Roman russe est l'histoire d'un jeune homme, Dmitri, qui a le même âge que l'auteur dans les années 60 et à qui tout semble vain jusqu'au jour où il s'éprend de Tania. Le bonheur serait-il possible ? Non, car pour avoir aimé celle qu'un autre convoitait, Dmitri est condamné à cinq ans de travaux forcés. Pendant ce temps, la vie continue sans lui, sous la forme d'un roman qu'écrit son ami Sipiaguine, et dont lui, Dmitri, est le héros... Héros triste, romantique attardé, inadapté : " D'après toi, je n'ai pas ma place en ce monde ? " " Ne t'inquiète pas... Ce que j'ai développé, c'est une version littéraire... Mais je ne t'ai pas prescrit le suicide. Car l'écrivain russe ne se contente pas de refléter la vie, il la prévoit également, il la crée en quelque sorte. " Pourtant, dans les notes de Sipiaguine, Dmitri découvre sa propre fin : " Dernier chapitre _ Le suicide. " Quelque part, dans le livre, un personnage s'exclame : " Vous dites que notre vie ne peut être traduite en d'autres langues ? Vous avez raison. C'est là notre malheur. " Par son style _ ironique, mordant, mais aussi superbement poétique _ et par sa forme _ juxtaposition de " tableaux ", de monologues intérieurs, de sauts dans le passé, de passages du " roman dans le roman " _ Roman russe prouve que le grand talent, lui, est universel. Edouard Kouznetsov est né en 1939 d'un père juif et d'une mère russe. Il fait des études de philosophie et se laisse emporter par le vent de fronde qui souffle parmi les jeunes : sept ans de détention. Au camp, il découvre un antisémitisme forcené. Libéré, il effectue vainement des démarches pour obtenir l'autorisation d'émigrer en Israël. Il tente alors une entreprise suicide de détournement d'avion qui le ramène au goulag pour neuf ans. En 1979, il peut enfin émigrer. Il a publié deux ouvrages relatant son expérience de prisonnier : Journal d'un condamné à mort et Lettres de Mordovie (Gallimard).
Nombre de pages
322
Date de parution
04/04/1984
Poids
362g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782213013817
Titre
Roman russe
Auteur
Kouznetsov Edouard
Editeur
FAYARD
Largeur
135
Poids
362
Date de parution
19840404
Nombre de pages
322,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au moment de la conquête russe, le Caucase du Nord, cette fantastique mosaïque ethnique entre mer Noire et mer Caspienne, était majoritairement musulman. Mais, sous un vernis d'islam parfois récent, affleuraient partout les traces de vieilles traditions chrétiennes : des églises en ruine se dressaient dans des vallées perdues ; des montagnards musulmans vénéraient la croix ou fêtaient Noël ; d'autres prétendaient descendre de prêtres " grecs " ou " francs " ; des cultes locaux s'adressaient à la Vierge, à saint Georges ou à saint Elie... A partir des sources historiques, archéologiques et ethnographiques, c'est à la découverte des chrétientés disparues de Ciscaucasie que convie ce livre. Il met en lumière l'existence de trois courants indépendants d'évangélisation (orthodoxe byzantin, orthodoxe géorgien et, plus tardivement, catholique occidental), et le rôle d'avant-poste souvent joué par la Crimée voisine. Il expose l'organisation, parfois très développée, des Eglises locales. Il retrace la contamination progressive - allant jusqu'à d'étonnants syncrétismes du christianisme par les croyances et les rites antérieurs des peuples nord-caucasiens, avant son recul et sa disparition presque totale devant l'islam à partir du XVIe siècle.
Apparus au tournant de notre ère, les Alains furent le dernier ensemble nomade de langue iranienne dans les steppes européennes, après les Scythes et les Sarmates. Implantés principalement au nord de la mer d'Azov et du Caucase, ils se firent connaître par leurs incursions en territoire romain, en Arménie ou en Perse. Les invasions hunniques les dispersèrent et en firent, aux IVe-Ve siècles, des acteurs majeurs des Grandes Invasions en Europe centrale et occidentale (dont la Gaule où ils s'installent) et jusqu'en Afrique du Nord. Mais le groupe principal des Alains, replié vers la Ciscaucasie centrale, s'y sédentarisa et y devint un facteur politique et militaire essentiel dans les guerres entre Byzance et la Perse, puis dans la résistance aux invasions arabes. Convertie au christianisme vers 916, l'Alanie caucasienne forma un puissant Etat marqué par l'influence byzantine et qui connut son apogée aux Xe-XIIe siècles. Une autre invasion, celle des Mongols, dissémina aux XIIIe-XIVe siècles des Alains de la Hongrie à la Chine. Mais leur noyau caucasien survécut même aux ravages de Tamerlan, pour finalement donner naissance au peuple ossète moderne. Unique ouvrage en langue française consacré aux Alains, ce livre fait le point des connaissances sur leur rôle historique souvent sous-estimé, leur culture et leur héritage. Cette deuxième édition, entièrement refondue et très augmentée, incorpore les découvertes les plus récentes et présente les débats actuels sur le sujet.
Anatole Kouznetsov avait 12 ans lorsque l'armée allemande occupa Kiev en 1941. Il habitait un faubourg situé à proximité du ravin de Babi Yar, lieu sinistrement célèbre, où des dizaines de milliers de personnes ont été massacrées par les nazis, dont une grande majorité de Juifs. Lorsqu'il put s'aventurer dans le ravin où avaient eu lieu les fusillades, il ne trouva que des cendres et se jura de témoigner un jour de ce qu'il avait vu. Il consigna aussitôt dans un cahier d'écolier les souvenirs de ces années atroces et, durant vingt ans, l'augmenta de ses réflexions personnelles, en marge de l'histoire officielle qui taisait la vérité des massacres et des drames qui les ont précédés ou suivis, après la fin de la guerre. Il y intégra des documents authentiques et des témoignages recueillis auprès des survivants, mena son enquête et composa un "roman-document" où s'entremêlent le fait historique, l'autobiographie et la méditation sur les dictatures du XXe siècle, sur la souffrance que l'homme est capable d'infliger à l'homme. Lorsqu'il fit publier son roman en 1966, il fut accablé de constater que la censure l'avait réduit d'un quart, supprimant tout ce qui donnait un éclairage authentique sur les évènements. Cette version amputée et conformiste fut aussitôt traduite à l'étranger, en France notamment, mais Kouznetsov, décidé à publier un jour son roman dans son intégrité, continua d'y travailler et "choisit la liberté" en 1969, emportant sur lui à Londres les microfilms du manuscrit. Cette version a été publiée en 1970 en France, mais sans que son importance révélatrice soit perçue du public français. Elle est republiée aujourd'hui, dans une version revue et corrigée, qui met à nu l'action de la censure et les raisons qui ont mené les autorités soviétiques à opérer ce déni de l'Histoire.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).