
La mixité au travail
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| Nombre de pages | 235 |
|---|---|
| Date de parution | 24/04/2002 |
| Poids | 320g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782843030574 |
|---|---|
| Auteur | Fortino Sabine |
| Editeur | LA DISPUTE |
| Largeur | 140 |
| Date de parution | 20020424 |
| Nombre de pages | 235,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
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Les formes d'encadrement des salarié.es ont évolué de manière concomitante afin de les adapter aux contraintes de rythme et de normalisation de la production : le « management de la performance » s'accompagne ainsi d'une individualisation du travail et d'une mobilisation subjective de la main d'oeuvre. Des transformations tout aussi importantes, et solidaires de celles qui affectent l'activité stricto sensu, ont été appliquées à l'emploi pour optimiser son usage selon une logique de rentabilité : recrudescence des contrats précaires, flexibilisation, généralisation du modèle « coeur-périphérie » conjointe au développement de la sous-traitance au sein d'entreprises en réseau, et promotion de l'auto-entrepreneuriat. Ces diverses logiques de précarisation ont affaibli les protections de l'emploi et morcelé les collectifs de travail, exposant davantage les salarié.es aux risques professionnels de santé ? notamment mentale. En résumé, la combinaison des diverses caractéristiques ainsi énumérées ? entre des exigences, des contrôles et des incertitudes en hausse ? contribue à accroître les pénibilités tant psychiques que physiques du travail dans les organisations contemporaines, avec une intensité variable selon les secteurs et les métiers, mais en épargnant peu voire aucun. Cette analyse est corroborée par le constat effectué par Maëlezig Bigi et Dominique Méda, à partir de données tirées d'enquêtes statistiques internationales, d'une insatisfaction relative aux situations de travail plus forte en France en comparaison avec d'autres pays européens corrélée à des niveaux plus élevés des indicateurs de risques de santé. La « grande démission » observée à l'issue de la crise sanitaire traduit ainsi, non pas une dépriorisation de la vie et de la carrière professionnelle chez les actifs français après la parenthèse des confinements, mais en premier lieu le rejet de conditions de travail jugées trop pénibles. 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