Culture arabe/Culture française. La parenté reniée
Kacem Abdelaziz
L'HARMATTAN
20,00 €
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EAN :9782747522816
Guillaume IX (1071-1126) invente le trobar. Pour la première fois, la rime joue un rôle primordial dans un schéma rythmique, sans précédent en Occident. A nouvelle forme, nouveau contenu : la fin'amor, l'amour courtois. La femme y accède au rang de dame et les troubadours mettent tout leur talent pour mériter sa suzeraineté. Cette poésie, la chose est aujourd'hui avérée, prit pour modèle, la technique et les thèmes du zajal arabo-andalou. La terre des troubadours est celle des Sarrasins, présents dans le Midi jusqu'à la fin du Xe siècle. Que faut-il en déduire ? Cet essai fait le point des travaux des orientalistes et des médiévistes sur la question. Mais il va plus loin. Il cherche à démontrer que le rituel amoureux, dans lequel on ne vit qu'un code calqué sur celui qui régissait l'institution féodale, n'est pas sans rapport avec une tradition arabe bien établie. Cette influence arabe connaît une éclipse pendant la Renaissance, mais réapparaît à l'heure du romantisme. Ce que l'on a appelé la Renaissance orientale donne à l'humanisme, jusque-là partiel, de nouvelles dimensions. De Victor Hugo à Louis Aragon, ce regain d'arabité donnera le jour à des oeuvres majeures.
Nombre de pages
224
Date de parution
01/01/2002
Poids
280g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747522816
Titre
Culture arabe/Culture française. La parenté reniée
ISBN
2747522814
Auteur
Kacem Abdelaziz
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
280
Date de parution
20020101
Nombre de pages
224,00 €
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Le panorama historique et culturel du califat omeyyade d'Espagne, en Andalousie (Al-Andalus) et son héritage européen, brosés avec érudition par un homme de double culture française et tunisienne Abdelaziz Kacem. - Un panorama historique, culturel, linguistique, économique et politique de l'héritage européen d'Al-Andalus, l'Andalousie arabe - Un travail d'érudit à l'aise en français comme en arabe et distingué par l'Académie française - Le 11e titre de la collection de poche "Pépites" qui fait bien parler d'elle dans les médias (Livres Hebdo, Le Monde, Libération, France Inter...) - Une couverture originale sur kraft avec une gravure de l'artiste France Dumas L'auteur a reçu le Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises de l'Académie française en 1998.
Abdelaziz Kacem (Tunisie) a assumé de hautes responsabilités dans les secteurs de l'éducation, de la culture et de la communication. Ecrivain bilingue, il est l'auteur de plusieurs recueils de poésie et d'essais (dont Science et conscience des mots, Cérès, Tunis 1994 et Culture arabe/culture française: la parenté reniée, l'Harmattan, 2002). L'Académie Française lui a décerné, en 1998, le Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises.
Quand les mots reviennent à leur source, quand les syllabes redeviennent de simples notes de musique, ils vous transportent dans un ailleurs, dans un rêve qui vous plonge là où vos pas ne vous ont jamais menés, là où le temps n'est plus qu'un signe, une étiquette au bord d'un chemin de traverse. En lisant, ou plutôt en écoutant la voix d'Abdelaziz Kacem lire ses "zajals", son livre apparaît comme une sorte de promenade dans une histoire intemporelle, la jonction de sons multiples dont on ne peut saisir le sens qu'en entendant leur mélodieuse orchestration et la langue qu'ils portent par delà le français. Les notes nombreuses, qui, chose inhabituelle dans un recueil de poésie, jalonnent les strophes, se lisent comme un conte, tant elles façonnent l'imaginaire. "Zajals" est une belle réponse à la question que nous nous posons tous sur les sources de notre "vieille" Europe. Ce recueil de poésie nous invite à redécouvrir, par la musique dont il s'inspire, les profondeurs d'une vie enfouie dans des siècles d'histoire, souvent reniés, bannis de nos mémoires, la "convivance" andalouse, de l'arabe et du roman, des Chrétiens, des Juifs et des Musulmans.
Comment reprendre le fil d'un dialogue humaniste Islam-Occident, alors que les attentats djihadistes, les crises, les guerres, les fièvres nationalistes ou religieuses, les flux des migrants bousculent les esprits de tous côtés ? L'auteur examine un certain nombre d'idées reçues, fausses, ou à prendre en considération, au sujet de l'arabité, dans ses rapports en dents de scie avec les cultures du monde. Voici une contribution éclairante au grand débat du moment.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...