L'atelier en acte(s). Espace de création, création d'espace
Joqueviel-Bourjea Marie ; Chatelet Claire ; Pinel
HERMANN
36,15 €
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EAN :9791037031112
En continuité avec la pensée de Paul Valéry, René Passeron définit en 1971la poïétique comme " la promotion philosophique des sciences de l'art qui se fait " , ajoutant que, pour elle, la peinture se comprend comme " un phénomène d'atelier " - à l'inverse de l'esthétique qui la conçoit comme " un phénomène de galerie, de musée, de lieu public " . Dans cette perspective poïétique, interrogeant les conduites créatrices depuis (avec) la question du lieu, cet ouvrage collectif pluridisciplinaire se propose d'aborder ce phénomène qu'est l'atelierà la lueur de toutes les disciplines qu'intéresse la recherche-création : de l'atelier de peinture au studio virtuel de création numérique, de l'atelier d'écriture au studio de danse, de l'in situà l'in vivo ou l'in silico, c'est ainsi l'atelieren acte(s)à la croisée des arts qui en motive les analyses croisées. En quoi l'atelier - quelles qu'en soient les dénominations : studio, fabrique, workshop, laboratoire... - participe-t-il de ce que le philosophe Michel Guérin propose sous le néologisme de " topoïétique " ? Car si créer veut dire " donner lieu (au lieu) " , la dimension topique se révèle être un trait essentiel de la poièsis, et l'atelier constitue alors de façon paradigmatique ce lieu singulier/commun, réel/symbolique, fixe/mouvant... qui donne lieu au lieu de l'oeuvre. Avec les contributions de : Chloé Baudry, Richard Bégin, Gwenaëlle Bertrand, Céline Cadaureille, Claire Chatelet, Camille Deslauriers, Maxime Favard, Thibault Fayner, Romain Fohr, Anne-Laure George-Molland, Jean-Marie Gleize, Karleen Groupierre, Marie Joqueviel-Bourjea, Loig Le Bihan, Joanie Lemieux, Sabine Macher, Patrick Marcolini, Alix de Morant, Rodolphe Olcèse, Lydie Parisse, Chloé Persillet, AMarie Petitjean, Karine Pinel, Mathieu Pradat, Valérie Provost, Jean-Paul Quéinnec, Cécile Sans, Mattia Scarpulla, Stéphane Trois Carrés, Eric Villagordo.
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Nombre de pages
420
Date de parution
27/09/2023
Poids
617g
Largeur
152mm
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EAN
9791037031112
Titre
L'atelier en acte(s). Espace de création, création d'espace
Auteur
Joqueviel-Bourjea Marie ; Chatelet Claire ; Pinel
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
617
Date de parution
20230927
Nombre de pages
420,00 €
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Depuis une trentaine d'années, et singulièrement depuis la publication des Ruines de Paris en 1977, l'oeuvre de Jacques Réda réinvente, assumant l'héritage baudelairien, la figure du poète flâneur. Banlieues, faubourgs et terrains vagues sont, explicitement, ses lieux de séjour comme de traversée. Il convient toutefois de bien mesurer les motivations, les enjeux, comme les formes, pris par cet en marche. C'est qu'en dépit de son bien-fondé, l'image quelque peu dérisoire du "poète à Solex" - telle que la critique aime à l'évoquer - se révèle insuffisante à dire l'ambition de cette flânerie. Elle ne saurait notamment prendre en charge la dimension autoréflexive, profondément soucieuse d'elle-même, authentiquement curieuse des autres, d'une écriture à la palette étonnante. De circonstance assurément, le poème rédien n'en oublie pas pour autant de penser. Prenant appui sur un désastre intime originaire, que vient corroborer un monde en ruines travaillé par le désarroi des hommes, la déréliction des oeuvres, la déshérence de la nature, il oeuvre, dans le plus entier paradoxe, à bâtir le lieu d'une habitation heureuse. De fait, selon la formule célèbre reprise par Heidegger à Hölderlin, et riche de toutes les oeuvres poétiques dont il se nourrit, le poème rédien fait, expressément, habiter...
Résumé : La lecture de la poésie comme la contemplation de la peinture nourrissent en profondeur l'écriture romanesque de Dany Laferrière. Ces deux écoles du regard, les plus intenses qui soient, apprennent incessamment au romancier ce que c'est que voir. "Ainsi, dans cette oeuvre, poésie et peinture n'ont-elles pas à être considérées comme de simples motifs, encore moins comme des ornements superficiels dont le lecteur pourrait sans dommage faire abstraction. Non seulement elles ponctuent les textes de références essentielles, mais elles les informent en profondeur, acquérant en cela une fonction structurante. Plus fondamentalement encore, poésie et peinture semblent constituer ici la source même de l'écrire : ce sont elles qui font le style".
Fondée à Nice en 1994, NU(e) est une revue de création et de critique incontournable dans la réception de la poésie d'aujourd'hui. Si les quelque soixante numéros publiés entre 1994 et 2017 dressent un panorama remarquable du paysage poétique contemporain, ils ne se contentent ni d'honorer l'oeuvre faisant l'objet du travail collectif monographique, ni de contribuer à diffuser un savoir "poétique" à des lecteurs exigeants. Les ambitions de cette revue-laboratoire débordent en effet le support de diffusion qu'elle est assurément, afin de proposer une façon de "vivre-ensemble-en-poésie" et d'inviter la critique à penser avec (davantage que sur) la création. C'est dire que le concept d' "esth/éthique" forgé par le philosophe Paul Audi peut être efficient pour réfléchir collectivement à la façon dont un medium nous invite à penser d'un même geste choix esthétiques et positionnements éthiques, nous montrant, ce faisant, une voie praticable et désirable (de création, de recherche, de partage du savoir) où nous tenir.
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer Daniel
Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?
? L'intelligence artificielle remplacera l'être humain. ? " A force d'entendre cette prédiction, nous sommes tentés d'y croire. Or, si ce n'était pas l'être humain que l'IA allait remplacer... mais Dieu ?? Une question audacieuse à laquelle Gabrielle Halpern répond avec humour et sérieux, en comparant l'IA à Dieu. Ce n'est pas tant notre humanité que l'IA essaie de plagier, que l'omniscience, l'omnipotence et l'omniprésence - caractéristiques du divin. Toujours disponible, prête à répondre à toutes nos prières et questions avec "? bienveillance ? " et "? patience ? ", adaptable à chacun, l'IA n'est-elle pas en train de devenir le dieu sur mesure dont l'être humain a toujours rêvé? ? Quelle intelligence artificielle l'homme a-t-il créée ?? Et surtout, quel homme l'intelligence artificielle va-t-elle créer ??
Turing Alan ; Pilawski Pascale ; Koch Marie-Pierre
Alan M. Turing, célèbre pour avoir décodé Enigma, la machine à crypter de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, est aussi souvent présenté comme le père de l'"intelligence artificielle". En 1950, les connaissances scientifiques et techniques sont suffisantes pour envisager la possibilité, dans un futur relativement proche, que des machines puissent imiter l'esprit humain. Les hommes seront-ils capables un jour de fabriquer des machines intelligentes ? Répondre à cette question suppose d'abord de définir cette intelligence, que nombre d'acteurs actuels de l'IA n'hésitent pas à assimiler à du calcul en se revendiquant de l'autorité du mathématicien anglais. Mais la pensée de Turing échappe à ces réductions faciles, comme le montrent les textes rassemblés dans ce volume, restés largement inédits en français.