Un collège saisi par les arts. Essai sur une expérimentation de classe artistique
Kerlan Alain ; Carraud Françoise ; Choquet Céline
ATTRIBUT
16,00 €
Epuisé
EAN :9782916002316
Ce livre nous plonge au coeur d'une aventure éducative et humaine hors du commun : pendant quatre ans, des élèves du collège des Escholiers-de-la-Mosson, dans un quartier sensible de Montpellier, ont suivi une éducation artistique - chorégraphique, musicale, théâtrale - six heures par semaine. De la sixième à la troisième, cette classe artistique expérimentale initiée par Hérault Musique Danse a mobilisé l'ensemble de l'équipe pédagogique et bénéficié d'une évaluation par une équipe de chercheurs dirigée par Alain Kerlan. Leur enquête nous invite à mieux comprendre ce qui agit au coeur du triangle pédagogique artistes/élèves/enseignants et à approcher les effets éducatifs de l'art, sans en dissimuler les aléas : le développement personnel, la confiance en soi, l'autonomie, la socialisation, le développement cognitif et la réussite scolaire, mais aussi, au-delà, cette forme d'accomplissement que permet une authentique expérience esthétique. La démonstration vivante de cette expérience collective d'élèves, artistes et enseignants "saisis" par les arts est servie par une fluidité d'écriture qui, en plus d'une analyse fine et précise, nous offre un véritable plaisir de lecture. Enseignants, artistes, élèves et parents y trouveront du grain à moudre.
Nombre de pages
128
Date de parution
02/07/2015
Poids
353g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782916002316
Titre
Un collège saisi par les arts. Essai sur une expérimentation de classe artistique
Auteur
Kerlan Alain ; Carraud Françoise ; Choquet Céline
Editeur
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Largeur
160
Poids
353
Date de parution
20150702
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Vous allez ouvrir ce livre. L'école qui vient est votre affaire, notre affaire à tous. Vous vous demandez ce que devient l'école, et ce qu'il en est, ce qu'il en sera du métier d'enseigner et de la responsabilité d'éduquer. L'interrogation que nous avons en partage, nous autres éducateurs, est à la fois grave et modeste. Elle se nourrit d'un sentiment diffus et d'un jugement d'opinion sur l'école comme elle va : oui quelque chose dans l'école a changé, basculé, peut-être définitivement. Nous ne savons pas très bien dire quoi, ni pourquoi, mais nous pouvons en nommer de nombreux signes : les élèves, la relation éducative, les attentes, les savoirs, les objectifs, les finalités. Nous savons que nous sommes aujourd'hui entre un modèle d'école au passé, dont la force perdure, et une école à venir, qui s'invente au quotidien. La collection Pratiques et Enjeux Pédagogiques, dirigée par Michel Develay, propose des pistes de réflexion sur des questions d'éducation, d'enseignement et de formation avec le souci constant des auteurs, tous spécialistes dans leur domaine d'activité, de demeurer particulièrment clairs, concrets et accessibles à tous. Ces ouvrages sont destinés aux enseignants, aux étudiants, aux parents, et à tous ceux qui sont en charge de responsabilité éducatives. Sur chaque thème abordé, ils récapitulent les travaux existants et apportent les éléments essentiels pour réfléchir et pour agir.
Connaissons-nous l'enfant? Au sortir du "siècle de l'enfant", la différence de l'enfance ne cesse de nous interroger. Si l'exigence de penser l'enfance à nouveau est aujourd'hui partagée, les voies de cette entreprise, et plus précisément les problématiques au sein desquelles elle s'impose, sont diverses et mouvantes, à l'image du monde dont héritent ceux que Hannah Arendt appelait "les nouveaux-venus". Emergent toutefois du foisonnement des pensées de l'enfance quelques paradigmes que l'ouvrage se propose de rendre visibles. Le paradigme démocratique inscrit la question de l'enfance dans la dynamique égalitaire des sociétés démocratiques, et dans l'inéluctable effacement de la différence enfant/adulte auquel les conduit leur "passion de l'égalité". Le développement de la "philosophie pour enfants" relève-t-il de cette passion de l'égalité? La figure de "l'enfant philosophe" participe-t-elle de cet effacement? Assurément son émergence au cours des vingt dernières années constitue l'un des faits marquants d'une histoire commune à l'enfance et à la philosophie. Que dire alors de la figure de l'enfant artiste, de l'enfance saisie dans sa proximité avec l'artiste? Elle participe d'une tentative de penser l'enfance autrement, d'une pensée esthétique de l'enfance alliant l'héritage schillérien des Lettres sur l'éducation esthétique de l'humanité aux tentations d'une pensée poétique de l'enfance. Que devient alors, dans cette pensée de l'enfance bousculée, cette autre figure qui ne cesse d'accompagner l'enfance, du moins depuis qu'on la pense comme éducable, la figure du pédagogue? Voilà peut-être l'un des points de résistance aux bouleversements postmodernes: l'impossibilité d'une connaissance de l'enfance qui n'en passe pas par l'éducation de l'enfance. Le point de vue paradigmatique n'épuise toutefois pas la question. Par-delà les paradigmes qui tentent de la saisir, quelque chose de l'enfance ne cesse de se dérober.
