Cet ouvrage s'adresse aux professionnels de l'économie, aux chercheurs et aux étudiants ; il débute par une mise au point du référentiel théorique à partir du panorama des réflexions d'une discipline devenue impressionnante par la quantité de ses publications et de ses auteurs, mais également par les nombreuses attentes qu'elle suscite dans toutes les composantes sociales de toutes les sociétés. Cette discipline est passée de l'économie politique à la science économique suite à de multiples et dures controverses. Qu'avaient dit les économistes dans le passé et que disent-ils aujourd'hui ? A quoi servent toutes leurs théories et tous leurs modèles ? Les rendent-ils capables de transformer, d'orienter ou d'impulser le développement économique et social ? Que peut apporter la science économique précisément à l'Afrique ? Quelle est sa méthodologie ? Ce questionnement qui fait aussi partie de la démarche scientifique permet une bonne compréhension des processus de la production des connaissances en science économique et des fondements méthodologiques qui ont permis de bâtir les différentes théories considérées comme des boîtes à outils. Cet ouvrage fait alors le point sur deux problèmes fortement corrélés ; d'une part l'état de la science économique et, d'autre part, la méthodologie qui est devenue une discipline très importante pour l'élaboration d'une recherche et de toute production scientifique.
Nombre de pages
264
Date de parution
28/10/2010
Poids
410g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296102842
Titre
La science économique et la méthodologie
Auteur
Kassé Moustapha
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
410
Date de parution
20101028
Nombre de pages
264,00 €
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Ce livre est organisé en quarante thèmes articulés en cinq titres : 1) Le synopsis des théories du développement et de la croissance, 2) La mondialisation et le régionalisme africain, 3) Le Sénégal en quête d'un système économique performant es compétitif, 4) Le Sénégal à la recherche d'un système politique démocratique et 5) Deux interviews relatives aux Politiques d'Emergence et aux aspects de la Chine-Afrique. A travers ces divers thèmes, l'auteur a voulu comprendre, expliquer et donc construire une entretoise suggestive, pertinente sur des problématiques récentes. Cela appelle la mobilisation d'un référentiel théorique approprié, des méthodologies d'approche des questions, des stratégies et politiques économiques et même des instruments et techniques d'évaluation. Cet arsenal varié, le professeur Kassé l'a toujours apprécié au gré de ses propres convictions et certitudes d'économiste engagé en sachant d'expérience que pour vivre en mondialisation il faut la comprendre et que le développement n'est pas synonyme de croissance économique, c'est la croissance accompagnée de transformations structurelles appuyées par les IBW mais jamais sérieusement étudiées. Ces problématiques sont soulevées dans le contexte d'une mondialisation multipolaire construite sur des bases idéologiques fragiles et une praxis arrimée au modèle néoclassique, soubassement des politiques néo-libérales appliquées par des Institutions surannées et en panne d'idéologie et de stratégie. Elles tentent de jouer des rôles de médecin et de gendarme pour que l'économie et la croissance globalisées continuent de cheminer au profit de leurs plus puissants membres et au détriment des plus pauvres. Cet ouvrage s'appuie sur une expérience d'enseignant-chercheur de plus d'une soixantaine d'années de travail. Il se propose de secouer les cocotiers, les tètes pensantes, bref les élites politiques, administratives et intellectuelles somnolentes en les provoquant au débat pour qu'elles acceptent de dire des choses même contestables, pourvu que des questions vitales soient soulevées en vue d'aboutir à penser nos propres problèmes, avec nos propres têtes, pour trouver nos propres solutions, sans nous empêcher de lorgner sur les bonnes ardoises des autres.
