Janvier 1935, Hitler abat sa première carte : la Sarre est librement incorporée au Reich. Sous couvert de plébiscite populaire, Hitler met au point une formidable machine à persuader, un vrai réarmement rhétorique, préalable au réarmement pur et simple. Le 13 janvier 1935 marque le premier triomphe en politique étrangère de la propagande nazie. L'ambiguïté fondamentale des consultations populaires, et démocratiques, est violemment mise à jour, quand le vote libre se combine avec la propagande dirigée. Ralph Keysers a relevé - dans la presse allemande acquise à l'idéologie nazie, dans Mein Kampf mais aussi dans les journaux sarrois d'opposition - les cinq cartes maîtresses de ce coup de poker diplomatique : comment cinq mots (Terror, Emigrant, Separatist, Gift [poison] et Element) ont fabriqué un triomphe électoral. Comment cette machine à cinq termes a pu prendre de court les Etats démocratiques, incrédules, impuissants et désemparés, après avoir été méprisants face à cette forme nouvelle et résolument moderne de la politique : la fabrication médiatique d'un vocabulaire politique à effet immédiat.
Nombre de pages
205
Date de parution
18/09/2008
Poids
366g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782252036792
Titre
Cinq mots forts de la propagande nazie
Auteur
Keysers Ralph
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
366
Date de parution
20080918
Nombre de pages
205,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Keysers Ralph ; Ladmiral Jean-René ; Prignitz Gisè
A partir du constat que l'influence des livres de propagande conçus sous le Troisième Reich pour conditionner la jeunesse n'a pour ainsi dire jamais été analysée en France, Ralph Keysers montre dans cette étude comment le "message raciste" a été pour une large part médiatisé par quatre publications s'adressant aux enfants en fonction des étapes successives de leur évolution: de 3 à 5 ans, de 6 à 7 ans, de 8 à 9 ans, et enfin de 10 à 12 ans. La chronologie éditoriale des parutions (1934, 1936, 1938, 1940) illustre la stratégie énoncée par Hitler lors de son discours de Reichenberg, le 2 décembre 1938: embrigader les jeunes pratiquement dès le berceau afin qu'ils ne soient "plus jamais libres leur vie durant" et deviennent des rouages fanatiques de l'Etat nazi. La révélation de ces quatre publications, dont R Keysers nous livre la traduction et la reproduction commentée des illustrations, est un voyage au coeur de l'horreur. On y voit naître pas à pas ce qui deviendra la Shoah: "Aucun peuple n'a réussi à ce jour à éliminer totalement le juif", explique le médecin au petit Hans (chap. 5, texte 11); et de poursuivre: "Le bacille juif se promène encore dans beaucoup de pays de la terre! Tant que les juifs vivront sur terre, il existera un danger juif." Lire le travail de R Keysers, ex-diplomate, maître de conférences à l'université de Pau et déjà auteur de Cinq mots forts de la propagande nazie (Klincksieck, 2008), c'est se persuader qu'une nation prépare son avenir sur le socle de programmation de sa jeunesse. Oui, il faut en passer par la nausée sciemment provoquée par R Keysers dans cette minutieuse recherche car nous nous trouvons là en présence d'un terrifiant marqueur historique et sociologique de ce que peut représenter une intoxication de masse en vue d'une métamorphose radicale des consciences vers la barbarie.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.