L'économie des passions selon Adam Smith. Les noms du père d'Adam
Keppler Jan Horst
KIME
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EAN :9782841744602
L'oeuvre d'Adam Smith ne cesse de fasciner. Elle puise sa fertilité de son caractère paradoxal où l'abandon irréfléchi à un mimétisme économique, façonné par le mécanisme de la sympathie, se met au service d'une téléologie sociale. Les pulsions égoïstes et violentes sont ainsi canalisées, et permettent d'établir une sociabilité qui sera la base de la poursuite du bien-être économique et de la propagation de l'espèce, thèmes centraux du discours smithienne qui fait part sur ce point des réflexions sur la " douceur du commerce ". La contribution révolutionnaire d'Adam Smith qui fondera la nouvelle " science économique " s'opère pourtant au niveau des structures informationnelles qui sous-tendent cette opération. La " sympathie " ne structure non seulement les préférences humaines à travers la reconnaissance des propres sentiments dans l'image spéculaire de l'autre, mais établit entre les individus une communication à base de représentations iconiques qui permettra l'émergence d'une société de marché marquée par l'absence de coûts de transaction, la division du travail, et la maximisation du bien-être général. Que ces bienfaits du comportement économique soient rachetés à un prix lourd est le signe de la complexité de l'oeuvre smithienne. En s'adonnant au jeu de la sympathie, l'individu smithien perd l'approbation du " spectateur impartial ", le dépositaire original de ses aspirations éthiques, et sera en proie à une profonde mélancolie. La recherche toujours plus ardue, et la multiplication des noms de cette figure paternelle qui est le " spectateur impartial ", accompagnent en contrepoint la construction des bases communicationnelles de la société de marché dans la Théorie des Sentiments Moraux. Vers la fin, la coupure du contact direct avec le " spectateur impartial " annonce la Richesse des nations où une société fraternelle bâtie sur le respect des lois se substitue à la négociation individuelle de la Loi du " spectateur impartial ". Dans ces deux livres complémentaires, Adam Smith nous livre ainsi une théorie du comportement social parfaitement élaboré à la fois dans ses présupposés anthropologiques, psychologiques et informationnelles ainsi que dans ses conséquences économiques, politiques et sociales. La synthèse paradoxale de la fin, structurée autour de la main invisible, nous démontre le plan d'une société où le " spectateur impartial " se retire pour mieux assurer la réussite de ses desseins.
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Nombre de pages
170
Date de parution
09/05/2008
Poids
238g
Largeur
145mm
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EAN
9782841744602
Titre
L'économie des passions selon Adam Smith. Les noms du père d'Adam
Auteur
Keppler Jan Horst
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
238
Date de parution
20080509
Nombre de pages
170,00 €
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Comment les firmes décident-elles de leurs investissements, choix de produit et niveaux de production, lorsqu'elles évoluent dans un environnement de concurrence imparfaite et incertain ? Ce manuel dresse un état de l'art de l'analyse économique des stratégies des firmes et des structures de marchés appelées constellations. Il traite les notions clefs de l'organisation industrielle d'aujourd'hui : barrières à l'entrée, coûts de transaction, intégration verticale, différenciation des prix, contestabilité des marchés, réseaux, plateformes digitales, régulation, information asymétrique, mondialisation et transition écologique. Il propose de nombreux cas pratiques et des grilles de lecture pour les interpréter. A la fin de chaque leçon, un exercice d'application et/ou une question pratique permettent au lecteur d'appliquer les outils d'analyse, de mobiliser les connaissances acquises et de tester sa compréhension. Il s'adresse à tous les étudiants de premier et deuxième cycles universitaires, dans le cadre de la formation initiale en économie et sciences sociales, mais aussi aux élèves de grandes écoles d'ingénieurs ou de commerce.
