Jozsef Attila ; Kassai Georges ; Sicre Jean-Pierre
PHEBUS
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EAN :9782859405885
Attila József (1905 - 1937) tient rang, aux côtés de Lorca, de Trakl, de Rilke, d'Apollinaire, parmi les premiers poètes du siècle écoulé. Ce qui ne l'empêche pas d'être royalement ignoré chez nous. Malgré une oeuvre - précoce mais brève (écrite en moins de quinze ans) - d'une séduction et d'une spontanéité inouïes, placée toute sous le signe d'une insurrection intime contre la laideur du monde, soulevée de bout en bout par une force noire, sauvage. Outre une brève anthologie traduite par Georges Tímar (Ed. Balassi, Budapest, 1998) et une autre due à Gábor Kardos (La Différence, coll. "Orphée", 1997), la plus importante compilation de poèmes d'Attila József aujourd'hui disponible (une soixantaine de pièces) se trouve rassemblée dans le No5 de la revue "Caravanes" (Phébus, 1996). C'est à partir de ce noyau que Georges Kassaï a construit ce recueil, qui reprend les traductions (introuvables) publiées après la guerre par Eluard, Tzara, Guillevic, J. Rousselot, A. Bosquet, J. Cayrol, G.E. Clancier... ici complétées par quelque trois cents inédits majeurs (soit l'essentiel de l'Oeuvre poétique) : le tout "mis en poèmes" et non point simplement traduit, de façon à faire chanter en notre langue ces vers dont la musicalité fascinait Bartók. Cela suffira-t-il à faire aimer chez nous ce poète turbulent entre tous, qui se disait "né avec un couteau entre les mains" ? Renversé par tous les chevaux. A peine sorti des poussières, Je joue mal avec les couteaux. Des grands tourments qui me lacèrent... Armé peut-être, mais incapable de se servir de ses armes contre un autre que lui-même, Attila József, gamin "mal grandi" (il se suicidera à 32 ans), ne sut jamais que crier "Aimez-moi !" Dans un silence assourdissant. L'heure est peut-être venue pour nous de prêter l'oreille à ce cri.
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Nombre de pages
703
Date de parution
14/10/2005
Poids
820g
Largeur
140mm
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EAN
9782859405885
Titre
Aimez-moi . L'Oeuvre poétique
Auteur
Jozsef Attila ; Kassai Georges ; Sicre Jean-Pierre
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
820
Date de parution
20051014
Nombre de pages
703,00 €
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Jozsef Attila ; Combes Francis ; Guichard Cécile ;
Résumé : Attila József est non seulement le plus grand poète hongrois du xxe siècle, mais l'un des poètes les plus importants d'Europe. Ce livre présente un choix de poèmes, dans de nouvelles traductions et dont une vingtaine d'inédits en français. L'oeuvre d'Attila József séduit par son sens artistique exceptionnel, sa délicatesse et sa force. Chant souvent proche du désespoir et cependant animé d'une intense ardeur de vivre, d'un insatiable besoin d'amour. A bien des égards, il est un frère hongrois de Villon qu'il aimait tant. Attila József a vécu la période dramatique de la première guerre, la République des conseils et son écrasement, puis le régime autoritaire de Horthy et la montée du fascisme. Il est à la fois un très grand poète et un intellectuel profond, influencé par le marxisme et la psychanalyse. Il s'est tué en se jetant sous un train dans une petite ville au bord du Balaton, en 1937.
Jószef Attila ; Lavant Denis ; Rady Kristina ; Tey
Résumé : Le poète hongrois Attila Jozsef, dans sa brève vie (1905-1937), fut une sorte de comète fulgurante dont on ne cesse de redécouvrir l'?uvre, " entièrement placée sous le signe d'une insurrection contre la laideur du monde ". Ce livre-CD reproduit 22 poèmes choisis et nouvellement traduits par Kristina Rady, interprétés par Denis Lavant et mis en musique par le guitariste Serge Teyssot-Gay (dont on se souvient du travail sur Georges Hyvernaud). Dans sa préface, Kristina Ràdy, hongroise elle-même, revient sur la genèse du projet et son rapport personnel à la poésie d'Attila Jozsef. Six photos en noir et blanc, prises lors des tournées 2006-2007, illustrent l'atmosphère de la lecture-spectacle incarnée avec fièvre par Denis Lavant et Serge Teyssot-Gay.
