont la soixantaine. Deux morts ne cessent d'être présents dans leur mémoire : Paul, le mari de Suzanne, dont elle apprend à faire son deuil et qui vient de mourir de la maladie d'Alzheimer, et Nicolas, le compagnon de jean, mort du sida quelques années plus tôt, au milieu d'une interminable liste d'autres amis. Fraternellement, quotidiennement, Suzanne et Jean s'épaulent, entre pudeur et maladresse. Et à travers les souvenirs de jean, c'est l'histoire de vingt ans de pandémie de sida qui se raconte.
Après le remarqué J'apprends l'allemand, Forme profonde est le deuxième roman du comédien Denis Lachaud, et lui aussi, ne laisse pas indifférent. Cette fois, l'auteur nous plonge, sans aucune retenue, dans l'univers impitoyablement violent d'une grande ville portuaire, en plein été. Rue des Marsouins, vivent les uns sur les autres, les familles Quest, Radignel, Voron et Pommier. Quatre clans, quatre façons d'assumer une vie. Adultes et enfants vaquent à leurs occupations, travail à l'usine ou direction d'une banque pour les "grands", plage, farniente, et pique-niques pour les "enfants". Chacun se fréquente, sans se connaître. Des rapports faussement amicaux, qui masquent une réalité noire, mais si ordinaire. Avant le sacro-saint dîner en famille, le père Quest, prétextant une réunion, court au hammam pour se taper un jeune garçon ; feignant la solitude consentie, le petit Quentin Voron, violé par ses camarades de plage, aide un enfant à se noyer sous ses yeux. Voilà le quotidien de la rue des Marsouins, une impasse quelconque "protégée de la frénésie des ports", mais pas de celle de ses habitants. Et l'ensemble de se dérouler dans le calme reposant d'une saison estivale.L'écriture si dérangeante, impeccablement intimiste, et violemment sombre de Denis Lachaud est une grande claque, qui résonne un peu plus, à mesure que les contours de cet univers de faux-semblants, et de non-dits s'affinent. Forme profonde est un roman noir, qui pèse par son analyse si juste de vies bien ordinaires. --Guillaume Folliero--
Après J?apprends l?allemand (1998 ; Babel n°406), La Forme profonde (2000 ; Babel n°568), Comme personne (2003 ; Babel n°641), Le vrai est au coffre (2005 ; Babel n°934) Prenez l?avion (2009), J?apprends l?hébreu est le sixième roman de Denis Lachaud publié aux éditions Actes Sud. Homme de théâtre, celui-ci est aussi acteur, auteur, metteur en scène. Ses pièces sont publiées chez Actes Sud-Papiers. Récemment : L?Une (février 2011).
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
Reito Naoi est un jeune homme en manque de repères, qui a appris à grandir seul. Accusé d'effraction et de tentative de vol, il risque la prison, mais se voit proposer un marché qui pourrait bien changer sa vie. Un avocat, agissant pour le compte d'un mandataire qui souhaite rester anonyme, lui propose la liberté en échange d'une mystérieuse mission. Reito devient le gardien d'un illustre camphrier, niché au coeur d'un sanctuaire de Tokyo, qui semble renfermer bien plus que du bois et des feuilles. La légende dit en effet que, si l'on suit un rituel bien établi, l'arbre centenaire exauce les voeux et se fait le messager des défunts. "Le Gardien du camphrier" interroge avec émotion et grâce les liens du sang ou ceux du coeur, qui se tissent ou s'érodent au fil du temps et jusque dans la mort. Il est une ode poétique à la découverte de soi et à la connexion aux autres.
La double trajectoire d'un policier des frontières qui perd le sens de sa mission et d'un jeune émigrant soudanais qui tente d'atteindre l'Eldorado européen.A Catane, le commandant Salvatore Piracci surveille les frontières maritimes. Gardien de la citadelle Europe, il navigue depuis vingt ans au large des côtes italiennes, afin d'intercepter les bateaux chargés d'émigrés clandestins qui ont tenté la grande aventure en sacrifiant toute leur misérable fortune... en sacrifiant parfois leur vie, car il n'est pas rare que les embarcations que la frégate du commandant accoste soient devenues des tombeaux flottants, abandonnés par les équipages qui avaient promis un passage sûr et se sont sauvés à la faveur de la nuit. Un jour, c'est justement une survivante de l'un de ces bateaux de la mort qui aborde le commandant Salvatore Piracci, et cette rencontre va bouleverser sa vie. Touché par l'histoire qu'elle lui raconte, il se laisse peu à peu gagner par le doute, par la compassion, par l'humanité... et entreprend un grand voyage.Au Soudan, pour Soleiman et son frère Jamal, c'est le grand jour : ils ont enfin amassé la somme d'argent qui leur permettra de quitter le pays et le continent pour une vie meilleure. Mais les jeunes gens sont bientôt séparés par le destin. Soleiman rencontre Boubakar le boiteux et c'est avec ce nouveau compagnon qu'il poursuivra - d'Al Zuwarah à Ghardaïa, Oujda, puis Ceuta... - son voyage vers l'Eldorado européen. Parce qu'il n'y a pas de frontière que l'espérance ne puisse franchir, Laurent Gaudé fait résonner la voix de ceux qui, au prix de leurs illusions, leur identité et parfois leur vie, osent se mettre en chemin pour s'inventer une terre promise.