Les conditions économiques de l'indépendance à l'ère de la mondialisation. Mythes et réalités en Afr
Kipré Pierre ; Ngo Aké G-M
L'HARMATTAN
31,01 €
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EAN :9782296555587
Dans cinquante ans, nous ne devrons plus être du Tiers- monde, ni le sujet principal des discours sur l'aide. Pour cela, il nous faut fonder la vision du futur africain sur le bilan rationnel et dépassionné des cinquante dernières années, au lieu des projections approximatives d'une réalité si mouvante et si oppressive qu'est la mondialisation des mouvements de capitaux, de techniques, des idées et des courants migratoires. Nous ne savons pas toujours quel visage prennent nos agresseurs quand le faible poids de notre continent dans la production mondiale de biens et services sert de prétexte à la présence massive de prédateurs de tout acabit. Et nous-mêmes prêtons le flanc à ces agressions par le faible niveau de productivité du travail, la faible capacité de mobilisation des ressources humaines, notre approche de l'intégration économique régionale, hypothéquée par les luttes pour l'hégémonie politique et les conflits internes qui réduisent à néant tous les efforts antérieurs. Le colloque de San Pedro a posé les bases de ces interrogations qui sont africaines et actuelles.
Nombre de pages
300
Date de parution
21/10/2011
Poids
465g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296555587
Titre
Les conditions économiques de l'indépendance à l'ère de la mondialisation. Mythes et réalités en Afr
Auteur
Kipré Pierre ; Ngo Aké G-M
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
465
Date de parution
20111021
Nombre de pages
300,00 €
Disponibilité
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Ni " âge d'or " ni " siècles obscurs ", la période avant la conquête coloniale a été le temps de multiples et complexes processus d'identité collective quand se sont construits des Etats en Afrique de l'Ouest. Aujourd'hui, on peut en retrouver des pans entiers à travers des institutions anciennes ; car celles-ci continuent de peser fortement sur la vie de relation et les niveaux de conscience collective des populations. On peut penser que, à travers les crises de gouvernance et les dysfonctionnements de l'Etat contemporain, cette histoire longue n'a pas été suffisamment prise en compte pour faire coïncider les institutions postcoloniales avec l'adhésion des peuples au nouvel ordre étatique et voir ainsi émerger (ou construire) un nouveau " nous " englobant toutes les communautés rassemblées dans le nouvel espace politique. Plus de cinquante ans après les " soleils des indépendances ", l'Etat contemporain continue d'être largement perçu comme une addition de communautés distinctes, réticentes à se reconnaître mutuellement d'un même espace et d'un même projet national. La charge de Daà, instituée dans l'ancien royaume d'Abomey depuis le début du XVIIIe siècle, permet de voir, par-dessus l'identité fon/aja, selon quelles modalités l'institution favorise la diffusion d'un imaginaire collectif à l'échelle du Danxomè et pourquoi, encore aujourd'hui, comme d'autres marqueurs d'identité, elle continue d'être un identifiant culturel. Dans le cadre de l'Etat contemporain, comment réinvestir ce marqueur d'identité pour contribuer à l'émergence de la nouvelle nation à l'échelle de tout le Bénin ? Ces questions intéressent tous nos Etats de l'Afrique de l'Ouest.
La souveraineté n'est pas simplement une question juridique d'autodétermination et de liberté d'expression. Elle pose surtout le problème de la capacité (ou non) de faire des choix pour soi et de les assumer totalement, à l'intérieur et hors de ses frontières. Voilà pourquoi la souveraineté se situe en amont de la formation de l'Etat et irrigue celle-ci en permanence pour sa pérennisation. La compréhension africaine de la souveraineté, faite d'apports endogènes, nourrie d'influences extérieures depuis la rencontre avec l'Occident, est fondée toujours sur une conception autoritaire de l'Etat autant que sur des rapports inégalitaires, voire déshumanisants. Elle nous oblige, en Afrique, à réviser les anciens paradigmes pour une africanité renouvelée.
Les cultures africaines constituent encore l'élément principal d'identification citoyenne dans nos Etats, malgré les mutations et transformations imposées par l'épisode colonial. Cependant, face aux diverses inadaptations que révèlent les nouveaux besoins sociaux et politiques, les savoirs, savoir-être et savoir-penser endogènes devraient acquérir et se doter de traits nouveaux et plus novateurs. Cet ouvrage explore la question de l'évolution des cultures africaines et de leur impact sur le développement des sociétés contemporaines. L'auteur analyse la manière dont les cultures africaines peuvent se régénérer et influencer positivement les institutions éducatives et sociales, tout en réaffirmant leur rôle central dans la construction de la citoyenneté et du progrès en Afrique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...