Les débats sur le retour des politiques industrielles au niveau théorique et pratique ont charrié une double interrogation à propos de l'industrialisation africaine : est-elle nécessaire ? Est-elle possible ? Les réponses les plus confondantes qui ont conditionné beaucoup de décideurs et praticiens de l'économie sont celles, négatives, des institutions financières internationales. Leur argumentaire, tendant à faire prévaloir l'impossible décollage industriel, se fonde sur l'épure théorique néolibérale et le listing d'une série d'obstacles institutionnels, structurels et monétaires. Manifestement, ces naïvetés idéologiques, en voie d'abandon, ont fait l'impasse sur deux évolutions marquantes au niveau de la division internationale du travail : d'une part, la montée en puissance industrielle, technologique et financière des nouveaux pays émergents du Sud, conséquence de la fragmentation des chaînes de valeur et de la relocalisation des activités industrielles dans l'espace mondial ; et d'autre part, la revalorisation des matières premières africaines, chaînon manquant de l'industrialisation. Ces deux facteurs sont à la base de l'embellie de la croissance économique africaine en dépit de la crise mondiale. Aussi, ces facteurs doivent être les éléments structurants de l'industrialisation africaine. Par la géostratégie (géoéconomie) des matières premières, l'Afrique est introduite dans le jeu économique planétaire. En rapprochant les intérêts économiques, financiers et technologiques du continent à ceux des grands pays émergents et en exploitant judicieusement les nouveaux partenariats plus fructueux, plus variés et davantage tournés vers ses propres ambitions de développement, il est possible de construire ou rebâtir des politiques industrielles compétitives. Aujourd'hui, les conditions sont réunies, il reste le temps de l'action d'un management public en étroite collaboration avec le secteur privé représenté par les associations, les fédérations, les chambres d'industrie et de commerce, les syndicats, les institutions financières, les institutions de recherche et les universités.
Cet ouvrage est une contribution au débat économique délaissé par la presse sénégalaise au quotidien victime singulièrement de la décadence de l'élite politique, administrative et surtout intellectuelle qui a évolué de la splendeur à l'éclipse. De 1960 à nos jours, sur plus d'un demi-siècle, la croissance est atone (2,7 % en moyenne sur la période) et n'a dépassé qu'épisodiquement celle de la croissance démographique (2,9 à 3 %). Pourtant, les programmes et projets des gouvernements successifs se fixent invariablement comme objectif un taux de croissance de 7 % pour réduire la pauvreté, baisser les inégalités et résoudre le chômage endémique des jeunes. Les annonces incantatoires et vaniteuses restent silencieuses sur le fait que cet objectif n'a jamais été historiquement atteint du fait des déficiences des politiques sectorielles. Les prétentieuses politiques néolibérales voulant bâtir un capitalisme sans les capitalistes locaux et sans Etat providence ont démonté à la fois l'Etat développeur et le secteur public avec une obstination, un entêtement et un autisme totalement absurde. Pendant plus de 50 ans, le pari d'une croissance forte est perdu sauf pour le PSE en phase de démarrage. Toutefois, soulignons que les pays émergents ont réussi à sortir du sous-développement en appliquant d'excellentes visions stratégiques qui reposent solidement sur les vertus prussiennes de travail, de rigueur, de discipline, d'épargne et sur le secteur privé soutenu par un patriotisme économique réfléchi et courageux.
L'évaluation des faits sociaux, la pauvreté, les inégalités, le chômage, la santé, l'éducation et la formation, font l'objet de préoccupations communes à toutes les organisations internationales. Cet ouvrage analyse en six titres les problématiques des faits sociaux stylisés et massifs qui forment, aujourd'hui, les dynamiques qui mènent le monde et désarment le politique. Après une analyse de toutes les pathologies sociales africaines auxquelles doivent faire face des Etats faibles et désarticulés, les conséquences coulent de source : paroxysme des souffrances populaires, les émeutes, les lendemains incertains constituant les germes d'un cocktail explosif annonciateur de printemps des peuples. L'auteur donne une infrastructure théorique à l'ensemble des précarités en Afrique, en liaison avec les politiques économiques appliquées qui ressortent de l'Economie du Développement.