Gaston Wiet et les arts de l'Islam. Edition bilingue français-arabe
Juvin Carine ; Lintz Yannick
IFAO
29,00 €
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EAN :9782724708028
Cet ouvrage collectif retrace l'apport significatif et le rôle pionnier de Gaston Wiet (1887-1971), illustre historien de l'Islam médiéval et grand spécialiste de l'Égypte, à l'étude des arts de l'Islam. Cet ouvrage collectif retrace l'apport significatif et le rôle pionnier de Gaston Wiet (1887-1971), illustre historien de l'Islam médiéval et grand spécialiste de l'Égypte, à l'étude des arts de l'Islam. Dans le cadre de ses fonctions de directeur du Musée arabe du Caire entre 1926 et 1951, il eut en effet l'occasion de s'immerger dans l'étude de la culture matérielle du monde islamique et de l'Égypte médiévale en particulier. Son activité multiforme et la diversité de ses centres d'intérêts sont mises en lumière notamment grâce à l'apport d'archives inédites.
Nombre de pages
256
Date de parution
25/11/2021
Poids
620g
Largeur
163mm
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EAN
9782724708028
Titre
Gaston Wiet et les arts de l'Islam. Edition bilingue français-arabe
Auteur
Juvin Carine ; Lintz Yannick
Editeur
IFAO
Largeur
163
Poids
620
Date de parution
20211125
Nombre de pages
256,00 €
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Juvin Carine ; Noujaim Souraya ; Des Cars Laurence
Mamlouks (1250-1517) est une immersion inédite dans l'histoire d'un fabuleux empire, à la croisée des échanges entre l'Europe, l'Afrique et l'Asie. Du Caire à Damas, d'Alep à Jérusalem, les Mamlouks, esclaves militaires d'origine turque ou caucasienne, ont construit leur légende sur leur puissance guerrière. Mais au-delà des conquêtes et des faits d'armes, leur sultanat de près de trois siècles a constitué un autre "empire du Milieu", partenaire incontournable du commerce international des épices, et incarné une période glorieuse qui a durablement marqué la culture et le paysage urbain de cette région. Sultans, émirs et élites civiles ont été activement engagés dans le mécénat artistique. Manuscrits enluminés, verres émaillés et dorés, objets en métal incrusté, textiles, décors de pierre et boiseries finement sculptés témoignent ainsi d'un art de l'opulence, du raffinement et de la couleur. Un art né du brassage des biens, des cultures et des hommes, clé essentielle de la compréhension du Proche-Orient.
Il était une fois, au pays des Mille et Une Nuits, un potier qui possédait un savoir-faire merveilleux, peut-être appris d'un Egyptien de passage dans sa ville: sa production se distinguait par les chatoyants reflets d'or des céramiques sortant de son four. Etait-ce à Samarra, à Bagdad ou encore à Suse? Bientôt, d'autres potiers recueillirent la précieuse recette et les murs des palais se couvrirent de carreaux parés de ces mystérieux reflets. Des plats, des coupes, des vases au somptueux décor végétal brillant des mêmes feux furent fabriqués pour les princes et devinrent célèbres à l'étranger. Car cette histoire est aussi celle d'un voyage pacifique d'Orient en Occident. Celle du cheminement d'une technique née dans les pays de l'Orient islamique vers les territoires occidentaux du monde médiéval, le royaume musulman de Grenade et le Levant espagnol alors chrétien, où les potiers de Valence passèrent maîtres dans l'emploi de la recette venue d'Orient, rapidement appréciée aussi par les princes d'Occident.
La Hafiziyya est une confrérie soufie de taille modeste, installée dans le sud du gouvernorat de Giza depuis le XIXe siècle. Cette petite confrérie, affiliée à la Halwatiyya, confrérie plus ancienne et aujourd'hui l'une des plus importantes d'Egypte, contribue à l'organisation de la vie religieuse locale par ses pèlerinages et ses rassemblements. La famille de son cheikh fondateur, 'Abd al-Hafiz (m. 1303/1886), dirige toujours la confrérie et a acquis une notabilité locale, au point d'exercer des fonctions politiques et d'arbitrage importantes. Une étude de terrain a permis de montrer l'ancrage d'une mémoire collective dans des pratiques confrériques héritées de l'enseignement du cheikh et ses descendants, se réclamant elles-mêmes de la tradition de la Halwatiyya. Un manuel de soufisme, la Hidayat al-ragibin fi al-sayr wa-I-suluk ila malik al-muluk rabb al-'alamin [La Bonne direction pour ceux qui désirent cheminer vers le Roi des rois Seigneur des mondes], assume ce rôle de transmission écrite ; l'étude de la tradition orale révèle quant à elle le travail de la mémoire et la formation d'une identité confrérique locale et originale. Faire l'histoire de la Hàfiziyya conduit à évoquer l'histoire sociale des campagnes égyptiennes et à comprendre comment s'articule l'identité locale d'une modeste confrérie de Moyenne-Egypte avec une tradition confrérique plus large et pluriséculaire.
La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire. La décoration de la porte d'Horus est un condensé théologique des doctrines d'Edfou et de Dendara ; elle a été conçue à la dernière époque glorieuse de la ville, au deuxième siècle ap. J.-C. La façade nord est réservée à Horus, le passage à Hathor ; quant à la façade sud, elle constitue une source exceptionnelle sur les mystères d'Osiris. Les figurines végétales, y apprend-on, étaient préparées dans l'enceinte du domaine d'Horus, puis transférées dans la nécropole d'Osiris située quelque sept cents mètres plus loin dans le désert. Les textes, empruntés aux archives osiriennes, apportent beaucoup sur l'histoire et l'archéologie du site.