Rentrée littéraire 2025 Prix Pulitzer 2024 1874, au lendemain de la guerre de Sécession. Sur les routes de Virginie-Occidentale se croisent civils et soldats, renégats et vagabonds, affranchis et fugitifs. ConaLee, 12 ans, l'adulte de sa famille depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, entreprend un voyage avec sa mère, qui n'a pas prononcé un mot depuis des mois, et l'homme qu'on lui a dit d'appeler "papa" . Ce vétéran sudiste, qui s'est imposé dans leur monde, les dépose à l'entrée de l'asile d'aliénés de Trans-Allegheny. Là, loin de leurs proches, se faisant passer pour une dame et sa bonne, mère et fille empruntent le long chemin de la guérison. Une fois de plus, Jayne Anne Phillips tisse un récit envoûtant où la mémoire collective, les secrets familiaux et les fracas de l'Histoire se conjuguent. Dans une prose d'une beauté âpre, elle s'attache à dépeindre avec empathie les victimes, les blessés dans leur chair et leur âme. Et fait revivre une galerie de personnages mémorables : Dearbhla, la guérisseuse irlandaise qui sait lire dans les pierres, O'Shea, le veilleur de nuit amnésique ou encore Mrs Hexum, la cuisinière au grand coeur. Autant de sentinelles qui tentent à leur échelle de protéger un monde qui se délite et de réparer les vivants.
Vous voulez que je vous ouvre ma tête pour aller voir dedans ? Si j'étais vous je voudrais pas savoir." C'est un homme inquiet qui appelle la gendarmerie parce qu'il est sans nouvelles de sa femme. C'est une infirmière aimant marcher seule quand le sommeil la fiait. C'est un petit garçon avec des yeux profonds comme des lacs et qui a perdu sa mère. Mathis a six ans. Il est le dernier témoin du drame qui s'abat sur lui. Alors il répond quand on l'interroge, hésite, se reprend, questionne le vide. Car lorsqu'on disparaît, c'est bien qu'on est encore quelque part, non ? Cette histoire commence dans le Narbonnais, juste avant Noël. Un couple sur le point de se séparer, des étangs fouillés sans relâche, un enfant seul. C'est sa voix que l'on entend. Voix de tête dans ce roman où amour, violence et solitude sont disséqués tour à tour par les principaux intéressés en un long chant qui se déploie jusqu'à l'inexorable. Y a-t-il plus grand trauma que de perdre sa mère du fait de son père ? Partant d'un angle mort des féminicides, Delphine Saubaber nous plonge dans un roman déchirant d'une sidérante vérité.
Rufous Flanagan, cartographe spécialisé dans le recensement des espèces en voie d'extinction, est lui-même sur le point de disparaître. Atteint d'une démence précoce qui s'attaque irrémédiablement à sa mémoire, il se lance un défi : revoir une dernière fois ses frères et soeurs, mais aussi, avant de l'avoir totalement oubliée, la cabane où ils ont trouvé refuge pendant plusieurs mois, des décennies plus tôt. Commence une odyssée périlleuse, sur les sentiers isolés de Colombie-Britannique, alors que les feux de forêt font rage. Car Rufous doit affronter non seulement une nature hostile, mais surtout le démantèlement de son propre esprit. Ses souvenirs, tantôt vivaces, tantôt fugaces, deviennent une carte qui le guide dans un voyage où la frontière entre rêve et réalité s'estompe... Lettre d'amour à un monde en sursis, Ciel noir, coeurs battants nous emmène à la recherche du temps perdu et d'une identité fracturée. Et réaffirme avec mélancolie la puissance des liens, familiaux ou choisis.
Dans un futur proche où le grand dérèglement contraint aux migrations, un père a choisi de fuir la ville pour emmener sa famille sur la Butte, le domaine de ses ancêtres isolé en montagne. Pilha, Dag et Mette, ses trois filles, y endurent une vie de servitude sous les ordres de leur mère. Il y a aussi Finn, le frère, né un jour de tempête, le seul pour lequel le père envisage un avenir. Car viendra le temps où il faudra conduire chacune des filles en haut de la montagne. Ainsi en a décidé la malédiction qui pèse sur la lignée. Ainsi en a décidé le père. Il faudra sacrifier au rituel. Parce que ce qui coule entre les cuisses des filles ne permet pas le doute. Lorsque Pilha, l'aînée, est atteinte de la mystérieuse maladie du sang, elle est escortée jusqu'au Mont. Et Pilha ne revient pas. Dag l'a compris, elle sera la prochaine. Alors, c'est décidé : son sang ne coulera pas. Dans la forêt dont elle a fait son royaume, la tension monte. Et de découvertes macabres en révélations, la jeune fille trouvera le courage de s'arracher à la funeste destinée familiale.