En 2016, la poète Innu Natasha Kanapé Fontaine et le romancier québéco-américain Deni Ellis Béchard entamaient une conversation sans tabou sur le racisme entre Autochtones et Allochtones. Comment cohabiter si notre histoire commune est empreinte de honte, de blessures et de colère? Comment faire réaliser aux Blancs le privilège invisible de la domination historique? Comment guérir les Autochtones des stigmates du génocide culturel ? Ces questions traversent leurs échanges: Natasha raconte sa découverte des pensionnats autochtones, son obsession pour la crise d'Oka, la vie dans la communauté de Pessamit; Deni parle du racisme ordinaire de son père, de la ségrégation envers les Afro-Américains, de son identité de Québécois aux États-Unis.Cinq ans plus tard, Deni et Natasha reprennent la plume pour poursuivre ce « rendez-vous de la parole qui s'ouvre ». Renouant avec le ton intimiste et le foisonnement intellectuel de leur premier échange, ils abordent des sujets d'une brûlante actualité : mobilisation de Black Lives Matter après la mort de George Floyd, feux de forêt en Californie, campagne présidentielle sur fond de montée de l'intolérance; soulèvement des Wet?suwet?en et blocus ferroviaires, dénonciation de la politique de la reconnaissance du gouvernement Trudeau. Puis survient l'impensable: Joyce Echaquan, une Atikamekw de 37 ans, meurt sous les injures racistes de deux infirmières de l'hôpital de Joliette. Une vague d'indignation monte...En croisant leurs mots avec franchise, leurs lettres approfondissent le dialogue nécessaire à la réconciliation entre nos peuples. Il en résulte un livre humaniste et universel sur le rapport à l'autre et le respect de la différence.
Nombre de pages
203
Date de parution
02/09/2021
Poids
268g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782897196967
Titre
Kuei, je te salue. Conversation sur le racisme
Auteur
Kanapé Fontaine Natasha ; Béchard Deni Ellis
Editeur
ECOSOCIETE
Largeur
134
Poids
268
Date de parution
20210902
Nombre de pages
203,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Prix d'excellence de la Société des Écrivains francophones d'Amérique 2013. "N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures" est d'abord une plongée à l'intérieur de soi, dits d'amour, le corps en route vers l'attente et l'extase ; quête soutenue par une écriture vive, éclatée qui peut passer d'une impression de la nature à l'évocation de la peinture de Dali. La vitesse de l'image surprend ici, on est ébahi devant la force de cette langue lumineuse et concise. "N'entre pas dans mon âme avec tes chaussures" est un recueil d'une grande tendresse. Surtout un immense cri. Comme si la tendresse et la poésie se trouvaient médusées devant l'éruption d'un volcan. Natasha Kanapé Fontaine dévoile son visage de poète et de femme innue. Elle aime. Pleure. Crie? pour venir au monde, une nouvelle fois. " Je lance un cri, avec dedans toute ma peine et toute ma peur. Toute mon angoisse de femme innue. J'écris pour le respect de ma personne. J'écris pour le respect de toutes les personnes de toutes les nations. Pour le respect de toutes les langues et de tous les paysages. Grâce à Joséphine Bacon, j'ai appris que je pouvais écrire, que j'avais une voix. Moi, je crie. Je hurle. Si les gens ne comprennent pas ma langue innue, au moins, ils retiendront l'intensité du cri. "
Assi en innu veut dire "Terre". Poésie d'utilité publique que ce Manifeste qui crie d'une même voix révolution et amour. Si la parole était donnée aux peuples des Premières Nations , elle ressemblerait à Assi, terre rêvée de ces femmes et de ces hommes qui guettent dans leur chant les mots dignité, espoir et liberté.
Un cri s'élève en moi qui me transfigure. Le monde attend que la femme revienne au monde comme elle est née telle qu'elle est : femme naissance, femme droite, femme debout, femme puissante. Femme résurgence. Renaissance. Un appel s'élève en moi et j'ai décidé de lui dire oui. Dire oui à ma naissance. Assumer en mon esprit les mémoires qui émergent en même temps que la voix des femmes autochtones se dressent au-dessus de la noirceur ambiante. Les mémoires des blessures, les mémoires de la terre, les mémoires du peuple et de ses générations précédentes. Le choc de la dépossession. Prendre la parole chacune notre tour et soulager peu à peu le fardeau de l'oppression. Le poids de la douleur. Le poids du colonialisme. J'écris pour dire oui à mon être. Dire oui à moi femme. Forcer les portes du silence. Se nommer résilience. Pour la postérité. Pour assurer notre trace. Déraciner une fois pour toutes la Colonisation." Natasha Kanapé Fontaine.