L'art pour apprendre mieux ? Pour apprendre autrement ? Pour changer les lieux d'éducation ? Oui, car il s'agit de considérer l'enfant comme une personne, dans sa dimension cognitive, certes, mais aussi dans ses dimensions sociale, affective, sensible, esthétique. Voilà peut-être la clé du pouvoir éducatif de l'art : profondément individuant - s'adressant à chacun au plus près de lui-même et profondément socialisant - permettant à chacun de s'ouvrir à l'autre, aux autres. C'est pourquoi l'éducation artistique est plus que jamais nécessaire à la démocratie. Ce texte propose un parcours qui s'efforce à la fois d'illustrer, d'expliquer et d'informer, mais aussi d'interroger : pourquoi avons-nous plus que jamais besoin d'art ?
Souvent reléguée après les apprentissages fondamentaux, l'éducation artistique et culturelle ne va pas de soi. Elle est toujours à justifier par ses partisans. Ses objectifs peuvent diverger : réussite scolaire, intégration professionnelle ou épanouissement personnel ? Autrement dit, l'art fait-il grandir l'enfant ? Jean-Marc Lauret tire les enseignements des nombreuses recherches (principalement anglo-saxonnes) conduites depuis trente ans dans les sciences de l'éducation, la sociologie et les neurosciences. Plutôt qu'une conception utilitariste, il privilégie une approche qualitative en s'appuyant sur les compétences forgées par l'éducation artistique : créativité, imagination, confiance personnelle, concentration, faculté d'apprentissage, estime de soi, ouverture à l'autre, prise de conscience de son environnement. Interrogeant la question de l'évaluation dans les politiques publiques, ce livre pose in fine les jalons de ce que pourrait être l'évaluation d'une politique d'éducation artistique et culturelle. A mettre entre les mains de tous les parents, enseignants, de la maternelle à l'université, artistes et acteurs culturels, et des décideurs qui s'intéressent tant aux questions d'éducation et d'art que d'évaluation.
Un livre sème le trouble dans la profession. Fini le temps où les directeurs de grands théâtres faisaient la pluie et le beau temps au ministère de la culture. Jean-Claude Wallach a appuyé sur le détonateur en publiant un essai qui dresse un sombre bilan de la décentralisation culturelle initiée dans les années 1960: La Culture, pour qui?, paru en 2006 aux éditions de l'Attribut. Usant d un ton parfois grinçant, M. Wallach retrace l'histoire d'un malentendu: en quarante ans, on serait ainsi passé d'un projet de « culture pour tous »; à une politique « visant essentiellement à financer des artistes, plus soucieux de leur statut que de leur public ». L'auteur veut comprendre « pourquoi et comment le théâtre, en particulier, se replie sur lui-même (...). Son ancrage dans la société et sa capacité à porter témoignage de ses tensions s estompent ». (...) --Clarisse Fabre, Le Monde, 28 août 2007
Le livre est bien quadrillé: biographie méticuleuse par Fourreau, entretien serré où le parleur qui a fait de Pougne-Hérisson « le centre du monde » répond sur son inspiration, sa technique de scène, ses utopies. --Gilles Costaz, Le Magazine littéraire, septembre 2005.
Jean-Gabriel Carasso livre là non seulement un ouvrage d humeur, sous forme de manifeste, mais surtout une mise en perspective des enjeux passés et à venir de l éducation artistique et culturelle. --L Observatoire des politiques culturelles. Marie-Christine Bordeaux, juillet 2005.