Jacques Réda : la dépossession heureuse. "Habiter quand même"
Joqueviel-Bourjea Marie
L'HARMATTAN
34,50 €
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EAN :9782296006218
Depuis une trentaine d'années, et singulièrement depuis la publication des Ruines de Paris en 1977, l'oeuvre de Jacques Réda réinvente, assumant l'héritage baudelairien, la figure du poète flâneur. Banlieues, faubourgs et terrains vagues sont, explicitement, ses lieux de séjour comme de traversée. Il convient toutefois de bien mesurer les motivations, les enjeux, comme les formes, pris par cet en marche. C'est qu'en dépit de son bien-fondé, l'image quelque peu dérisoire du "poète à Solex" - telle que la critique aime à l'évoquer - se révèle insuffisante à dire l'ambition de cette flânerie. Elle ne saurait notamment prendre en charge la dimension autoréflexive, profondément soucieuse d'elle-même, authentiquement curieuse des autres, d'une écriture à la palette étonnante. De circonstance assurément, le poème rédien n'en oublie pas pour autant de penser. Prenant appui sur un désastre intime originaire, que vient corroborer un monde en ruines travaillé par le désarroi des hommes, la déréliction des oeuvres, la déshérence de la nature, il oeuvre, dans le plus entier paradoxe, à bâtir le lieu d'une habitation heureuse. De fait, selon la formule célèbre reprise par Heidegger à Hölderlin, et riche de toutes les oeuvres poétiques dont il se nourrit, le poème rédien fait, expressément, habiter...
Nombre de pages
399
Date de parution
02/04/2006
Poids
532g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782296006218
Titre
Jacques Réda : la dépossession heureuse. "Habiter quand même"
ISBN
2296006213
Auteur
Joqueviel-Bourjea Marie
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
532
Date de parution
20060402
Nombre de pages
399,00 €
Disponibilité
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La lecture de la poésie comme la contemplation de la peinture nourrissent en profondeur l'écriture romanesque de Dany Laferrière. Ces deux écoles du regard, les plus intenses qui soient, apprennent incessamment au romancier ce que c'est que voir. "Ainsi, dans cette oeuvre, poésie et peinture n'ont-elles pas à être considérées comme de simples motifs, encore moins comme des ornements superficiels dont le lecteur pourrait sans dommage faire abstraction. Non seulement elles ponctuent les textes de références essentielles, mais elles les informent en profondeur, acquérant en cela une fonction structurante. Plus fondamentalement encore, poésie et peinture semblent constituer ici la source même de l'écrire : ce sont elles qui font le style".
Fondée à Nice en 1994, NU(e) est une revue de création et de critique incontournable dans la réception de la poésie d'aujourd'hui. Si les quelque soixante numéros publiés entre 1994 et 2017 dressent un panorama remarquable du paysage poétique contemporain, ils ne se contentent ni d'honorer l'oeuvre faisant l'objet du travail collectif monographique, ni de contribuer à diffuser un savoir "poétique" à des lecteurs exigeants. Les ambitions de cette revue-laboratoire débordent en effet le support de diffusion qu'elle est assurément, afin de proposer une façon de "vivre-ensemble-en-poésie" et d'inviter la critique à penser avec (davantage que sur) la création. C'est dire que le concept d' "esth/éthique" forgé par le philosophe Paul Audi peut être efficient pour réfléchir collectivement à la façon dont un medium nous invite à penser d'un même geste choix esthétiques et positionnements éthiques, nous montrant, ce faisant, une voie praticable et désirable (de création, de recherche, de partage du savoir) où nous tenir.
Joqueviel-Bourjea Marie ; Cauville Joëlle ; Bonnet
Que fait avec le silence une oeuvre hautement narrative, qui ne cesse, depuis 1999, de nous raconter des histoires et, visiblement, de prendre plaisir à le faire ? Les deux études critiques tentent de répondre à cette apparente aporie : la première revient sur la place qu'occupe le silence dans le processus claudélien de création littéraire ; la seconde appréhende les affinités, même secrètes, sur lesquelles se fonde la silencieuse gestation d'une oeuvre. A ces lectures fait suite un remarquable entretien avec Philippe Claudel qui, en prolongeant les interrogations, s'attache à l'ensemble du parcours du romancier-cinéaste. L'ouvrage, que ponctuent trois textes confiés par l'auteur, se referme sur un long inédit, "La Petite" . Ainsi gagnera-t-on à appréhender ce livre comme la trajectoire d'un effacement progressif du commentaire, des études initiales au récit final, en passant par l'entretien à quatre voix cédant la place à la parole littéraire. Engageant un dialogue entre des sensibilités que retient une même oeuvre, un désir précis anime l'ouvrage : donner à entendre la voix d'une écriture singulière, dont l'un des soucis majeurs serait de parvenir, avec les mots de tout le monde, à "sculpter du silence" .
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...