Danny Callaghan vient de passer huit ans en prison pour avoir tué Brendan Tucker dans une rixe qui a mal tourné. En liberté conditionnelle, il cherche à mener une vie tranquille et à éviter les problèmes. Mais à Dublin, est-ce possible? Un soir, dans le pub de son ami Novak, deux types débarquent pour abattre Walter Bennett, un voyou de seconde zone. Callaghan s'interpose: il se retrouve à nouveau, malgré lui, pris dans un engrenage de violence. Car il va devoir payer pour s'être mis sans le savoir en travers des affaires de Mackendrick, un des parrains de Dublin. Il est ainsi « recruté » s'il refuse, son ex-femme subira les derniers outrages avant de mourir. Son job: voler les voitures qui serviront au plan de Mackendrick. Ce plan est en fait un baroud d'honneur. Trois semaines plus tôt, Frank Tucker, cousin de Brendan et étoile montante du crime organisé, a tué le bras droit de Mackendrick et proposé un marché: soit il quitte gentiment le business, soit toute sa famille y passe. Le vieux lion ne s'imagine pas rentier en Espagne et décide de faire front. Suivant les préceptes de L'Art de la guerre de Sun-Tzu, il fait semblant de céder pour mieux préparer sa contre-attaque. C'est ainsi que Callaghan se retrouve embarqué dans l'opération coup de poing visant à éliminer Frank Tucker et tous ses lieutenants. Lorsque le plan millimétré de Mackendrick déraille, Callaghan, pris dans un noeud de vengeances, de tueries et de trahisons, fait l'impossible pour protéger ses proches et s'en sortir vivant...Comme le conseille Sun-Tzu, Gene Kerrigan ne va pas là où on l'attend. Grâce à uneconstruction habile et parfaitement maîtrisée, il fait bifurquer son intrigue, et sans en avoir l'air réussit un tour de force. On passe ainsi d'un roman noir « classique » (un type se trouve au mauvais endroit au mauvais moment, et doit faire face) à un thriller sur une guerre de pouvoir entre gangsters impitoyables et machiavéliques. En jouant savamment des archétypes pour mieux les dépasser, L'impasse est un roman noir qui vise juste.
Nombre de pages
368
Date de parution
13/10/2011
Poids
438g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782070131860
Titre
L'impasse
Auteur
Kerrigan Gene ; Provost Cécile
Editeur
GALLIMARD
Largeur
155
Poids
438
Date de parution
20111013
Nombre de pages
368,00 €
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En Irlande, l'argent coule à flots et la prospérité économique attise les convoitises. Après le braquage raté d'un pub, Frankie Crowe décide de monter en puissance et de kidnapper un richebanquier. Avec son pote Martin Paxton, il rassemble une équipe de petits malfrats et préparel'enlèvement de Justin Kennedy. Mais le jour venu, rien ne déroule comme prévu, d'autant queKennedy n'est pas banquier mais avocat d'affaires dans une banque? Tant pis, Crowe et sescompères enlèvent sa femme Angela et réclament une rançon d'un million d'euros. Commencealors pour la jeune femme terrorisée un long calvaire, brinqueballée de planque en planque. Mais les associés de Crowe, qui n'ont ni sa motivation ni son envergure, multiplient les bourdes. Très vite, la police se lance leurs trousses.
L'inspecteur Harry Synott est un garda intègre. Même si ça doit lui coûter son mariage, même si certains de ses collègues l'évitent, même s'il doit trafiquer des preuves pour éviter qu'un coupable s'en tire... Il croit en la justice quel qu'en soit le prix. Dans les commissariats de Dublin comme dans ceux de Galway, tous se battent pour leurs idéaux alors qu'autour d'eux l'Irlande vacille et se perd dans l'afflux soudain d'argent et la corruption galopante. Harry Synott, quant à lui, devra payer le prix fort pour faire aboutir son enquête.
L'argent afflue en Irlande et Frankie Crowe en veut sa part. Ecoeuré par le butin minable de son dernier hold-up, il décide de passer à la vitesse supérieure: le rapt. Mais les pieds nickelés qui l'assistent n'ont ni son envergure, ni sa motivation. Et quand la cible se révèle être un habile juriste qui joue les intermédiaires et non le riche banquier qu'il croyait, Frankie pète les plombs. Au-delà des dérives de médiocres malfrats dublinois et des péripéties parfois cocasses d'un enlèvement foireux, c'est de l'Irlande nouvelle que nous parle Gene Kerrigan, en finesse: la perte d'influence de l'Eglise, le vertige collectif de l'accès à la richesse, les flics mal payés exclus de la prospérité ambiante, la disparition progressive des repères traditionnels.Gene Kerrigan est né à Cabra West, Dublin. Deux fois élu Journaliste de l'année (en 1985 et 1990), il est l'auteur d'essais politiques dont How to succeed in Irish politics, et il écrit pour le Sunday Independent. Son premier polar, A la petite semaine, a été accueilli comme une révélation par la critique britannique.
Un fils de famille viole des filles qui n'obtiendront pas réparation faute de relations haut placées. Un malfrat bien organisé réussit sans se faire prendre le casse d'une bijouterie, provoquant indirectement la mort d'un vigile qui rêvait de devenir flic. Une junkie qui élève seule son fils recourt à des procédés minables pour trouver de l'argent : servir de balance aux flics, entre autres. Et parce que la police n'a pas les moyens de ses ambitions, un inspecteur honnête, compétent et amer, en vient à trafiquer des preuves, désespérant de pouvoir un jour faire condamner les coupables. Alors que l'Irlande boude l'Europe, Le ch?ur des paumés arrive à point nommé. Un polar où s'agrègent tous les aspects intéressants de l'Irlande actuelle : nouveaux riches et paumés, spéculation immobilière, dysfonctionnements de la justice et arrivisme politique.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.