Voix de femmes coulées debout dans les fleuves. La grand-mère, la mère et la fille reconquièrent leur corps, leur pouvoir et leur destin. Elles se racontent, se confient aux ancêtres. Elles naissent et renaissent, convoquent le soleil de la justice pour que commence une ère nouvelle. Le poème, souverain, refait l'Histoire, remplit les vides, frappe aux portes de la vérité.
Biehl Janet ; Bookchin Murray ; Stevens Annick ; D
A quelques semaines des élections municipales, la réédition de ce classique de la pensée libertaire tombe à point nommé. Janet Biehl retrace la ruine de nos démocraties représentatives et présente un programme réaliste de démocratie directe profondément décentralisée. L?auteur propose ainsi un guide de la pensée politique du philosophe écologiste Murray Bookchin, dans une synthèse accessible, à la fois théorique et pratique. Après un portrait historique de la démocratie municipale, de la cité athénienne à l?urbanisation actuelle en passant par les cités médiévales, l?auteure nous met en garde devant les institutions étatiques et urbaines qui entravent la démocratie directe.
Au lieu de voir la nature comme extérieure, comme un réservoir de ressources, il faut l'envisager comme un processus de vie dans lequel nous avons un rôle à jouer. C'est un autre mode de relation qu'il faut développer et ce sont les voies pour y arriver qu'explore ce livre. L'auteur préconise un respect sans idolâtrie de la nature et une véritable symbiose entre la Terre vivante et les êtres humains.
Alors que les écosystèmes se dégradent à un rythme sans précédent, on réalise que les humains confondent moyens et fins, argent et richesse, croissance économique et bien-être. Comment mettre l'économie au service du bien commun afin qu'elle opère à l'intérieur des limites planétaires ? Par où commencer pour transformer un système qui a institutionnalisé la cupidité? Au contact de citoyennes et de citoyens issu. e. s de tous les milieux, Laure Waridel trace les chemins d'une réelle transition vers une économie écologique et sociale. Son constat est clair : les solutions sont déjà là, à notre portée. L'auteure identifie les lignes de force qui permettent d'investir autrement, de tendre vers le zéro déchet, de se nourrir autrement, d'habiter le territoire intelligemment et de se mobiliser par tous les moyens. Elle met en lumière de nouveaux paradigmes qui transforment le monde en misant sur la création de liens entre les humains et avec la nature, cette nature que nous habitons et qui nous habite tout autant. On constate alors qu'il est possible de créer une richesse inconnue de la finance : une richesse qui ne ruine pas les bases de la vie sur Terre. Avec La transition, c'est maintenant, Laure Waridel nous démontre que tout est encore possible. Elle fait la preuve que nous avons tous et toutes un rôle important à jouer, quelle que soit la place que l'on occupe dans la société. A nous de choisir aujourd'hui ce que sera demain.
Est-ce que les idées et les pratiques défendues par l'anarchisme et le socialisme trouvent encore un écho aujourd'hui ? Ces courants de pensée nous aident-ils toujours à penser la domination et la transformation sociale ? Leurs visions opposées du rôle de l'Etat sont-elles irréconciliables ? Est-il possible de transcender leurs clivages historiques pour bâtir une gauche apte à relever les défis du XXle siècle ? C'est à cet exercice que se sont prêtés Marcos Ancelovici et Pierre Mouterde dans cette stimulante série d'entretiens dirigés par Stéphane Chalifour et Judith Trudeau. Héritage des luttes, stratégies politiques, pouvoir des urnes et de la rue, nation, horizons révolutionnaires, ces thèmes clivants sont au coeur d'un dialogue vigoureux et fécond. Une discussion franche, riche en références historiques, qui révèle l'actualité de ces perspectives politiques radicales et une volonté de tirer des leçons du passé afin de construire des ponts, de faire "cause commune".