A CHAQUE NOM GRAVE, UNE AME ELLE DOIT LIVRER. Il y a bien longtemps, le domaine de Requiem, en proie à la guerre, a été abandonné par tous les dieux, sauf un. Mort, par sa bienveillance, a décidé de sauver le peuple qui souffrait en accordant à chaque âme cent années d'immortalité. Ce présent fut accompagné de deux Damoiselles, l'une de Vie, pour apporter guérison et réconfort, et l'autre de Mort, la seule capable de tuer au sein de Requiem. Des générations plus tard, alors que la Damoiselle de Vie a disparu, la princesse Deyanira subit son destin. Elle n'est rien de plus qu'une meurtrière répondant aux exigences de Mort. Pour se racheter auprès de son peuple, Deyanira est prête à s'unir à un homme dont elle ignore tout. Mais lorsqu'elle se rend compte qu'elle a été piégée et a épousé un imposteur, son seul espoir de redonner quelque chose de bon à son monde est de retrouver la Damoiselle de Vie. Et cela tout en préservant son coeur de son ennemi à qui elle est éternellement liée... Traduit de l'anglais par Eléonore Kempler RESERVE A UN PUBLIC AVERTI
Un grand sac en caoutchouc est retrouvé suspendu à un arbre à Kapellskär, petite ville portuaire au nord de Stockholm. A l'intérieur, un corps presque totalement dissous et une cartouche d'un blanc laiteux. Peu avant, l'inspectrice Saga Bauer avait reçu une figurine en étain à l'effigie de la victime. Il semblerait alors qu'une macabre course contre la montre soit enclenchée. Car Saga avait été avertie il y a de cela quelques années que son collègue Joona Linna recevrait la dernière de neuf balles... blanches. Mais plus Saga s'agite pour essayer d'empêcher l'inévitable, plus elle s'empêtre dans la toile tissée par l'assassin. Serait-elle la véritable proie de l'Araignée ? Lars Kepler, maître du thriller psychologique immersif et addictif, est ici au sommet de son art.
Résumé : Lors d'une mission de l'Otan dans le Nord du Kosovo, le lieutenant Jasmine Pascal-Anderson est grièvement blessée. Son coeur s'arrête pendant près de quarante secondes avant que les médecins ne parviennent à la réanimer. A son réveil, elle est persuadée d'avoir vu l'antichambre de la mort - une étrange ville portuaire évoquant la Chine ancestrale. Un monde sans foi ni loi sur lequel un gang fait régner la terreur pour s'emparer des "visas" des nouveaux arrivants, seuls viatiques permettant d'espérer un retour à la vie. Des années plus tard, quand son fils de cinq ans doit subir une opération délicate nécessitant un arrêt cardiaque, Jasmine sait que le petit garçon n'en réchappera pas s'il se rend tout seul dans l'au-delà. Une solution radicale s'impose : provoquer chez elle un coma artificiel et l'accompagner de l'autre côté. Puisant dans les méandres de la mythologie chinoise, Lars Kepler est de retour avec un thriller surnaturel qui met aux prises l'amour filial et la perversité humaine.
Résumé : Ce livre est une méditation sur la condition juive et le destin du sionisme à travers trois pensées philosophiques. Celle de Buber, qui illustre l'engagement sioniste à partir d'un renouveau spirituel ; celle de Levinas, qui représente la vitalité du judaïsme de la diaspora en France ; celle de Simone Weil, qui est l'une des figures les plus paradoxales d'un judaïsme apparemment assimilé. Quelle lumière une étude comparée de ces trois oeuvres peut-elle jeter sur l'impasse où se trouve aujourd'hui Israël, condamné à une guerre sans fin, incompatible avec les valeurs autour desquelles le sionisme s'est construit ? A travers ces trois situations historiques bien distinctes où le judaïsme du vingtième siècle s'est trouvé et à travers les contradictions des philosophies qu'il a inspirées, l'ouvrage dégage les problèmes que posent à toutes les civilisations la confusion entre les lieux et les territoires, le recours à la guerre, l'ordre géopolitique des Etats-nations, les maléfices de la politique et, par-dessus tout, les apories de l'identité, qu'elle soit personnelle ou collective.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Résumé : Au tournant du XIXe et du XXe siècle, le livre illustré acquiert en Europe une place inédite. Soumis aux constantes mutations dues à l'apparition de nouvelles techniques de reproduction de l'image, le livre illustré se fige en un monument plastique sous les espèces du livre d'artiste au XXe siècle. Privilégier la production des grands peintres-illustrateurs qui ont permis cette évolution tend cependant à occulter la façon dont a pu se constituer un langage illustratif au sein d'un ensemble plus global de pratiques. Le présent ouvrage, qui réunit un ensemble de chercheurs européens, tente de restituer la diversité des formes d'illustration, en une époque de transition qui permet à la fois la synthèse des traditions et l'émergence des innovations. Les études concernent certes des artistes liés à des écrivains de renom (Fernand Khnopff, Aubrey Beardsley, Alfred Kubin, Edvard Munch, Charles Baudelaire, Victor Hugo, Emile Verhaeren, Romain Rolland, Pierre-Jean Jouve, etc.) mais en montrant la manière dont ils sont soumis aux influences passées et présentes, et en relation avec des domaines connexes comme les sociétés de bibliophilie, la presse illustrée, l'illustration photographique, l'album, le livre pour enfants, et enfin le livre d'artiste. L'accent est donc mis non sur les singularités mais sur les passages entre les différents types d'image et sur les rémanences des formes du passé.